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Ubérisation. Le travail à l’ère du capitalisme numérique de plateformes

Le capitalisme numérique des plateformes comme Uber, Deliveroo ou Amazon Mechanics entraîne un bouleversement des conditions de travail et des modes de production du profit, obligeant à un ré-examen des analyses critiques du capitalisme et des stratégies de résistance. L’émission propose un examen approfondi de ce travail à l’ère d’une numérisation du capitalisme, une critique des lectures altercapitalistes de cette mutation et une présentation des luttes actuelles des travailleurs des plateformes – avec Marco, communiste libertaire, bon connaisseur de ces questions.

Avec une définition des plateformes comme des structures capitalistes « mettant en relation un entrepreneur et un client » pour du profit (Uber, Deliveroo, Amazon Mechanics) ou comme générant des profits par une vente du trafic aux publicitaires et des informations des utilisateurs aux entreprises (Youtube, Facebook, Twitter), et donc permettant indirectement à ces publicitaires et ces entreprises de vendre leurs marchandises ;

une discussion critique de l’idée d’une « exploitation productrice de survaleur » des utilisateurs des réseaux sociaux puisqu’il n’y a pas de vente et donc de valeur d’échange, et une critique des « mobilisations » individualistes pro-capitalistes à partir de cette idée ;

une histoire de l’Internet capitaliste et sa contestation au nom du logiciel libre et une critique des théories des réseaux sociaux et du capitalisme cognitif comme base matérielle du communisme (Negri) alors même qu’il s’agirait au mieux d’un capitalisme autogestionnaire ;

une présentation des activités marchandisées au travers des plateformes, et notamment du « micro-tasking » comme horizon (dystopique) d’un capitalisme intégralement fluide, flexible, hors-sol, mondialisé, sans coûts ou résistances liés à une concentration dans un espace commun, et ce grâce aux technologies numériques ;

une explication de la globalisation capitaliste des dernières décennies comme permise par une coordination informatique du travail à une échelle mondiale ;

une critique du mythe d’une fin du salariat et des usines et d’un « capitalisme immatériel » ;

un exposé des conditions et de la division du travail au sein du capitalisme de plateformes ;

une contextualisation du capitalisme de plateformes, en lien avec une obsolescence d’un nombre croissant de travailleurs et de travailleuses ;

une critique de « l’évaluation » des ubers par leurs propres clients comme dispositifs d’auto-surveillance et de disciplinarisation ;

une discussion des difficultés de résister comme travailleurs de plateformes (absence de dominant visible, pas de collectif de travail, individualisme de survie en situation de forte concurrence, dispersion spatiale) ;

et une présentation des luttes de ces travailleurs [1 heure].


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