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	<title>situationnisme &#8211; Sortir du capitalisme</title>
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	<description>Pour une critique émancipatrice du capitalisme</description>
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	<title>situationnisme &#8211; Sortir du capitalisme</title>
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		<title>Henri Simon (1922-2024), de « Socialisme ou barbarie » au refus du travail et du syndicalisme bureaucratique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2020 15:09:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les émissions]]></category>
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		<category><![CDATA[Henri Simon]]></category>
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					<description><![CDATA[Un entretien de 2020 autour de sa vie, de son œuvre et de ses engagements politiques, et donc notamment au sujet de Socialisme ou barbarie, du refus du travail et des luttes de classe en France, en Pologne, en Espagne et Angleterre au cours des années 1950-1980 avec Henri Simon (1922-2024), communiste de conseils, notamment auteur de Le 25 juin 1976 en Pologne : travailleurs contre capital, Spartacus, 1977 ; Pologne 1980-82, lutte de classes et crise du capital, Spartacus, 1982 et de « To the bitter end ». Grève des mineurs en Grande-Bretagne (mars 1984-mars 1985), Acratie, 1987 ; et co-auteur avec Cajo Brendel de De l&#8217;anti-franquisme à l&#8217;après-franquisme. Illusions politiques et lutte de classe, Spartacus, 1979. L’émission (50 minutes) comporte : Une analyse de son contexte familial d’origine, celui d’une famille athée dans un village rural de l’entre-deux-guerres marqué par une hégémonie catholique et une division de classe ouvriers agricoles – fermiers – classe moyenne – notables, avant une radicalisation des antagonismes au moment du Front populaire ; Un récit de son passage du PCF et de la CGT à Socialisme ou Barbarie et au communisme de conseils, notamment à travers une critique croissante du travail salarié et de sa morale qui conduit à son exclusion de la CGT ; Une brève histoire critique de Socialisme ou Barbarie (jusqu’à l’exclusion d’Henri Simon en 1958 du fait de ses divergences avec Castoriadis), de ses analyses anticapitalistes et antibureaucratiques, de ses divergences internes au sujet du communisme de conseils, du léninisme, de l’avenir du capitalisme et du coup d’Etat de Gaulle et de sa réaction aux grands événements des années 1950 (Allemagne de l’Est 1953, guerre d’Algérie, Hongrie 1956) ; Une histoire des organisations co-fondées par Henri Simon au cours des années 1960 (ILO et ICO), leur position de refus de l’avant-gardisme au moment des grèves de mai-juin 1968, et leurs rapports avec l’Internationale Situationniste ; Une description de son projet de thèse de sociologie du refus du travail, jamais terminée en raison d’un cambriolage ; Une analyse originale des luttes de classe en Pologne en 1976 et 1980-1981, en Espagne au cours des années 1970 et en Angleterre en 1984-1985 (grève des mineurs), avec une analyse critique du rôle des syndicats (notamment Solidarnosc). Liens Articles de Henri Simon Informations et Correspondance Ouvrières (ICO) Archives d’Echanges et mouvements Les motivations de l&#8217;absentéisme Émissions évoquées ou en lien De la misère en milieu étudiant. La critique situationniste du capitalisme et son dépassement émancipateur Les résistances au travail dans Barcelone en guerre et en révolution (1936-1939) Une histoire des résistances au travail et de l&#8217;anti-travail &#8211; Bruno Astarian]]></description>
		
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		<title>Pour une critique émancipatrice du Spectacle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Jun 2019 10:08:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les émissions]]></category>
		<category><![CDATA[Debord]]></category>
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		<category><![CDATA[Spectacle]]></category>
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					<description><![CDATA[Une présentation du livre de Benoit Bohy-Bunel, Symptômes contemporains du capitalisme spectaculaire. Actualités inactuelles (L’Harmattan, 2019), et de sa critique incarnée et émancipatrice du Spectacle et du capitalisme – avec l’auteur, professeur de philosophie, théoricien critique, militant de l&#8217;Union Communiste Libertaire (UCL) et membre et du comité de rédaction de Jaggernaut. L’émission (20 minutes) comporte : Une présentation générale du livre et des chapitres ; Une présentation du projet du livre (analyser des phénomènes concrets de l’industrie culturelle à partir d’une théorie anticapitaliste du Spectacle) et de ses inspirateurs (Marx, Lukacs, Debord) ; Une discussion du concept de Spectacle comme rapport entre des personnes médiatisé par des images (servant d’inter-médiaires) et comme symptôme d’une aliénation (c’est-à-dire une dépossession de soi) au travail ; Une analyse des critiques non-émancipatrices de l’industrie culturelle contemporaine (mépris élitiste de classe, nationalisme culturel, antisémitisme, complotisme, nostalgie de l’ordre moral des années 1950) ; Une critique émancipatrice du Spectacle comme capitaliste, raciste, patriarcal, antisémite ; Une critique de l’interprétation heideggerienne (en termes d’« authenticité ») de Debord ; Une discussion autour du caractère potentiellement réactionnaire de l’opposition vrai/faux de Debord dans La Société du Spectacle, et d’une nécessaire actualisation (et élargissement) de sa critique du Spectacle. Liens Émissions évoquées ou en lien Sortir du travail-marchandise, ou barbarie La Société du Spectacle, une introduction Division capitaliste du travail L&#8217;antisémitisme d&#8217;extrême-droite Autres liens Au-delà des Lumières capitalistes, contre l&#8217;extrême-droite anti-Lumières Notes de lecture évoquées ou en lien Peter Trawny &#8211; Heidegger et l&#8217;antisémitisme Donatella Di Cesare &#8211; Heidegger, les juifs, la Shoah Emmanuel Faye &#8211; Arendt et Heidegger Emmanuel Faye &#8211; Heidegger, l&#8217;introduction du nazisme dans la philosophie]]></description>
		
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		<title>La Société du Spectacle, une introduction</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jul 2018 16:53:10 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[situationnisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Un demi-siècle après qu’il ait été publié et qu’il ait inspiré Mai 1968, une émission de présentation et de discussion des thèses principales de La Société du Spectacle de Guy Debord – avec Pierre-Ulysse Barranque, doctorant à Paris 1, effectuant une thèse au sujet de Debord et de Baudrillard, et co-directeur de In Situs. Théorie, spectacle et cinéma chez Guy Debord et Raoul Vaneigem (Grupen, 2013). Avec une présentation et une discussion des thèses principales de La Société du Spectacle, de l’aliénation du travail et de la consommation de divertissements, de ses inspirations philosophiques (Hegel, Feuerbach, Marx, Lukacs), de ses mauvaises compréhensions (le spectacle comme « illusion », « règne du faux », « excès d’images ») et de ses limites. Avec une définition du Spectacle comme aliénation du vécu et du dialogue intersubjectif, comme idéologie capitaliste matérialisée dans l’ensemble des productions d’objets de consommation de masse, comme stade d’occupation totale de l’espace par des productions matérielles capitalistes, comme production des médias et des industries culturelles, comme rapport entre des personnes intermédié par des représentations capitalistes, comme (re)producteur des conditions subjectives du capitalisme, comme colonisation capitaliste progressive de l’ensemble du réel, comme partie idéelle du réel capitaliste, comme monologue ininterrompu du capitalisme à son propre sujet, comme producteur de subjectivités ventriloques du capitalisme, comme langage de l’aliénation et de la séparation. Avec un dépassement du Spectacle conçu comme partant d’une irréductibilité des subjectivités vis-à-vis du capitalisme et comme une émancipation globale vis-à-vis de ses bases matérielles, c’est-à-dire du capitalisme [1 heure 10 minutes] Le film https://www.youtube.com/watch?v=eE_nu1n7-jI Autres émissions avec Pierre-Ulysse Barranque Psychologie de masse du fascisme et du capitalisme Raoul Vaneigem, une critique émancipatrice du capitalisme Autres émissions (évoquées ou en lien) De la misère en milieu étudiant, la critique situationniste Le refus du travail dans l&#8217;Italie révoltée des années 60-70 Pour lire le Capital de Marx La citation complète de Karl Marx au sujet de l’aliénation religieuse Le fondement de la critique irréligieuse est celui-ci : l&#8217;homme fait la religion, ce n&#8217;est pas la religion qui fait l&#8217;homme. La religion est en réalité la conscience et le sentiment propre de l&#8217;homme qui, ou bien ne s&#8217;est pas encore trouvé, ou bien s&#8217;est déjà reperdu. Mais l&#8217;homme n&#8217;est pas un être abstrait, extérieur au monde réel. L&#8217;homme, c&#8217;est le monde de l&#8217;homme, l&#8217;État, la société. Cet État, cette société produisent la religion, une conscience erronée du monde, parce qu&#8217;ils constituent eux-mêmes un monde faux. La religion est la théorie générale de ce monde, son compendium encyclopédique, sa logique sous une forme populaire, son point d&#8217;honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complément solennel, sa raison générale de consolation et de justification. C&#8217;est la réalisation fantastique de l&#8217;essence humaine, parce que l&#8217;essence humaine n&#8217;a pas de réalité véritable. La lutte contre la religion est donc par ricochet la lutte contre ce monde, dont la religion est l’arôme spirituel. La misère religieuse est, d&#8217;une part, l&#8217;expression de la misère réelle, et, d&#8217;autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l&#8217;âme d&#8217;un monde sans cœur, de même qu&#8217;elle est l&#8217;esprit d&#8217;une époque sans esprit. C&#8217;est l&#8217;opium du peuple. Le véritable bonheur du peuple exige que la religion soit supprimée en tant que bonheur illusoire du peuple. Exiger qu&#8217;il soit renoncé aux illusions concernant notre propre situation, c&#8217;est exiger qu&#8217;il soit renoncé à une situation qui a besoin d&#8217;illusions. La critique de la religion est donc, en germe, la critique de cette vallée de larmes, dont la religion est l&#8217;auréole. La critique a effeuillé les fleurs imaginaires qui couvraient la chaîne, non pas pour que l&#8217;homme porte la chaîne prosaïque et désolante, mais pour qu&#8217;il secoue la chaîne et cueille la fleur vivante. La critique de la religion désillusionne l&#8217;homme, pour qu&#8217;il pense, agisse, forme sa réalité comme un homme désillusionné, devenu raisonnable, pour qu&#8217;il se meuve autour de lui et par suite autour de son véritable soleil. La religion n&#8217;est que le soleil illusoire qui se meut autour de l&#8217;homme, tant qu&#8217;il ne se meut pas autour de lui-même. L&#8217;histoire a donc la mission, une fois que la vie future de la vérité s&#8217;est évanouie, d&#8217;établir la vérité de la vie présente. Et la première tâche de la philosophie, qui est au service de l&#8217;histoire, consiste, une fois démasquée l&#8217;image sainte qui représentait la renonciation de l&#8217;homme à lui-même, à démasquer cette renonciation sous ses formes profanes. La critique du ciel se transforme ainsi en critique de la terre, la critique de la religion en critique du droit, la critique de la théologie en critique de la politique.]]></description>
		
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		<title>Raoul Vaneigem, une critique émancipatrice du capitalisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jun 2018 10:21:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À l’occasion du cinquantenaire de Mai-Juin 1968, une présentation et une discussion critique du Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations (Gallimard, 1967) et de De la grève sauvage à l’autogestion généralisée (UGE 10/18, 1974) de Raoul Vaneigem, et surtout de sa critique du capitalisme et son dépassement révolutionnaire – avec Pierre-Ulysse Barranque, doctorant, co-directeur de In Situs. Théorie, spectacle et cinéma chez Guy Debord et Raoul Vaneigem (Grupen, 2013). Avec une présentation de son contexte d’écriture (suite à une grève générale en Belgique en 1960-1961) et de parution (révoltes étudiantes en Allemagne et aux Etats-Unis), son auteur (Raoul Vaneigem), son style (littéraire), ses inspirations (Reich, Nietzsche, Marx), son rapport aux surréalistes et aux thèses de Baudrillard et de Lefebvre, son statut de best-seller et d’inspirateur de Mai-Juin 1968, sa critique du marxisme-léninisme, ses références aux révoltes historiques (Russie 1917, Ukraine 1918-1921, Barcelone 1936-1937, Hongrie 1956), son appel à une alliance des ouvriers et des étudiants radicaux, sa critique du travail et de la consommation, et enfin son imaginaire d’un dépassement émancipateur du travail comme activité capitaliste [1ère partie, 40 minutes] Avec une présentation de sa critique des rôles capitalistes, aliénants, séparés de travailleur, d’étudiant, d’adolescent, de père et de consommateur, son anticolonialisme et son anti-patriarcalisme (limité), son appel à un refus subjectif des contraintes capitalistes et à une réinvention épanouissante du quotidien, sa conception d’une révolution comme transformation immédiate des rapports sociaux quotidiens et comme œuvre d’art collective, son dépassement de l’opposition du formalisme assembléiste et du spontanéisme informel, son étrangeté totale au « libéralisme-libertaire » (un concept eronné du sociologue stalinien Michel Clouscard) et sa critique des récupérations publicitaires des désirs révolutionnaires, sa volonté d’un détournement créatif (et non d’une réappropriation) des moyens de production capitaliste, sa critique des limites imposées à un épanouissement subjectif (un « vitalisme » non-normatif, pluriel, existentialiste), et son horizon d’une fédération post-capitaliste (sans Marché, sans État, sans travail-marchandise) des communes et des subjectivités radicales [2ème partie, 1 heure] Liens De la grève générale à l’autogestion généralisée https://www.infokiosques.net/lire.php?id_article=309 Autres émissions (évoquées ou en lien) Psychologie de masse du fascisme et du capitalisme De la misère en milieu étudiant, la critique situationniste 80 ans après, une histoire de la révolution Espagnole Révolution et contre-révolution en Russie en 1917 Théorie critique du bolchevisme Une histoire de résistances au travail et de l&#8217;anti-travail Le refus du travail dans l&#8217;Italie révoltée des années 60-70 Sortir du travail marchandise ou barbarie Notes de lecture (évoquées ou en lien) Voline, la révolution russe Citations Ratgeb [Raoul Vaneigem], De la grève sauvage à l’autogestion généralisée, Paris, UGE, 1974 « Toute marchandise est inséparable du mensonge qui la représente. Le travail forcé produit donc des mensonges » (p. 15) « La marchandise est le cœur d’un monde sans cœur » (p. 19) « Le sabotage des produits finis est une réaction saine. Il traduit le mépris de l’ouvrier pour la marchandise et pour le rôle d’ouvrier, c’est-à-dire l’attitude liée aux idées de travail nécessaire, de travail bien fait et autres conneries, que la société dominante lui impose » (p. 19) « Le refus du rôle d’ouvrier va de pair avec le refus du travail et de la marchandise. Il a toutes les chances de s’étendre au refus de tous les rôles, de tous les comportements qui font agir chacun non en fonction de ses désirs et de ses passions mais en fonction d’images » (pp. 19-20) « La destruction de la marchandise par la liquidation du travail forcé est donc inséparable de la liquidation de l’État, de la hiérarchie, de la contrainte, de l’invitation au sacrifice, du mensonge » (p. 21) « Le rôle est un mensonge vivant, et la survie un malaise sans fin » (p. 23) « Chaque marchandise exposée dans un supermarché est l’éloge cynique de l’oppression salariale, du mensonge qui fait vendre, du chef et du flic qui servent à les protéger » (p. 26) « L’acte terroriste qui consiste à liquider […] bureaucrate et patron ne change rien aux structures et ne fait qu’accélérer le renouvellement des cadres dirigeants. Pour liquider l’Etat et les organisations hiérarchisées, […] il faut anéantir le système marchand » (p. 32) « Sans compter le mépris qu’il se porte, le flic est méprisé comme tueur salarié, comme valet de tous les régimes, […] comme marchandise de protection, comme clause répression du contrat économico-social imposé par l’Etat aux citoyens » (p. 33) « Il est faux de croire que les revendications de salaire peuvent mettre en danger le capitalisme privé ou d’Etat » (p. 35) « Les rôles sont la misère faussement vécue qui compense la misère vécue réellement » (p. 42) « Créés pour la défense des intérêts immédiats d’un prolétariat sur-exploité, les syndicats sont devenus, avec le développement du capitalisme, les courtiers attitrés de la force de travail. Leur but n’est pas d’abolir le salariat mais de l’améliorer. Ils sont donc les meilleurs serviteurs du capitalisme » (p. 49) « Notre objectif est d’empêcher toute violence contre le mouvement d’occupation généralisée, non de le répandre par la violence. Le désarmement de l’ennemi nous importe plus que sa liquidation physique » (p. 61) « Personne n’est condamnable pour ce qu’il a été avant la révolution. Seule l’attitude pendant la lutte est déterminante » (p. 96) « L’autogestion généralisée n’a ni programme minimum ni programme maximum. Son sort est lié à celui des assemblées, à leur développement cohérent ou à leur dépérissement. Quelques réalisations inséparables et immédiatement applicables permettent de juger de sa réussite ou de son échec : l’abolition de tout pouvoir étatique ou para-étatique, l’appropriation par les producteurs de tous les moyens de production, la fin du travail par la création collective, la fin des échanges par le don généralisé, la fin de la survie et du spectacle par la construction individuelle de la vie quotidienne » (p. 100) « Tout ce qui s’harmonise spontanément n’a pas besoin de passer par l’assemblée d’autogestion généralisée » (p. 103) « La construction par chacun de sa propre vie […] signifie la fin de l’économie comme secteur séparé et son intégration à une création collective qui assure inséparablement le libre usage des biens de survie […] et de l’équipage nécessaire à la réalisation des passions, des rencontres, des aventures, des jeux » (p. 108) « Nous remplaçons ‘à chacun selon son travail’ par ‘à chacun selon ses désirs’ » (p. 109) « Le progrès de la longue révolution se marquera dans le passage de la pratique ‘A travail minimum, distribution égale pour tous’ à son stade plus avancé ‘A créativité générale, dons maximums pour tous’ » (pp. 110-111) « La fin des séparations sera aussi la fin de la séparation entre villes et campagne. Cela signifie la mécanisation de l’agriculture débarrassée des impératifs marchands (rentabilité, pollution par engrais…) et la pénétration dans les villes de zones agricoles telles que champs, pâturages, forêts, potagers, zones d’élevage » (p. 114) « Partiellement envahies par les champs et les forêts, les grandes villes disparaîtront au profit d’une grande dispersion et d’une grande variété d’habitats, mobiles ou fixes, éphémères ou durables » (p. 123)]]></description>
		
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		<title>De la misère en milieu étudiant. La critique situationniste du capitalisme et son dépassement émancipateur</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jun 2018 19:10:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À l’occasion du cinquantenaire de Mai-Juin 1968, une introduction à De la misère en milieu étudiant (1966), un condensé de la critique situationniste du capitalisme et son dépassement émancipateur – avec Sylvain de Zones Subversives. Avec une présentation du contexte de publication de cette brochure, et notamment de l&#8217;Internationale situationniste et de ses inspirations (Lukacs, communisme de conseils, surréalisme). Avec un résumé de sa critique des étudiants comme classe sociale de futurs cadres et comme consommateurs privilégiés des marchandises universitaires (Foucault, Lacan), des marchandises culturelles (Godard, Nouvelle Vague, Arguments) et des marchandises politiques de gauche (marxisme-léninisme, nouvelle gauche, maoïsme, castrisme). Avec une discussion de sa valorisation des étudiants révolutionnaires refusant de devenir des cadres [1ère partie, 30 minutes] Avec une analyse critique des mouvements contestataires des années 1960 (Blousons noirs, Provos, maoïstes, trotskystes, révolutionnaires japonais) en parallèle avec ceux d’aujourd’hui (émeutes de 2005, mouvement social de 2016-2017), de l’idée fétichiste de « Jeunesse » et sa nature « rebelle », des beatniks (les écologistes mystiques d’alors) comme « droite des jeunes révoltés », et enfin de « la consommation en masse de la drogue » comme « fallacieuse recherche de liberté dans un monde sans liberté ». Avec une réflexion autour des conditions contemporaines du basculement d’une révolte individualiste à une révolte collective, d’une part, et d’une jonction des prolétaires des quartiers populaires et des étudiants radicaux, d’autre part. [2ème partie, 30 minutes] Avec une présentation du communisme de conseils, de ses apports (auto-organisation) et de ses limites (autogestion), du dépassement (partiel) de ces limites par un appel à « la suppression de la production marchande et donc du prolétariat » et du travail-marchandise ; une esquisse d’une société post-capitaliste comme société d’auto-organisation fondée sur des activités de production libres, créatives, épanouissantes, non-séparées de l’existence quotidienne ; et une critique des limites du situationnisme en termes de critique du patriarcat (même si un situationnisme féministe est possible, et une critique du mariage et de l’ordre moral effectuée), des « forces productives » capitalistes (même si un autre développement d’autres « forces productives » est possible) et du racisme [3ème partie, 20 minutes] Liens La brochure https://infokiosques.net/lire.php?id_article=14 Autres émissions (évoquées ou en lien) Les chemins de mai-juin 1968 Lordon, l&#8217;altercapitalisme Entre Macron et Mélenchon, les classes moyennes salariées Mélenchon, président en 2017 ? Une histoire des résistances au travail et de l&#8217;anti-travail Analyse critique du mouvement de 2016 (loi travail) Les propositions de Bernard Friot en débat Le refus du travail dans l&#8217;Italie révoltée des années 60-70 Analyse critique du mouvement étudiant et cheminot (2017) L&#8217;anticapitalisme tronqué Théorie critique du bolchevisme Sortir du travail, marchandise ou barbarie Notes de lecture (évoquées ou en lien) C. Delphy, S. Chaperon. Cinquantenaire du deuxième sexe. C. Delphy. L&#8217;ennemi principal (2) C. Delphy. L&#8217;ennemi principal. Comité Erotique Révolutionnaire. Libérons nous du travail. O. Rhule. La révolution n&#8217;est pas une affaire de parti. Nouvelles questions féministes. La sexualité des femmes : le plaisir contraint. Articles de Zones Subversives http://www.zones-subversives.com/2016/06/le-psu-un-parti-dans-les-annees-1968.html http://www.zones-subversives.com/2018/03/une-histoire-de-l-autonomie-des-luttes.html http://www.zones-subversives.com/2018/04/la-revolution-allemande-de-1918.html http://www.zones-subversives.com/tag/marxisme%20anti-bureaucratique/ http://www.zones-subversives.com/tag/avant-gardes%20artistiques/ http://www.zones-subversives.com/2016/02/guy-hocquenghem-contre-la-normalite.html http://www.zones-subversives.com/article-le-freudo-marxisme-de-wilhelm-reich-114357371.html http://www.zones-subversives.com/2018/04/les-libertaires-des-annees-1968.html Autres articles (évoqués ou en lien) http://juralibertaire.over-blog.com/article-4963708.html https://infokiosques.net/spip.php?article805 https://libcom.org/history/zengakuren-japans-revolutionary-students]]></description>
		
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