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	<title>Russie &#8211; Sortir du capitalisme</title>
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	<description>Pour une critique émancipatrice du capitalisme</description>
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		<title>Voline &#8211; La révolution russe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jul 2017 15:12:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Notes de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[anarchisme]]></category>
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					<description><![CDATA[ Voline, La révolution russe, Paris, Libertalia, 2017 À l’occasion du centenaire de 1917, c’est-à-dire de la révolution russe, Libertalia a judicieusement réédité deux textes de Voline[1], protagoniste central des événements, et notamment une synthèse de son grand ouvrage La révolution inconnue[2] (Entremonde, trois volumes, 2009-2010), paru comme article dans L’Encyclopédie anarchiste de Sébastien Faure. Ce texte constitue l’essentiel de l’ouvrage, et nous nous concentrerons donc sur celui-ci, d’autant plus qu’il ne nous semble pas nécessaire, pour faire une critique radicale du bolchévisme, de parler de « fascisme rouge », malgré des proximités évidentes sur certains points (pouvoir total de l’État-parti, dictature d’une minorité au nom du peuple, pseudo-anticapitalisme), des accointances historiques (traité de Rapallo en 1922, ambiguïtés du KPD vis-à-vis du nazisme jusqu’en 1933[3], traité germano-soviétique de 1939) et une même répression des révolutionnaires. Le texte principal du livre est donc un article de L’Encyclopédie anarchiste de Sébastien Faure, ensuite repris dans un ouvrage collectif de 1934 intitulé La Véritable Révolution sociale. Voline a écrit d’autres articles dans cette Encyclopédie (antiÉtatisme, antisémitisme, autorité, lutte de classe, matérialiste historique, nihilisme, pogrome, soviet, synthèse anarchiste…), notamment un sur l’État où il écrit magistralement : « L’État est une forme passagère de la société humaine, destinée à disparaître tôt ou tard. […] L’État étant un instrument d’exploitation, il ne peut jamais, en aucun cas, […] devenir instrument de libération […]. L’État ne pourra jamais disparaître par la voie d’une évolution. […] Il faut lutter à fond, immédiatement, contre l’État, en même temps que contre le capitalisme. Car ce sont les deux têtes du même monstre, qui doivent être abattues toutes les deux simultanément. En n’en abattant qu’une seule, le monstre reste vivant, et l’autre tête renaît inévitablement […]. La lutte contre le capital et l’État est une lutte simultanée, lutte unique, qui doit être menée sans relâche, jusqu’à la démolition simultanée et complète de ces deux institutions jumelles » (cité dans Voline 2017, pp. 11-12). Il s’agit pour lui d’une véritable « leçon de l’histoire », celle de la (contre)révolution bolchévique, dont l’unique intérêt résiderait justement en ce qu’elle a démontré de manière éclatante qu’une révolution sociale doit se faire contre l’État. Comme l’indique Charles Jacquier, ce texte est une « première ébauche de La Révolution inconnue », mais « plus accessible par sa taille et plus pédagogique dans son propos », d’où l’intérêt de ce texte par rapport à La Révolution inconnue : on peut dire qu’il s’agit d’une bonne introduction à la révolution russe, à conseiller aux novices et aux lecteurs du dimanche, notamment en raison de son caractère littéraire, rhétorique, avec un rythme et un souffle et des intuitions fondamentales au sujet de la révolution russe et du bolchévisme. En revanche, d’un point de vue historique comme théorique, on pourra déplorer un manque de théorisation et de rigueur dans l’analyse et des erreurs factuelles (là-dessus, on préférera Alexandre Skirda et ses nombreux ouvrages) : il s’agit d’un témoignage important accompagné de sources de seconde main, non d’un ouvrage d’historien et/ou de théoricien. C’est cela qui en fait tout l’intérêt littéraire, d&#8217;ailleurs. Néanmoins, une qualité historique de l’ouvrage est de faire une histoire de longue durée de la révolution russe, depuis 1825, même si cette date est un peu arbitraire (c’est une tentative de coup d’État par des officiers « progressistes »), et témoigne d’un dédain vis-à-vis des classes populaires et de leur action jusqu’à 1905. Nous nous concentrerons surtout dans notre note de lecture sur ce qui précède 1917, étant donné que nous abordons déjà dans d’autres notes de lecture l’histoire de la révolution russe de 1917. La révolution russe. Histoire critique et vécue La Russie du début du XIXème siècle La Russie tsariste du début du 19ème siècle nous est décrite comme une monarchie absolue s’appuyant sur une aristocratie foncière et une puissante Église exploitant de concert plus de 100 millions de paysans mystifiés. Ainsi, « la terre n’appartenait pas aux producteurs directs : les paysans ; elle était la propriété soit de l’État, soit de gros propriétaires fonciers, les « pomestchiks ». Les paysans, obligatoirement attachés à la terre et à la personne du propriétaire, étaient les serfs de celui-ci. Les plus gros agrariens possédaient de vrais fiefs hérités de leurs aïeux qui, eux-mêmes, les reçurent du souverain, premier propriétaire, en reconnaissance des services rendus […]. Le « seigneur » avait le droit de vie et de mort sur ses serfs. Non seulement il les faisait travailler en esclaves, mais il pouvait les vendre, punir, martyriser (et même tuer, presque sans inconvénient pour lui). Ce servage, cet esclavage de 100 millions d’hommes [et de femmes], formait le fondement économique de « l’État ». […] En haut, les maîtres absolus : le tsar, toute sa parenté, sa cour, la haute bureaucratie, la caste militaire, le haut clergé, la noblesse foncière ou autre, etc. En bas, les esclaves : paysans-serfs de la campagne et de la campagne et le bas peuple des villes, n’ayant […] aucun droit, aucune liberté. Entre les deux, quelques couches intermédiaires (marchands, fonctionnaires, employés, artisans, etc.) […] insignifiantes » (p. 23). Contre cet ordre inégalitaire, « les paysans se révoltaient de plus en plus fréquemment […]. À part les nombreuses révoltes locales […], les masses paysannes esquissèrent même, au XVIIème siècle (révolte de Razine)[4] et au XVIIIème siècle (révolte de Pougatchev), deux mouvements révolutionnaires qui, tout en ayant échoué, causèrent de forts ennuis au gouvernement tsariste et faillirent ébranler tout le système. Il faut dire, cependant, que ces deux mouvements […] furent dirigés surtout contre l’ennemi immédiat : la noblesse foncière, l’aristocratie urbaine et les administrations vénales » (pp. 24-25), et non contre le tsarisme lui-même. La tentative de coup de force d’une minorité d’officiers en décembre 1825 avait au contraire comme objectif une fin de l’absolutisme et du servage, mais il échoua, « et le nouvel empereur Nicolas I, apeuré, poussa à l’extrême le régime despotique, bureaucratique et policier de l’État russe » (p. 27). Voline développe dans cette partie un certain culte des avant-gardes et une forte défiance vis-à-vis des masses, et cette opposition est sans doute exagérée. En revanche, il est exact que « les mouvements paysans se dirigeaient toujours contre leurs oppresseurs immédiats : les propriétaires (« pomestchiks »), les nobles, les fonctionnaires, la police. L’idée de chercher le fond du mal plus loin, dans le régime tsariste lui-même personnifié par le tsar, l’idée de voir en ce dernier l’ennemi principal, le grand protecteur des nobles et des privilégiés, premier noble et privilégié lui-même, ne venait jamais à l’esprit des paysans. Au contraire, ils considéraient le tsar comme une sorte d’idole, d’être supérieur placé au-dessus des simples mortels […]. Ils étaient inébranlablement convaincus que le tsar ne leur voulait – à eux, ses « enfants » – que du bien, mais que les couches intermédiaires privilégiée, intéressées à conserver leurs droits et avantages, s’interposaient entre le monarque et son peuple, afin d’empêcher le premier de connaître exactement les misères du second, afin – surtout – de les empêcher tous les deux de venir l’un à l’autre. Ils étaient persuadés que si le peuple et le tsar parvenaient à s’aboucher directement, ce dernier, momentanément trompé par les privilégiés, se pencherait sur les misères des paysans, les libérerait et leur donnerait la terre. Aussi, tout en se révoltant parfois […] contre leurs maîtres immédiats les plus cruels, les paysans attendaient, avec espoir et résignation, le jour où le mur dressé entre eux et le tsar serait tombé et la justice sociale rétablie par ce dernier » (pp. 27-28). On retrouve une situation analogue en France jusqu’à la Révolution française. Les années 1825-1860 Les années 1825-1860 marquent un « renforcement progressif du régime absolutiste, de l’État bureaucratique et policier, sous Nicolas I (1825-1855) », un « mécontentement grandissant des masses paysannes » et un « essor assez rapide et considérable de l’industrie » (p. 29), et surtout la pénétration d’idées « progressistes » au sein de la jeunesse éduquée de classe moyenne, que ce soit par l’étude du monde occidental ou par une littérature russe « humaniste » en plein essor, qui pouvait mener ceux-ci jusqu’au nihilisme (volonté de destruction de l’ordre social, même s’il n’y avait pas forcément de projet de société derrière). Mais « le gouvernement de Nicolas 1, réactionnaire à outrance, se refusait à tenir compte des réalités et de l’effervescence des esprits. Au contraire, il lança un défi à la société. En effet, c’est à cette époque que furent créés la police politique, le corps spécial de gendarmerie, etc., afin de mater le mouvement. Les persécutions politiques prirent libre cours ; la censure sévissait. (Rappelons-nous qu’à cette époque, le jeune Dostoïevski faillit être exécuté – et alla au bagne – pour avoir adhéré au groupe d’études sociales, absolument inoffensif, de Petrachevski […]) […] Sur ces entrefaites, la Russie fut entraînée dans la guerre de Crimée. Les péripéties de cette guerre ont démontré avec évidence la faillite du régime. […] Nicolas I mourut en 1855, parfaitement conscient de cette faillite, mais impuissant à y faire face » (pp. 30-31). Les années 1860-1881 « Ce fut son fils et successeur, l’empereur Alexandre II, qui dû faire face à la situation. Le mécontentement général, la pression des couches intellectuelles […], la peur d’un soulèvement des masses paysannes et, enfin, les désavantages économiques du régime du servage, l’obligèrent, malgré une résistance acharnée des milieux réactionnaires, à prendre résolument la voie des réformes. Il se décida à mettre fin au régime purement bureaucratique et à l’arbitraire absolu des pouvoirs administratifs. Il entreprit une modification sérieuse de tout le système judiciaire. À partir de l’année 1860, les réformes se succédèrent d’une façon ininterrompue. Les plus importantes furent l’abolition totale du servage (1861) et la création […] des unités d’auto-administration locale » (p. 32). Mais « tout en étant importantes au regard de la situation de la veille, les réformes d’Alexandre II restèrent néanmoins bien timides et très incomplètes […]. En effet, la presse sera muselée comme auparavant ; aucune liberté civique ne fut octroyée ; la classe ouvrière naissante n’avait aucun droit civil ; la noblesse et la bourgeoisie restèrent les classes nettement dominantes ; et, surtout, l’absolutisme politique resta intact » (pp. 32-33). Mais surtout, le servage avait été aboli comme l’esclavage aux États-Unis quelques années plus tard, de manière incomplète : « Les paysans obtinrent leur liberté individuelle, mais ils durent la payer cher. Ils reçurent des lots de terrain tout à fait insuffisants. De plus, ils furent astreints à payer, pendant plusieurs dizaines d’années, en plus des contributions d’État, une forte redevance aux anciens seigneurs pour les terres aliénées. (Il est à noter que les 100 millions de paysans reçurent en tout à peu près le tiers du sol. L’autre tiers fut gardé par l’État. Et un tiers environ resta entre les mains des propriétaires fonciers. Une telle proportion condamnait la masse paysanne à une existence de famine et la maintenait, au fond, à la merci des « pomestchiks ») » (p. 33). De telles conditions expliquent l’ampleur de la révolution paysanne de 1917. En réaction à ce maintien de l’absolutisme, des groupes clandestins de jeunes éduqués des classes moyennes se formèrent, avec comme « tâche de porter la lumière aux masses travailleuses » : ce fut le « populisme »[5] russe. Mais « le mouvement aboutit à une catastrophe. Presque tous les propagandistes furent repérés par la police, arrêtés et envoyés en prison, en exil ou au bagne. Le résultat pratique de l’entreprise fut nul » (p. 35). Pour cette raison, l’assassinat du tsar fut programmé, dans l’optique de dévoiler l’ampleur de la supercherie des réformes et même de montrer le caractère fragile du tsarisme, en vue peut-être d’une insurrection généralisée contre celui-ci : « Le groupement prit le nom de Narodnaïa Volia (« Volonté du peuple »). Après une minutieuse préparation, il exécuta son projet : le 1 mars 1881, le tsar Alexandre II fut assassiné » (p. 36). Mais « le geste resta incompris. Les paysans […] accusèrent [la noblesse] d’avoir assassiné le tsar pour venger l’abolition du servage. Le tsar fut assassiné. Non pas la légende. […] D’autre part, la cour ne manifesta pas tant de désarroi. Le jeune héritier Alexandre (fils aîné de l’empereur assassiné) prit immédiatement le pouvoir. Les chefs du parti Narodnaïa Volia furent exécutés. Des mesures de répression très sévères réduisirent le parti entier à une impuissance complète. Le nouvel empereur, Alexandre III, vivement impressionné par l’attentat, reprit le chemin de la réaction violente....]]></description>
		
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