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	<title>nazisme &#8211; Sortir du capitalisme</title>
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	<description>Pour une critique émancipatrice du capitalisme</description>
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	<title>nazisme &#8211; Sortir du capitalisme</title>
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		<title>Aux racines historiques de l’idéologie nazie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2020 13:48:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les émissions]]></category>
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					<description><![CDATA[Une analyse des racines idéologiques du nazisme à partir de Les racines intellectuelles du Troisième Reich. La crise de l’idéologie allemande (Seuil, 2006) et de Les racines intellectuelles de Mein Kampf (Revue d’Histoire de la Shoah, n°208, mars 2018) – avec Paul de la critique de la valeur, bon connaisseur de ces questions.   La première partie (50 minutes) comporte : Une présentation rapide des débats historiographiques au sujet de « l’exceptionnalité » ou non de l’antisémitisme allemand ; Une comparaison des lois de nationalité en France et en Allemagne ; Une définition de l’idéologie volkisch, terreau de l’idéologie nazie ; Une description des modes de diffusion de cette idéologie, entre littérature et cercles étudiants, et de son contexte, l’absence d’unification de l’Allemagne puis sa modernisation rapide ; Une discussion autour des racines historiques, religieuses, politiques et socio-économiques de l’anti-judaïsme et de l’antisémitisme allemand ; Une analyse des transformations historiques de l’idéologie volkisch et de son rapport au capitalisme, aux idéologies modernes, aux juifs et au nazisme ; Une histoire du passage du mouvement volkisch d’un mouvement d’idéologues à un parti politique de masse durant l’entre-deux-guerres, le DNVP (Parti de la patrie allemande). La deuxième partie (30 minutes) comporte : Une discussion du messianisme apocalyptique et de l’antisémitisme « rédempteur » du nazisme, et de l’importance d’une analyse approfondie de l’idéologie nazie pour comprendre l’extermination des juifs d’Europe ; Une analyse de l’influence de l’idéologue raciste Houston Chamberlain sur Hitler ; Une discussion des théories raciales d’Hitler dans Mein Kampf des autres idéologues nazis et leur rapport aux idéologies scientifiques de l’époque (hygiénisme, darwinisme, biologisme), aux métaphores biologiques et médicales, aux juifs, à la religion chrétienne, au bolchévisme, aux Protocoles des Sages de Sion, à Henry Ford et au capitalisme. Liens Émissions évoquées ou en lien Aux racines de l’extermination des juifs d’Europe La destruction des juifs d’Europe (1933-1945) La crise de la masculinité. Autopsie d’un mythe tenace – avec Francis Dupuis-Déri L&#8217;émergence du capitalisme, en Angleterre Articles The Antisemitic Revival in France in the 1930s Préface de Maxime Rodinson à La conception matérialiste de la question juive Antisémitisme et national-socialisme Vidéos Johann Chapoutot : La « révolution culturelle » nazie Abdellali Hajjat : Les frontières de l&#8217;identité nationale]]></description>
		
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		<title>Aux racines de l’extermination des juifs d’Europe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Sep 2019 12:00:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une émission autour des racines de l’extermination des juifs d’Europe, de son caractère prévu de longue date ou fruit des circonstances, de ses causes lointaines (notamment l’antisémitisme) et immédiates, de sa spécificité et de sa comparaison avec d’autres crimes de masse – avec Paul et Johannes, bons connaisseurs de ce sujet. La première partie de l’émission (50 minutes) comporte : Une présentation des enjeux contemporains de ces problématiques (l’antisémitisme, la concurrence des mémoires) ; Une histoire de l’Allemagne de l’Ouest et de sa non-dénazification ; Une présentation critique des thèses de Nolte, faisant du nazisme une simple (légitime ?) réaction au bolchévisme ; Une présentation des thèses intentionnalistes (importance de l’idéologie, intention précoce d’extermination des juifs, centralité de Hitler) et fonctionnalistes (radicalisation du fait des difficultés concrètes, concurrence des bureaucraties, moindre importance de Hitler, absence de plan d’extermination) et de leurs limites (personnification excessive du côté intentionnaliste, minoration du rôle de l’antisémitisme du côté fonctionnaliste) ; Une discussion des thèses de Christopher Browning au sujet des motivations d’acteurs « ordinaires » de l’Holocauste (des réservistes du 101ème bataillon de police) et une critique de l’idée qu’il s’agissait d’ordres indiscutables (pas de sanctions en cas de non-participation aux tueries mobiles) ; Une discussion des thèses de Goldhagen au sujet des Allemands comme « bourreaux volontaires » ; Une analyse du discours conspirationniste et apocalyptique des nazis (faisant des juifs des fauteurs de guerre et de conspirateurs œuvrant pour une destruction de l’Allemagne) ; Une discussion du moment de décision de l’extermination des juifs d’Europe ; Une présentation des thèses de Friedlander (accordant un rôle central à l’antisémitisme « rédempteur », notamment hitlérien, d’inspiration volkisch et chrétienne) ; Une discussion des explications de l’extermination en termes de Sonderweg (par une trajectoire historique allemande spécifique), de fascisme, d’utilité économique et de totalitarisme ; Une critique du négationnisme (tendanciel ou même avéré) des approches marxistes réductionnistes économicistes de la destruction des juifs d’Europe. La deuxième partie de l’émission (50 minutes) comporte : Une présentation de l’analyse de George Mosse au sujet de l’antisémitisme allemand et de ses racines historiques (modernisation rapide et ses ravages identifiés aux juifs, nationalisme exacerbé par une conception raciale du peuple et une unification tardive, réaction à l’émancipation des juifs et à leur ascension sociale) ; Une analyse de l’antisémitisme nazi comme fusion des antisémitismes : antisémitisme racial et eugéniste, antisémitisme conspirationniste, antisémitisme contre-révolutionnaire, antisémitisme nationaliste romantique anti-moderne, antisémitisme apocalyptique, antisémitisme chrétien, antisémitisme « anti-impérialiste », antisémitisme conservateur ; Une analyse de l’antisémitisme nazi comme produit de l’antisémitisme structurel, c’est-à-dire d’une personnification tendancielle (en absence de compréhension du caractère impersonnel et dynamique du capitalisme) faisant des juifs ceux qui se cachent derrière des processus structurels (crises, modernisation rapide, luttes de classe, financiarisation, mondialisation, urbanisation) du capitalisme – et qu’on ne parvient pas à expliquer de manière structurelle –, à partir d’une critique tronqué du capitalisme (basée sur une opposition fallacieuse des dimensions « concrètes » et « abstraites » du capitalisme) ; Un rappel de l’industrialisme et du techno-prophétisme des nazis (Herf) ; Une comparaison analytique (et non morale) de l’antisémitisme avec d’autres formes de racismes ; Un appel à un dépassement de la concurrence des mémoires, et à analyser chaque crime de masse (esclavage, génocides, épurations ethniques) spécifiquement et en-dehors de toute hiérarchie morale ; Une définition du génocide comme issu d’une volonté étatique d’extermination totale d’un peuple donné ; Une comparaison avec d’autres génocides (celui des Rroms, des Herrero, des Arménien et des Tutsis) et d’autres crimes de masse (programme T4, pogroms anti-juifs, esclavage, colonisation). Liens L&#8217;émission associée La destruction des juifs d’Europe (1933-1945) Autres émissions Fascisme, capitalisme et classe ouvrière Au-delà des Lumières capitalistes, contre l&#8217;extrême-droite anti-Lumières L&#8217;antisémitisme d&#8217;extrême-droite Notes de lecture Peter Trawny &#8211; Heidegger et l&#8217;antisémitisme Articles évoqués ou en lien Revue d’histoire de la Shoah Antisémitisme et national-socialisme Déchets parmi les déchets. Les Roms et  » nous  » » (Roswitha Scholz) Documentaires Jusqu&#8217;au dernier : la destruction des juifs d&#8217;Europe La langue ne ment pas]]></description>
		
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		<title>La destruction des juifs d’Europe (1933-1945)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Aug 2019 14:58:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À l&#8217;occasion des 80 ans du déclenchement d&#8217;un conflit mondial qui permit au nazisme d&#8217;exterminer deux tiers des juifs d&#8217;Europe, une émission d’histoire du processus de destruction des juifs d’Europe, à partir de l’ouvrage du même nom de Raoul Hilberg (Gallimard, 2006) – avec Paul et Johannes, bons connaisseurs de ce sujet. La première partie de l’émission (50 minutes) comporte : Un rappel de l’importance d’une émission d’histoire du processus de destruction des juifs d’Europe face au négationnisme, à un certain marxiste complètement réductionniste et à un refoulement libéral du caractère capitaliste du nazisme ; Une présentation du livre de Raoul Hilberg, de son contexte de parution et des étapes qu’il identifie (définition-discrimination, expropriation-dépossession, concentration-déportation, destruction-extermination) ; Un bref rappel des antécédents historiques, des pogroms aux législations anti-juives et des extorsions aux expulsions, expliquant une partie des réactions juives face à un processus de destruction secret dans son ultime phase ; Une caractérisation de l’antisémitisme nazi comme bureaucratique et non spontané, intégral et non assimilationniste (pas d’exceptions) ; Une discussion du rôle du parti, des ministères, des capitalistes et de l’armée dans la destruction des juifs d’Europe ; Un résumé du processus de définition juridique des juifs en Allemagne ; Une présentation du processus de spoliation en Allemagne. La deuxième partie de l’émission (1 heure 10 minutes) comporte : Une présentation de l’emballement du processus de déportation des juifs de Pologne entre 1939 et 1941, aboutissant à la création des ghettos (quartiers exigus et fermés où des centaines de milliers de juifs seront entassés et mourront massivement des conditions de vie atroces) ; Une discussion autour des conseils juifs, des stratégies de survie, des résistances et des stéréotypes autour de l’attitude soi-disant passive des juifs ; Une analyse du rôle du déclenchement et de l’échec de l’opération Barbarossa (attaque de l’URSS en juin 1941) dans le basculement dans une logique génocidaire : guerre totale au « judéo-bolchévisme », assimilation des juifs aux commissaires politiques et aux partisans, logique de colonisation de peuplement d’un « espace vital » et de déportation des populations de l’Est, impossibilité de déportation des juifs au-delà de l’Oural du fait de l’échec de l’offensive allemande ; Une discussion du moment de basculement dans une logique génocidaire : extermination des juifs soviétiques à partir du déclenchement de l’opération Barbarossa (juin 1941) ou un peu avant, extermination des juifs d’Europe à partir de l’échec de l’opération Barbarossa (novembre-décembre 1941) ou un peu avant ; Une description et une analyse des tueries mobiles (un million de morts en 1941) ; Une analyse de l’industrialisation du processus génocidaire : gazage et création des camps d’extermination (à partir de décembre 1941), conférence de Wansee (janvier 1942), extermination industrielle (1942-1945) ; Une discussion des preuves de l’existence des chambres à gaz et des fours crématoires, du négationnisme nazi (démantèlement des camps d’extermination, déterrage et crémation des victimes des tueries mobiles, langage codé), de l’attitude des Allemands et des Alliés face au génocide, et du nombre de morts ; Une analyse de l’extension européenne du processus génocidaire, fonction de l’attitude des pays satellisés, fantoches et alliés, et de l’extension des territoires sous contrôle direct de l’Allemagne : le cas des Pays-Bas, de l’Italie, de la France, de la Roumanie, la Serbie, la Grèce, la Croatie, la Hongrie. Liens Autres émissions Fascisme, capitalisme et classe ouvrière Au-delà des Lumières capitalistes, contre l&#8217;extrême-droite anti-Lumières L&#8217;antisémitisme d&#8217;extrême-droite Documentaires Jusqu&#8217;au dernier : la destruction des juifs d&#8217;Europe La langue ne ment pas]]></description>
		
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		<title>Fascisme, capitalisme et classe ouvrière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Apr 2019 13:34:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une théorie critique du fascisme italien et du nazisme allemand dans leurs caractéristiques communes et leurs rapports au grand capital et à la classe ouvrière à partir de l’analyse matérialiste de Daniel Guérin dans Fascisme et grand capital (Libertalia, 2013) – avec Charles Jacquier, historien, éditeur du livre. La première partie de l’émission (1 heure 10 minutes) comporte : Une distinction du fascisme comme mouvement et comme parti au pouvoir ; Une définition préliminaire du fascisme-mouvement comme « révolte dans l’ordre » ; Une critique des thèses révisionnistes faisant du nazisme un parti ouvrier ; Un rappel du lien entre crises du capitalisme et montée des mouvements fascistes ; Une discussion préliminaire des liens entre fascisme(s) et (anti)capitalisme (et leur évolution au cours de l’histoire) ; Une présentation du contexte de l’écriture du livre (sous-estimation effarante du danger nazi à gauche, absence de théorisation solide du fascisme, prise de conscience précoce de Daniel Guérin des dangers du nazisme et voyages en Allemagne en 1932-33, incitation par Simone Veil d’entreprendre une recherche approfondie au sujet du fascisme, décision d’écriture suite aux émeutes fascisantes du 6 février 1934) ; Un rappel du contexte de l’arrivée au pouvoir du parti nazi ; Une présentation de l’édition du livre chez Libertalia ; Une rapide présentation de Daniel Guérin et des intentions de son livre (expliquer la victoire du fascisme notamment comme un produit d’une stratégie non-révolutionnaire des partis de gauche) ; Une discussion des liens complexes entre fascisme et grand capital, de leur alliance initiale (pour des motifs de crise des profits davantage que de menace révolutionnaire), de leur autonomie relative et de leurs contradictions montantes (étatisation de l’économie pour des raisons militaires, aventurisme impérialiste) ; Une distinction du fascisme et des dictatures conservatrices (Vichy, Portugal salazariste, Espagne franquiste) ; Une histoire schématique de l’ascension au pouvoir du fascisme : milice du grand capital (surtout de l’industrie lourde) contre l’agitation des ouvriers (surtout dans l’Italie des « années rouges » de 1919-1920) avec un discours démagogique « antisystème » à destination des ouvriers et un discours conservateur à destination des classes moyennes et du grand capital, puis parti de défense du grand capital procédant d’abord à une destruction du mouvement ouvrier, un abaissement drastique des salaires et des conditions de travail, un rétablissement des profits au travers de commandes militaires à l’industrie lourde, Une sociologie complexe du parti nazi et du parti fasciste ; Un rappel de l’opportunisme de Mussolini (« anticlérical » signant des accords avec l’Église catholique, « républicain » s’accommodant d’une monarchie) et des fascistes italiens (qui ont un programme incohérent, défendant tout et son contraire, et qui veulent avant tout accéder au pouvoir à leur propres bénéfices) ; Une définition de la « mystique fasciste » : culte religieux du chef, mobilisation d’affects des gens contre leurs propres intérêts, antirationalisme, nationalisme messianique ; Une énumération des mensonges fascistes (acceptation des grèves et des syndicats comme moyen de régulation économique national, idéologie corporatiste d’une co-gestion salariés/patrons de l’économie, défense des petits artisans et des petits commerces, critique du capital monopoleur et des grands propriétaires terriens, anti-libéralisme) et des réalités du fascisme au pouvoir (interdiction des grèves sous peine de prison puis de mort, destruction des syndicats et des conventions collectives, despotisme patronal, concentration capitalistique, ultra-libéralisme fiscal) ; Un exposé de l’encadrement autoritaire fasciste des travailleurs (syndicat unique para-étatique). La deuxième partie de l’émission (1 heure) comporte : Une analyse de l’apathie des partis de gauche et des syndicats face au fascisme montant, de leur légalisme paralysant, de leurs ambigüités vis-à-vis du fascisme, etc. ; Un rappel de l’état de crise politique en Italie au début des années 1920 et en Allemagne au début des années 1930 ; Une description des différentes forces politiques italiennes au début des années 1920 (socialistes, démocrates-chrétiens, fascistes) ; Un rappel des violences fascistes anti-ouvrières du début des années 1920 en Italie ; Un décryptage de ladite « Marche sur Rome » de 1922 ; Un historique de la République de Weimar (1918-1933) et de sa crise finale, tant économique que politique ; Une analyse des multiples crises conduisant au fascisme : crise de surproduction capitaliste, crise politique, crise géopolitique (frustrations géopolitiques en Allemagne et en Italie suite au Traité de Versailles) et enfin crise légaliste et réformiste des partis de gauche ; Une critique du tournant stalinien de l’Internationale et du parti « communiste » allemand en 1928-1933 et de son ambiguïté vis-à-vis du nazisme ; Un rappel des tentatives d’auto-défense ouvrières anti-fascistes, et de leur découragement par les partis de gauche, qui attendent une prise de pouvoir illégale pour y opposer une grève générale, comme en 1920 face au putsch (de ce fait avorté) de Kapp ; Une analyse de l’attitude du parti social-démocrate allemand (SPD) et du parti « communiste » allemand (KPD) face au danger nazi ; Une présentation rapide des sources de Daniel Guérin (Trotsky, Andres Nin du POUM, instituts ouvriers, presse fasciste et conservatrice) ; Une analyse du double jeu fasciste, légaliste vis-à-vis des institutions bourgeois, illégaliste (et violent) vis-à-vis du mouvement ouvrier ; Une description de l’affrontement des différentes factions du mouvement fasciste au pouvoir, d’une part une frange plébéienne de démagogues (les SA en Allemagne) régnant grâce à un discours « révolutionnaire » et à une violence de rue, ayant fourni une véritable base sociale au parti lors de son ascension au pouvoir, d’autre part une frange d’opportunistes ex-plébéiens (les SS en Allemagne) s’accaparant des positions de pouvoir dévolus habituellement aux classes dominantes, mais collaborant avec eux au point d’opérer l’élimination des démagogues (mais pas de tout discours démagogique, essentiel pour une mobilisation militaire des masses) pour rassurer celles-ci et obtenir leur concours pour leurs propres objectifs idéologiques ; Un décryptage des idéologies fascistes comme des idéologies réactionnaires (anti-rationalisme, mépris des masses, aristocratisme, mystique de la violence et de la lutte des races) et modernisateur (priorité au réarmement et au développement des forces productives industrielles, étatisme, bureaucratie) ; Une analyse des politiques économiques du fascisme, d’abord ultra-libéral (exemptions fiscales, privatisations, subvention des grandes entreprises), puis (à partir du réarmement) dirigiste et keynésien, mais toujours favorable au grand capital ; Une description des politiques du travail du fascisme, avec un mixte de servage et de salariat en agriculture, et un recours massif au travail forcé en temps de guerre dans l’industrie ; Avec une double conclusion, celle de Fascisme et grand capital de Daniel Guérin et de Le fascisme en action de Robert Paxton. Avec, en bonus, un résumé en 10 minutes de l&#8217;article de Sergio Bologna « Nazism and the Working-Class », qui comporte : Une critique du révisionnisme de Götz Ali faisant des ouvriers les principaux bénéficiaires du nazisme ; Un rappel du caractère composition de la classe ouvrière allemande des années de guerre, composée à 80 % de travailleurs forcés étrangers ; Une analyse de l&#8217;affrontement des jeunes ouvriers chômeurs communistes, précaires, menacés de coupe des aides sociales par une bureaucratie social-démocratie contre-révolutionnaire, et réprimés par une police sous contrôle social-démocrate lors de nombreuses manifestations, et des nazis, financés par des industries et bénéficiant d&#8217;une certaine complicité des forces de répression ; Une critique du parti social-démocrate et son rôle dans l&#8217;ascension au pouvoir du nazisme (anti-communisme prioritaire, fichage des demandeurs d&#8217;aides sociales &#8211; ensuite mis dans des camps de concentration comme « asociaux ») ; Un rappel du caractère massif du travail forcé des chômeurs pour des grands travaux lors des années 1930 (à l&#8217;encontre du mythe du « plein emploi » nazi) ; Un rappel de l&#8217;existence d&#8217;un anti-fascisme autonome au début des années 1930, vaincu par manque de moyens matériels face à un nazisme massivement financé ; Une analyse du nazisme comme parti viriliste, suprémaciste de genre, misogyne, responsable d&#8217;un licenciement massif des femmes au début des années 1930 et d&#8217;une baisse de leurs (déjà maigres) salaires, et promoteur de l&#8217;idéal patriarcal d&#8217;une femme au foyer soumise et reproductrice. Liens Daniel Guérin La peste brune Daniel Guérin (1904-1988) – Combats dans le siècle, un documentaire Émissions évoquées ou en lien Une analyse critique des idées d&#8217;Étienne Chouard L’antisémitisme d’extrême-droite Contre-histoire des grèves de 1936 et du Front populaire Psychologie de masse du fascisme et du capitalisme Entre Macron et Mélenchon, les classes moyennes salariées Histoire critique de l’antifascisme d’Etat (1936-1945) Au-delà des Lumières, contre l’extrême-droite anti-Lumières Notes de lecture Temps obscurs La révolution n’est pas une affaire de parti Articles Nazism and the working class de Sergio Bologna La théorie de la communisation et la question du fascisme La Classe ouvrière sous le Troisième Reich de Tim Mason Autres sons Labyrinthes du fascisme avec Joao Bernardo Extraits choisis d’Alain Bihr, L’actualité d’un archaïsme. La pensée d’extrême-droite et la crise de la modernité, Lausanne, Page deux, 1999 « Si l’extrême droite était un phénomène purement archaïque, elle aurait dû disparaître depuis longtemps » (p. 7). « La pensée d’extrême-droite n’est ni plus ni moins cohérente que toute autre » (p. 8) L’extrême droite : « Le fétichisme de l’identité collective, l’érection de l’inégalité au rang de loi ontologique et axiologique primordiale, l’exaltation de la lutte comme principe existentiel et politique, éthique et esthétique » (pp. 9-10) Identité, inégalité, pugnacité. Courte synthèse sur l’idéologie d’extrême droite « Il existe bien une structure permanente de la pensée d’extrême droite, [&#8230;] par-delà la diversité de ses modes singuliers d’affirmation. Cette structure articule trois concepts, thèmes et valeurs essentiels : l’identité, l’inégalité et la pugnacité. Plus précisément, elle se dispose autour de trois opérations clefs : le fétichisme d’une identité collective ; l’érection de l’inégalité en catégorie ontologique et axiologique fondamentale ; enfin [&#8230;] l&#8217;exaltation de la lutte comme principe existentiel et politique » (p. 16) « La pensée d’extrême droite procède tout d’abord d’un véritable fétichisme d’une identité collective. [&#8230;] Le fétichisme combine ainsi différentes opérations : Une substantification : alors que tout élément du social peut se réduire à un tissu de rapports, qu’il n’est constitué que dans et par ces rapports, le fétichisme le présente comme existant en lui-même et par lui-même [&#8230;] Une éternisation : alors que tout élément du social est moment d’un devenir historique qui tout à la fois le produit et tend à le détruire, le fétichisme le présente comme existant de toute éternité, comme condition a priori de l’existence historique des hommes, en niant ou en déniant toute réalité propre au processus historique. D’où aussi la tendance permanente du fétichisme à naturaliser le social : à conférer aux éléments du social la pseudo-permanence d’éléments naturels. Une sacralisation enfin : ce qui est simplement produit de l’activité des hommes va se trouver représenter comme constituant une transcendance fondatrice de l’ordre social, comme une puissance surhumaine instituant l’ordre social. » (pp. 17-18) « De l’interaction entre les individus émerge une unité sociale qui est plus et autre chose que leur simple somme. Cela revient simplement à supposer que ces interactions forment un tout ou un système, avec des effets de rétroaction de l’unité émergente sur ses éléments composants. [&#8230;] Toute identité collective est de nature relationnelle. [&#8230;] On pourrait définir l’identité collective comme Hegel définit l’identité logique, à savoir qu’elle n’est que différence de la différence : A est A tout d’abord parce que A n’est pas non-A. Autrement dit, chaque identité collective ne se constitue et ne perdure qu’en se différenciant d’autres identités collectives ; en un mot, elle ne peut se poser qu’en s’opposant. [&#8230;] C’est précisément cette nature relationnelle de l’identité collective que la pensée d’extrême droite nie [&#8230;] en attribuant une nature substantielle à ses identités de référence » (p. 19) « Deuxième proposition : toute identité collective est de nature conflictuelle. [&#8230;] La nature systémique de l’identité collective génère nécessairement des conflits entre ses éléments composants ainsi qu’entre ses éléments et l’unité globale, du fait des contraintes organisationnelles [structurelles] auxquelles elle soumet ses éléments. [&#8230;] Fétichiser une identité collective consiste dès lors à nier (dénier) l’existence de ces conflits, de même qu’à oeuvrer à en réprimer les manifestations » (p. 20) « Troisième proposition : toute identité collective est de nature historique. Cela résulte directement de ce qui est précède, notamment de la nature conflictuelle de son organisation. Toute identité collective est le produit d’une histoire, d’un devenir, dont elle émerge, dans et contre lequel elle se maintient, en intégrant les transformations qu’il lui fait subir, avant qu’il ne l’engloutisse, inéluctablement. Inutile de souligner combien la pensée fétichiste est incapable de souscrire à cette vision héraclitéenne du devenir historique. » (p. 20) « Dans cette mesure même, on peut se demander si une identité collective quelconque ne...]]></description>
		
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