<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>marxisme &#8211; Sortir du capitalisme</title>
	<atom:link href="https://sortirducapitalisme.fr/tag/marxisme/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://sortirducapitalisme.fr</link>
	<description>Pour une critique émancipatrice du capitalisme</description>
	<lastBuildDate>Sun, 14 Jul 2024 16:58:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://sortirducapitalisme.fr/wp-content/uploads/2023/08/cropped-sortir-du-capitalisme-1400x1400-1-32x32.jpg</url>
	<title>marxisme &#8211; Sortir du capitalisme</title>
	<link>https://sortirducapitalisme.fr</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Révolution et classes sociales</title>
		<link>https://sortirducapitalisme.fr/emissions/revolution-et-classes-sociales/</link>
					<comments>https://sortirducapitalisme.fr/emissions/revolution-et-classes-sociales/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Dec 2023 11:32:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les émissions]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[classes moyennes]]></category>
		<category><![CDATA[lutte des classes]]></category>
		<category><![CDATA[marxisme]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sortirducapitalisme.fr/?p=1024</guid>

					<description><![CDATA[Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une classe sociale ? Sur quoi peut-on fonder une théorie des classes ? Qu&#8217;est-ce qui explique que, tendanciellement et structurellement, la classe moyenne salariée soit contre-révolutionnaire ? En quel sens et en quoi le prolétariat, la partie productrice de plus-value des classes populaires, est-elle une « classe révolutionnaire » ? Autant de questions nous tentons de répondre dans cet épisode autour de la théorie des classes à partir de Temps libre n°2, « Contributions à la théorie des classes », 2021 &#8211; avec P-O, membre de Temps libre, revue québécoise de théorie communiste. La première partie (30 minutes) comporte : Une critique d’une définition des classes en fonction du degré de rémunération ou de leur rapport aux moyens de production et non de leur pratique spécifique au sein du capitalisme (et de leur pratique historique et potentielle/tendancielle en temps de révolution) ; Une critique des approches qui ne font pas lien entre théorie des classes et théorie de la révolution ; Une définition du prolétariat comme classe du travail productif subordonné, c’est-à-dire qui est à la fois productrice de plus-value et dominée au niveau des rapports politico-idéologiques ; Une critique de l’assimilation du prolétariat à la classe ouvrière et une discussion du rôle que joue cette assimilation dans la remise en question de l’existence même du prolétariat en tant que classe ; Un portrait actualisé du prolétariat et des types d’activités qui s’y rapportent ; Une série de distinctions entre travail productif, travail improductif et travail reproductif ; Une analyse du caractère productif ou non des différents travaux appartenant à la sphère de la circulation. La deuxième partie (25 minutes) comporte : Une critique de l’idée selon laquelle seul le travail productif est, au sens propre, exploité ; Une discussion du cas du salariat déguisé à l’aune de concept de travail productif ; Une présentation de la notion de travail de subordination, qui comprend à la fois le travail de direction et surveillance et le travail intellectuel, ainsi que ses effets sur l’appartenance de classe ; Un exposé du rôle clé que joue le monopole du savoir dans la distinction travail manuel/travail intellectuel ; Une critique de la réduction de la division sociale du travail à une division purement technique, extérieure à la reproduction des rapports de domination politico-idéologiques ; Une exposition de l’articulation entre les instances économique, politique et idéologique et des rapports qui y correspondent dans la détermination de l’appartenance de classe ; La troisième partie (30 minutes) comporte : Une discussion des cas qui posent problème lorsqu’on cherche à ranger des agents d’un côté ou de l’autre de la frontière qui sépare le travail subordonné du travail subordonnant ; Une définition de la classe moyenne comme classe exclue du rapport de production fondamental de la société capitaliste et dont l’hétérogénéité est définitoire ; Une critique des définitions « positives » de la classe moyenne, c’est-à-dire qui cherchent à identifier une activité ou une place qui serait commune à tous ses membres ; Une argumentation en faveur de l’indépendance de la théorie des classes par rapport à la sociologie, en faveur d’une approche qui s’intéresse d’abord aux classes du point de vue de leur contribution à la reproduction de la totalité ; Une analyse de l’importance stratégique particulière de la partie de la classe moyenne active dans la sphère de la reproduction et où les femmes sont largement surreprésentées ; Une justification du recours aux contributions de Federici afin de comprendre les rapports entre avènement du capitaliste et transformation structurelle du patriarcat ; Une conclusion qui revient sur le projet général du numéro de la revue. Temps libre n°2 Temps Libre II – Contribution à la théorie des classes Le débat autour des thèses de Temps libre n°2 Travail productif, question féminine et autres problèmes fâcheux. Réponse à « Temps Libre » Astarian, Ferro et critiques improductives : Sur quelques objections lancées à Temps Libre n. 2 (Première partie) Astarian, Ferro et critiques improductives : Sur quelques objections lancées à Temps Libre n. 2 (Deuxième partie) Episodes évoqués ou en lien Le « populisme » des gilets jaunes, expression actuelle de la lutte des classes ? Entre Macron et Mélenchon, les classes moyennes salariées Qu’est-ce que la communisation ? Stoff, une critique marxienne du capitalisme au 21ème siècle Analyse critique du populisme Crédits Un jingle d’Armand Paris à partir d’une musique de Las 4 Estaciones – Verano (Presto) de Daniel Bautista (Classics and Soundtracks, 2004). Un montage et une présentation de Temps libre.]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://sortirducapitalisme.fr/emissions/revolution-et-classes-sociales/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		<enclosure url="https://sortirducapitalisme.fr/wp-content/uploads/2023/12/tempslibreclassessite.mp3" length="87005064" type="audio/mpeg" />

			</item>
		<item>
		<title>Pour un matérialisme ouvert et pluraliste. Marxisme et études post-coloniales</title>
		<link>https://sortirducapitalisme.fr/emissions/pour-un-materialisme-ouvert-et-pluraliste-marxisme-et-etudes-post-coloniales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 May 2023 19:46:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les émissions]]></category>
		<category><![CDATA[marx]]></category>
		<category><![CDATA[marxisme]]></category>
		<category><![CDATA[post-colonial]]></category>
		<category><![CDATA[post-structuralisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sortirducapitalisme.fr/?p=768</guid>

					<description><![CDATA[Un épisode de mise en dialogue critique de Marx, du marxisme et des études post-coloniales avec Kolja Lindner, maître de conférences à l’Université Paris 8, éditeur avec L&#8217;Asymétrie de Le Dernier Marx (2019), et auteur de plusieurs articles sur ce sujet. L’émission (50 minutes) comporte : Un appel à un dépassement du dialogue de sourds entre marxisme et études post-coloniales, dialogue de sourd incarné par l’ouvrage de Vivek Chibber et certaines de ses critiques ; Une présentation des grandes thèses des études post-coloniales ; Une définition de l’eurocentrisme et de l’historicisme ; Une analyse de l’évolution des écrits de Marx sur la question coloniale et sa rupture progressive (mais inachevée) avec son eurocentrisme historiciste et déterministe des années 1850 ; Une critique de l’analyse de Kevin Anderson qui fait quasiment de Marx un penseur décolonial et intersectionnel ; Une analyse du dernier Marx et des transformations de sa pensée politique et socio-économique, de son regard au sujet des sociétés pré-capitalistes, et de sa vision de l’histoire ; Une critique de certaines tendances post-structuralistes et orientalistes d’une partie des études post-coloniales ; Une analyse critique de Vivek Chibber et son marxisme-léninisme orthodoxe et réductionniste ; Une remise en cause de l’idée de Marx du travail doublement libre ; Un appel à un marxisme ouvert et pluraliste ; Une critique de l’idée de Chibber d’une unité des classes populaires en raison de leur intérêt commun au bien-être physique ; Une analyse matérialiste du clivage entre universitaires marxistes et post-coloniaux. Liens Emissions évoquées ou en lien Marxismes et études post-coloniales : un débat Pour une histoire spécifique et globale de l’émergence du capitalisme Psychologie de masse du fascisme et du capitalisme Crédits Montage d’Ivan Jurkovic Présentation d’Armand Paris]]></description>
		
		
		<enclosure url="https://sortirducapitalisme.fr/wp-content/uploads/2023/05/episode8marxismeetudespostcolonialessite.mp3" length="60241193" type="audio/mpeg" />

			</item>
		<item>
		<title>Marxismes et études post-coloniales : un débat</title>
		<link>https://sortirducapitalisme.fr/emissions/marxismes-et-etudes-post-coloniales-un-debat/</link>
					<comments>https://sortirducapitalisme.fr/emissions/marxismes-et-etudes-post-coloniales-un-debat/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jun 2021 16:20:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les émissions]]></category>
		<category><![CDATA[marxisme]]></category>
		<category><![CDATA[post-colonial]]></category>
		<category><![CDATA[post-structuralisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sortirducapitalisme.fr/?p=223</guid>

					<description><![CDATA[Une émission autour du débat entre marxismes et études post-coloniales à partir du livre de Vivek Chibber, La théorie postcoloniale et le spectre du Capital (Asymétrie, 2018) – avec Benjamin, doctorant en sociologie à l’EHESS.]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://sortirducapitalisme.fr/emissions/marxismes-et-etudes-post-coloniales-un-debat/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		<enclosure url="https://sortirducapitalisme.fr/wp-content/uploads/chibberspectre.mp3" length="49578734" type="audio/mpeg" />

			</item>
		<item>
		<title>stoff, une critique marxienne du capitalisme au 21ème siècle</title>
		<link>https://sortirducapitalisme.fr/emissions/la-critique-marxienne-du-capitalisme-au-21eme-siecle/</link>
					<comments>https://sortirducapitalisme.fr/emissions/la-critique-marxienne-du-capitalisme-au-21eme-siecle/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Apr 2021 16:51:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les émissions]]></category>
		<category><![CDATA[marxisme]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Heinrich]]></category>
		<category><![CDATA[stoff]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sortirducapitalisme.fr/?p=219</guid>

					<description><![CDATA[Une émission autour du premier numéro de stoff, une revue de réflexion vivante et collective autour de la critique marxienne du capitalisme – avec des membres du collectif stoff &#160; L&#8217;émission (1 heure 10 minutes) comporte : Une présentation du projet théorique et politique de stoff (notamment par rapport à Marx et au marxisme, au matérialisme, à l&#8217;Ecole de Francfort, à la communisation, à l&#8217;appelisme et à la critique de la valeur) et de son fonctionnement collectif ; Une explication du concept de stoff ; Une présentation de Michael Heinrich, de sa relecture de Marx, et une discussion à partir de son interview de ce qu&#8217;on peut faire aujourd&#8217;hui de la critique marxienne du capitalisme, de l&#8217;idée d&#8217;une crise finale du capitalisme, du poids respectif des dominations impersonnelles et de classe, des structures et des capacités autonomes des individus et des groupes sociaux, et des questions de genre et de racialisation. Liens Le site Pour commander un exemplaire]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://sortirducapitalisme.fr/emissions/la-critique-marxienne-du-capitalisme-au-21eme-siecle/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		<enclosure url="https://sortirducapitalisme.fr/wp-content/uploads/heinrichstoff.mp3" length="48622364" type="audio/mpeg" />

			</item>
		<item>
		<title>Pour lire Le Capital de Marx &#8211; avec Vincent des Giménologues</title>
		<link>https://sortirducapitalisme.fr/emissions/pour-lire-le-capital-de-marx-avec-vincent-des-gimenologues/</link>
					<comments>https://sortirducapitalisme.fr/emissions/pour-lire-le-capital-de-marx-avec-vincent-des-gimenologues/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 May 2018 11:39:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les émissions]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[marxisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sortirducapitalisme.fr/?p=145</guid>

					<description><![CDATA[À l’occasion du bicentenaire de la naissance de son auteur, Karl Marx, un guide d’entrée dans Le Capital, Livre 1. Le procès de production du capital. Le Capital demeure en effet une clé de compréhension fondamentale de notre société, plus d’un siècle et demi après son écriture. Le rapport d’échange marchand, de travail, d’objets et/ou de services, point de départ du Livre 1 du Capital, est aujourd’hui encore notre forme dominante de socialisation, faite d’exploitation, d’aliénation et de contrainte impersonnelle – avec Vincent des Giménologues, (re)lecteur aguerri du Capital. Avec une présentation de Karl Marx et ses écrits antérieurs au Capital, de l’histoire du livre, de son élaboration progressive, de ses versions successives et ses traductions francophones, de sa méthode d’exposition de sa théorie critique du capitalisme, de son usage critique des économistes classiques et de sa critique des économistes de son temps. Avec une discussion de sa théorie critique (inachevée) du travail comme catégorie capitaliste, de son épistémologie non-identique – fondée sur une non-identification des concepts et des rapports sociaux auxquels ils se rapportent –, son ontologie non-hégélienne – en rupture avec l’idée d’ « abstractions » ou de « catégories » se « réalisant » a posteriori dans des « phénomènes » et des « manifestations » –, de sa conception de « la marchandise » comme un rapport social construit contraignant et non comme une essence, de sa théorie non-fétichiste du fétichisme capitaliste et de sa méthode d’exposition partant du plus simple au plus complexe. Avec une explication du concept de phénomène dans Le Capital ; une critique d’une lecture idéaliste du Capital comme philosophie de l’histoire téléologique en termes de « big bang » et de « réalisation progressive d’une essence » ; une compréhension du Capital comme un ouvrage non-historique (en-dehors de sa fin) mais comme un exposé conceptuel partant du rapport d’échange marchand comme forme « germinale » du capitalisme et ses « catégories » d’argent et de capital ; une mention de sa critique de Proudhon et son rêve d’un Marché sans argent ; une suggestion de son dépassement du « positivisme » et de l’hégélianisme ; un excursus sur son inspiration des méthodes scientifiques ; une distinction du niveau conceptuel (et non « logique ») et du niveau historique ; une critique des lectures hégéliennes du Capital ; une critique du déterminisme des lectures du Capital comme un système fermé automate totalitaire, et une présentation du Capital et du capitalisme comme une globalité non-fermée ; et enfin une mise en exergue du caractère « irrationnel » du capitalisme. Liens Le Capital et ses traductions http://www.palim-psao.fr/2016/03/karl-marx-le-capital-tome-i-en-pdf.html http://www.palim-psao.fr/article-traduire-c-est-trahir-sur-les-traductions-a-utiliser-pour-lire-marx-118473952.html http://www.palim-psao.fr/2016/11/nouvelle-traduction-2016-karl-marx-le-capital-livre-i.html Le travail comme catégorie capitaliste http://www.palim-psao.fr/article-le-travail-est-une-categorie-capitaliste-114860222.html http://www.palim-psao.fr/article-avec-marx-contre-le-travail-38186520.html http://www.palim-psao.fr/article-groupe-krisis-manifeste-contre-le-travail-en-integralite-sous-forme-de-brochure-imprimable-52224631.html http://www.palim-psao.fr/article-travail-abstrait-et-fetiche-par-moishe-postone-47940446.html http://www.palim-psao.fr/article-travail-abstrait-et-mediation-sociale-par-moishe-postone-48896118.html http://www.zones-subversives.com/2017/04/une-critique-radicale-du-travail.html Note supplémentaire de Vincent des Giménologues L’homogénéisation des activités « productives », avant l’émergence du capital, a été une condition de possibilité de la constitution du travail tel qu’il existe sous le capital, à savoir celui dont Marx a parlé en forgeant le concept de « travail abstrait ». Sa réflexion dans le premier chapitre du livre 1 du Capital l’a conduit à forger un second concept, celui du « fétichisme de la marchandise », qui rend raison de la réification et de l’autonomisation de certains rapports entre les humains. Dès lors, mettre en accusation le travail en soi ne correspond pas à la critique de l’économie politique telle que Marx la développe dans le Capital. Dans cet ouvrage, Marx ne fait porter son analyse que sur le travail sous le capital, le travail subsumé sous le capital, et il ne s’intéresse pas au travail en soi, celui qui désignerait les activités productives humaines réglant le métabolisme avec la nature. Ces dernières sont renvoyées à la période de transition vers le communisme, voire à la société communiste elle-même. Même si Marx ne le dit pas, on peut déduire de son analyse la proposition selon laquelle seule l’abolition du fétichisme de la marchandise permettra d’explorer à nouveau un vaste champ des activités possibles, dégagées de toute homogénéisation. Marx lui-même, qui manque de culture anthropologique et qui reste un homme de son temps, ne parvient pas à imaginer que les humains vivant dans une société post-capitaliste pourraient bien ne plus du tout ranger leurs activités « productives » sous la catégorie de « travail », d’abord pour cette simple raison que ces activités ne seraient plus concues comme « productives ». Donc, la condamnation tout azimut du travail, telle que Marx l’a pratiquée dans ses textes de jeunesse (dans son époque hégélienne romantique), et telle qu’elle a été reprise et popularisée par les situationnistes, verse dans la confusion dénoncée par Marx dans ses textes de la maturité quand il critique les économistes classiques, qui liaient si bien les formes mystifiantes du capitalisme au travail en soi qu’ils en venaient à naturaliser ces formes mystifiantes : en somme, le capitalisme aurait toujours existé et existera toujours, de manière patente ou latente. Note supplémentaire de l’animateur La critique du « travail » dans notre émission est, évidemment, à comprendre comme une critique de l’activité de production capitaliste, et non pas comme une critique de toute forme d’activité de production humaine.]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://sortirducapitalisme.fr/emissions/pour-lire-le-capital-de-marx-avec-vincent-des-gimenologues/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		<enclosure url="https://sortirducapitalisme.fr/wp-content/uploads/pourlirelecapital.mp3" length="128582684" type="audio/mpeg" />

			</item>
		<item>
		<title>Willy Gianinazzi &#8211; André Gorz, une vie</title>
		<link>https://sortirducapitalisme.fr/notes-de-lecture/willy-gianinazzi-andre-gorz-une-vie/</link>
					<comments>https://sortirducapitalisme.fr/notes-de-lecture/willy-gianinazzi-andre-gorz-une-vie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jan 2017 20:12:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Notes de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[anti-travail]]></category>
		<category><![CDATA[eco-marxisme]]></category>
		<category><![CDATA[ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[marxisme]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<category><![CDATA[ultra-gauche]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sortirducapitalisme.fr/?p=91</guid>

					<description><![CDATA[Willy Gianinazzi, André Gorz, une vie, Paris, La Découverte, 2016 Gérard Horst, alias Michel Bosquet, alias André Gorz est né en 1923 et décédé en septembre 2007 ; il est l’un des plus grands penseurs contemporains de l’écologie politique. En 350 pages, l’historien Willy Gianinazzi retrace de façon chronologique un parcours d’intellectuel singulier, imprégné des pensées de Marx, Husserl, Sartre et Illich, et qui n’a cessé de poser la question centrale de l’émancipation humaine et du travail. Cette première biographie nous offre le récit de l’évolution de la vie, de l’engagement et de la pensée de Gorz, centrale dans le champ de la pensée française de la seconde moitié du XXème siècle, et malheureusement aujourd’hui très peu étudiée dans les milieux universitaires. Penseur existentialiste, anticapitaliste, marxiste hétérodoxe, pionnier de l’écologie politique et de la décroissance, les territoires théoriques qu’il ne cessera d’explorer nous sont pourtant plus que jamais contemporains. Ses idées évoluent radicalement entre sa rencontre avec l’existentialisme de Sartre dans les années 1950, et ses positions plus tardives sur la réduction du temps de travail,  la critique du progrès technique illimité, l’analyse structurelle de l’aggravation conjointe des crises écologiques et économiques… Gianinazzi tente, tout au long du livre, de faire ressortir à la fois les ressorts de cette évolution et la cohérence d’une philosophie qui s’est transformée au fil d’une lente maturation qui prendra le temps d’une vie. Journalisme, pensée critique et engagements L’intellectuel André Gorz est d’abord connu pour son travail de journaliste rédacteur aux Temps modernes, sous le nom de Michel Bosquet, dans l’Express puis comme co-fondateur du Nouvel Observateur. Son emploi de journaliste, qu’il considère avant tout comme alimentaire, lui permet de suivre de près les évolutions concrètes de la structure des sociétés occidentales et ses réflexions, en premier lieu dans une veine dérivée du marxisme puis dans l’optique de l’autogestion et de l’autonomie, influent sur sa manière de traiter l’actualité, ce qui ne va pas, évidemment, sans générer certaines frictions avec sa hiérarchie éditoriale. On peut lire très tôt sous la plume de Gorz des considérations sur le rapport des individus au travail, ou sur le déplacement de la source du conflit social d’une volonté d’accroître le salaire à celle d’améliorer la vie dans son ensemble – du passage, en somme, d’une lutte quantitative pour la survie à une lutte qualitative pour la vie. Avant les bouleversements politiques et culturels qu’allait occasionner Mai 68, Gorz note l’évolution d’un capitalisme qui intègre la vieille classe ouvrière en générant de nouveaux modes de consommations et de nouveaux besoins. Le glissement de l’aliénation va du travail à la vie elle-même, et ce déplacement analytique progressif se perçoit dans l’évolution de la pensée de Gorz qui se radicalisera petit à petit. De l’existentialisme au marxisme  D’abord ingénieur chimiste diplômé de l’École d’ingénieurs de l’Université de Lausanne dans les années 1940, il se met plus tard à la philosophie et participe aux rencontres de la société d’étudiants de Belles Lettres. A cette époque, il porte surtout un intérêt à la phénoménologie d’Husserl et à l’œuvre de Sartre ; la rencontre avec lui l’année suivant marque le début de son parcours intellectuel. L’introduction à Belles Lettres et la rencontre avec Sartre ont été des étapes déterminantes sur le chemin qui conduit Gorz de son égoïsme nihiliste premier à l’ouverture à l’autre. La découverte des réalités à travers le journalisme en est une supplémentaire. Débutant dans la vie active comme traducteur de nouvelles américaines chez un éditeur suisse, il publie ses premiers articles dans un journal de gauche de Lausanne, Servir. En juin 1949, il déménage à Paris ; en signant dans L’Express son premier article d’économie, en 1958, il se fait le « spécialiste » d’un domaine qu’il va cultiver dans le journalisme pendant près de vingt cinq ans. Dans ses premiers écrits, il adopte une interprétation existentialiste du marxisme, dont le fil conducteur est l’attachement à l’expérience existentielle, qui l’amène à analyser les questions d’aliénation, de libération et de travail, du point de vue humaniste du vécu individuel. Dans Le Traitre (1958) qui tient de l’auto-analyse et de l’essai philosophico-politique, il théorise les conditions de la possibilité d’une auto-production de l’individu. Il ébauche avec La Morale de l’histoire (1959) une théorie de l&#8217;aliénation à partir des écrits de jeunesse de Karl Marx. Au cœur de sa réflexion s’impose donc la question de l&#8217;autonomie de l’individu : libérations individuelle et collective se conditionnent mutuellement, idée qu’il partage avec Herbert Marcuse, ami personnel mais surtout grande figure d’une École de Francfort dont les différentes générations d’auteurs (Max Horkheimer, Theodor W. Adorno, Jürgen Habermas, Oskar Negt) constituent l’autre grand faisceau des auteurs qu&#8217;il étudie. En critiquant, à leur suite, la soumission de la société aux impératifs de la raison économique, il poursuit le projet qui sous-tend l’approche francfortienne – dépasser l’économisme de l’analyse marxiste traditionnelle de la société. Sa sensibilité existentialiste le fait pourtant se démarquer du structuralisme, qui postule la centralité de la structure et laisse peu de place à la question du sujet et de la subjectivité. Ces outils théoriques l’amènent ainsi à critiquer radicalement le capitalisme et à briser les dogmes du marxisme orthodoxe au nom de ce qui doit être rendu possible en fonction des besoins et des exigences humaines. Ce faisant, il reformule l’idéal du communisme sur la base d’un marxisme humaniste et existentialiste sur laquelle pourrait se construire une gauche différente : anti-productiviste et écologique, mais également anti-déterministe.  Illich et la technique : l’écologie politique, dimension de la critique du capitalisme À la source marxiste, il faut ajouter la rencontre, décisive, avec Ivan Illich, dont il suivit, dans les années 1970, les séminaires au centre mexicain de Cuernavaca.  C’est à partir d’Illich qu’il procède en effet à une critique d’ensemble de la société industrielle avancée, qui ne se limite pas à l&#8217;économie, mais intègre tous les aspects de la société et notamment la question des institutions : de l&#8217;énergie à la médecine, et de l&#8217;école aux transports. Sous le signe du projet convivialiste d’Illich, Gorz effectue la connexion entre l&#8217;analyse marxiste des sociétés capitalistes et la critique écologiste de la démesure et des dysfonctionnements des sociétés industrielles. Ainsi est né, pour lui, le projet d’une écologie spécifiquement politique visant un nouveau modèle de civilisation et la perspective d’une alternative formulée en termes de convivialité. Il s’agit d’une utopie qui mêle à la fois une réappréciation des traditions et savoir-faire populaires, des communautés humaines d’interconnaissance et une promotion d’outils à dimension humaine. Ces outils font appel aux possibilités des technologies modernes, mais visent la production d’objets singuliers répondant aux besoins et désirs personnels des individus d’une part, à un exercice du travail dont les fins et le sens demeurent toujours sous contrôle de l’individu d’autre part. Cet ensemble de traits s’oppose à la fois à la démesure de la techno-science moderne appliquée à l’industrie et à l’aliénation aux méga-machines et mégastructures. Gorz rejette ainsi une division croissante du travail  qui conduit à une professionnalisation indue au détriment de la polyvalence des individus dans les sociétés préindustrielles.  Adieux au prolétariat : travail autonome et travail hétéronome En 1980, Gorz publie ses Adieux au prolétariat. Au delà du socialisme, qui marquent une rupture par rapport aux analyses et aux espoirs qu’il avait placé dans La Morale de l’histoire et Stratégie ouvrière et capitalisme : il abandonne le mythe prométhéen du prolétariat révolutionnaire. En revanche, il prolonge et approfondit sa réflexion post-68 qui l’avait amené à se rallier au mouvement écologiste et à durcir sa critique de la division du travail. Les problématiques qui l’animent alors sont la généralisation de l’automation, l’apparition de l’informatique et l’extension de la division du travail productif, qui sont pour lui des causes de la déqualification du travail et d’un chômage de plus en plus structurel. Prenant acte des limites historiques qui font obstacle à une réconciliation entière de la société avec elle-même, Gorz propose de distinguer entre deux grandes parties de la vie sociale, séparées dans l’espace et dans le temps. D’une part, la grande production industrielle de masse a l’avantage de nous offrir des biens standardisés produits à grande échelle et à bas coût, propres à nous fournir l’équipement de base de notre vie quotidienne. Dans cette sphère, le travail est nécessairement aliéné et exploité. Si cette sphère ne peut être éliminée, elle peut être cependant régulée et les conditions de travail peuvent y être améliorées. C’est la sphère du travail hétéronormé. Il convient de la maintenir, autant que faire se peut dans des limites étroites pour permettre à un travail « autonome », extérieure à elle, de se développer et de s’étendre. D’autre part, Gorz conçoit la sphère du travail autonome dans une perspective individualiste. Dans le travail autonome, l’individu renoue avec la part, irréductible, de sa subjectivité. Il s’y adonne à la production de soi comme sujet, là où le capitalisme le réifiait en le contraignant à se fondre dans des cadres sociaux abstraits imposés de l’extérieur. Cette disposition à travailler de soi-même, par soi-même et pour soi-même se fonde toutefois sur la mise à disposition d’outils techniquement sophistiqués mais conviviaux, dans des ateliers collectifs locaux. Société de l’intelligence et capitalisme cognitif Le XXème siècle s’achevant, André Gorz prend toute la mesure des dernières évolutions du capitalisme qui, après avoir délaissé l’industrie pour les services, déplace son centre névralgique de la sphère productive à la sphère financière. Il analyse cela comme un procès de « dématérialisation ». En janvier 2003, Gorz publie L’Immatériel. Connaissance, valeur et capital, qui sera son dernier ouvrage théorique édité de son vivant ; il mène préalablement un long travail d’appropriation des littératures qui discutent de l’immatérialité qui gagne le capitalisme contemporain. Hormis les rédacteurs de Transversales (Robin, Viveret, ect), il suit avec intérêt les nombreux auteurs de la mouvance post-opéraïste qui s’expriment notamment dans Futur Antérieur (Negri, Lazzarato, Virno, Vercellone, ect) puis dans Multitudes (Yann Moulier-Boutang, Antonella Corsani…) L’Immatériel s’ouvre sur une relecture du passage que Marx dédie dans les Grundrisse à l’apothéose du machinisme capitaliste. Dans les années 1960, Gorz y avait vu la justification de l’autogestion ; dans les années 1980, la décentration hors du travail des capacités d’épanouissement des individus ; depuis la moitié des années 1990, il y décèle un procès d’intellectualisation du capital qui réduit peu à peu l’assise matérielle de sa production : le communisme qui pourrait naître de ce procès serait alors une « société de l’intelligence ». A l’heure des machines automatiques, la connaissance devient, selon sa lecture de Marx, la force productive principale. Le travail dans sa forme immédiate cesse d’être la mesure de la richesse sociale qui dépend désormais du niveau  général de la science et du progrès de la technologie. Ce « travail immatériel » est dès lors impossible à quantifier, et met en crise la théorie marxienne de la valeur-travail.  L’immatériel affiche un certain optimisme quant aux possibilités émancipatrices que contient l’économie de la connaissance : il voit dans les partisans des logiciels libres et les communautés de « hackers » une forme de communisme traitant les connaissances comme un bien commun et dans lequel leur mise en commun abolirait le rapport d’échange, le rapport d’argent. Ces savoir-faire se soustrairaient, par nature, à la loi de la valeur et de l’échange marchand, et devraient conduire  nos sociétés à une situation d’abondance et de gratuité. Anticapitalisme et critique de la valeur Le brusque arrêt de l’emballement immobilier aux États-Unis en juillet 2007 et la crise bancaire internationale qui s’ensuit à l’autonome 2008 interrogent Gorz dans sa tentative de décrire le nouveau chemin pris par le capitalisme post-fordiste. Depuis les Métamorphoses du travail, Gorz a fait beaucoup de chemin : dans ce livre il s’efforçait de tracer les contours de l’autonomie pour mieux s’accommoder de l’inévitabilité et même du bien fondé de l’hétéronomie économique. Dans Capitalisme, socialisme, écologie, il sacrifiait à la thèse polanyienne d’un ré-encastrement de l’économie dans la politique et la société, avec là aussi le souci de sauver la raison économique. Dans Misères du présent, richesse du possible, enfin, l’autonomie créatrice restait dépendante de la circulation marchande par la distribution de moyens de paiement sous forme d’allocation universelle. Les solutions qu’il préconisait alors, qui proposaient un aménagement du capital mais jamais véritablement sa destruction ou son dépassement, lui semblent à présent moins pertinentes : l’économie capitaliste se...]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://sortirducapitalisme.fr/notes-de-lecture/willy-gianinazzi-andre-gorz-une-vie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
