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	<title>France &#8211; Sortir du capitalisme</title>
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	<description>Pour une critique émancipatrice du capitalisme</description>
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	<title>France &#8211; Sortir du capitalisme</title>
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		<title>Système monétaire, Etats-Unis, France. Une discussion avec le collectif Réalité.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 18:31:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Pour cet épisode, nous avons reçu Andrée, Kolia et Luca du collectif Réalité pour une discussion sur le capitalisme contemporain, et notamment son architecture monétaire, la place occupée par les Etats-Unis et la Chine, et les spécificités du capitalisme français. En détails, l&#8217;épisode contient : une introduction qui revient sur le collectif et ses motivations initiales, notamment ses motifs d&#8217;insatisfaction face à une théorie critique qui se situe souvent à des niveaux élevés d&#8217;abstraction sans médiations intermédiaires avec la réalité concrète une discussion autour du système monétaire international (14&#8242;), qui aborde entre autres le rôle des monnaies nationales &#8211; fortes ou faibles &#8211; et leur relation avec la notion d&#8217;impérialisme (16&#8242;) ; la place particulière et évolutive des Etats Unis (22&#8242;) qui aboutit à l&#8217;heure actuelle à un « non système monétaire » (31&#8242;) remis en cause par des conseillers économiques de Donald Trump tels que Stephen Miran (34&#8242;) une discussion autour d&#8217;une formation sociale nationale spécifique (45&#8242;), la France, avec un résumé à grands traits de l&#8217;histoire du capitalisme français et ses caractéristiques principales (47&#8242;), et ses conséquences pour les luttes actuelles et leur traduction dans une forme particulière de réformisme politique (56&#8242;) en conclusion, une présentation des thématiques qui seront abordées par le collectif Réalité dans de futurs articles (1h05) Ressources complémentaires : Le site du collectif Articles discutés dans l&#8217;émission Sur terrain instable, la fin d&#8217;un non-système monétaire Le grand détournement, la doctrine Miran et le choc Trump Misère et vanité de la voie française &#8211; Capitalisme en France, épisode 1 La fuite en avant &#8211; Capitalisme en France, épisode 2 Cet épisode a été enregistré le 3 Décembre 2025 au studio son de la Parole Errante.]]></description>
		
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		<title>La Révolution française. Luttes de classes, de genres et décoloniales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2020 13:40:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une émission d’histoire des luttes de classe, de genre et de décolonisation en France et à Saint-Domingue (Haïti) entre 1789 et 1804, à partir notamment de Bourgeois et bras-nus. Guerre sociale durant la Révolution française (Libertalia, 2013) de Daniel Guérin et de Les Jacobins Noirs. Toussaint Louverture et la Révolution de Saint-Domingue (Amsterdam, 2017) de C. L. R. James – avec Caroline Fayolle, historienne, maîtresse de conférences en histoire à l’Université de Montpellier III et autrice sur ce sujet de La femme nouvelle. Genre, éducation, révolution (1789-1830) (CHTS, 2017), de Le féminisme. Histoire et actualité (Presses Universitaires Blaise Pascal, 2018) et de plusieurs articles. La première partie (1 heure) comporte : Une genèse de la Révolution française comme produit des contradictions d’un Ancien Régime non-capitaliste incapable de se réformer face à une pression géopolitique anglaise capitaliste croissante, à partir d’une lecture des travaux du « marxisme politique » (ceux de George Comninel, de David McNally, de Stephen Miller et de Xavier Lafrance) ; Une présentation de Daniel Guérin et de Bourgeois et bras-nus, une histoire des luttes sociales et politiques des classes populaires urbaines face aux gouvernements (y compris « de gauche ») de la Première République (1792-1794), à contre-courant de l’historiographie réactionnaire, libérale, républicaine et même marxiste-jacobine ; Une sociologie des classes populaires parisiennes, des « sans culottes » de 1789 aux communards de 1870, et une description de leurs aspirations à une démocratie directe ; Une discussion des idées de Grachus Babeuf et du rapport de Guérin aux avant-gardes révolutionnaires ; Une analyse du rôle des guerres « révolutionnaires » dans la modification du rapport de force entre bourgeois et sans-culottes et entre factions politiques à partir de 1792 ; Une critique des lectures déterministes et objectivistes de la Révolution française et des aveuglements au sujet de Robespierre, communes aux républicains de gauche et aux léninistes ; Une analyse des dynamiques politiques de 1793-94 : ascension au pouvoir des Montagnards aux dépens des Girondins, élimination des Enragés, déchristianisation et son arrêt, élimination des hébertistes puis des dantonistes, renversement de Robespierre du fait de l’élimination de sa base populaire et de son autoritarisme ; Une conclusion au sujet de l’intérêt de relire Bourgeois et bras-nus aujourd’hui. La deuxième partie (30 minutes) comporte : Un rappel du rôle actif des femmes au sein du processus révolutionnaire, en dépit de leur relégation juridique comme « citoyennes passives » ; Une analyse féministe matérialiste de l’idéologie patriarcale des révolutionnaires (modèle d’une femme au foyer éduquant vertueusement ses enfants mâles futurs citoyens, contre l’anti-modèle de l’aristocrate centrée sur son plaisir et non sur ses enfants, celui des femmes savantes et celui des « femmes monstres » indépendantes et politiquement actives) ; Une analyse des stratégies féministes de cette époque (clubs féminins révolutionnaires – notamment en non-mixité –, pétitions, implications diverses en politique institutionnelle et extra-institutionnelle, pédagogies dégenrées…), des victoires de 1792 (droit au divorce et égalité de genre dans l’héritage), du backlash révolutionnaire anti-féministe et sexuellement répressif des années 1793-94 (interdiction des clubs féminins révolutionnaires et rappel à « l’ordre nature ») et de la contre-révolution du Directoire (interdiction des rassemblements publics de femmes et stigmatisation des « tricoteuses ») et de Napoléon ; Une conclusion au sujet des demandes de femmes sans-culottes d’une démocratie directe, au-delà du seul suffrage. La troisième partie (30 minutes) comporte : Une description de la société haïtienne, colonie française de plantation alors appelée Saint-Domingue, en 1789 ; Une histoire des débats en France en 1789-91 au sujet de l’abolition de l’esclavage et des droits des Noirs libres ; Un rappel de l’importance des rivalités géopolitiques franco-britanniques aux Caraïbes et du processus de fabrication de « la race » et de ses segmentations aux Antilles françaises ; Une histoire du processus d’(auto)émancipation des esclaves de l’insurrection de 1791 à l’abolition de 1793-94, en lien avec l’affrontement franco-britannique ; Une analyse intersectionnelle des transformations des rapports de genre post-abolition ; Une analyse critique du « néo-colonialisme » et de l’assimilationnisme raciste du Directoire (1794-1799) ; Un rappel de l’importance du « tournant consulaire » avec l’arrivée au pouvoir en 1799 de Bonaparte, héraut d’une restauration autoritaire des hiérarchies de classe, de genre et de race au travers (respectivement) du livret ouvrier, du Code Civil de 1804 et du rétablissement de l’esclavage notamment à Haïti ; Une brève histoire de l’expédition de 1802 en vue du rétablissement de l’esclavage et de son échec à Haïti, finalement indépendante en 1804 ; Une conclusion au sujet du conflit entre « l’universalisme » abstrait, mystificateur et unidimensionnel des dominant-e-s et l’universalisme concret, conflictuel, pluriel et des dominé-e-s. Liens Articles de Caroline Fayolle Écrire l’histoire pour agir dans le présent : Daniel Guérin et la Révolution française L’universalisme en conflit. Trois féministes européennes dans la Révolution française Quelques articles en lien ou évoqués Pratique et théorie de la démocratie directe : l&#8217;exemple des districts parisiens (1789-1790) Le mouvement démocratique dans les sections parisiennes (printemps 1790 &#8211; printemps 1792) « La biographie en mode mineur : les acteurs de Varennes ou le “protagonisme révolutionnaire” » Sites Révolution française et lutte des classes La Révolution et nous Émissions évoquées ou en lien L’émergence du capitalisme en Angleterre Fascisme, capitalisme et classe ouvrière Pour un anarchisme (pro)féministe Le contrat sexuel Notes de lecture Christine Delphy &#8211; L&#8217;ennemi principal. Économie politique du patriarcat Thomas Laqueur &#8211; La fabrique du sexe Paola Tabet &#8211; La grande arnaque Paola Tabet &#8211; La construction sociale de l’inégalité des sexes Vidéos « Utopie et Révolution : la figure de Gracchus Babeuf »]]></description>
		
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		<title>La grande révolte politique et existentielle de mai-juin 1968 – avec Ludivine Bantigny</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 May 2019 14:47:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À l’occasion du plus long mouvement social depuis Mai 68, une émission autour du grand mouvement de révolte politique et existentiel de mai-juin 1968, à partir de 1968. De grands soirs en petits matins (Seuil, 2018) – avec l’autrice, Ludivine Bantigny, historienne, maîtresse de conférences à l’Université de Rouen, également co-directrice sur ce sujet de « Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes ? » Le genre de l’engagement dans les années 1968 (Presses Universitaires de Rennes, 2017). La première partie de l’émission (50 minutes) comporte : Une présentation sélective de l’historiographie de Mai 68 ; Une présentation des aspects novateurs de l’ouvrage ; Une critique de l’expression des « Trente Glorieuses », masquant des inégalités profondes (de classe, de genre, de race et de régions), des conditions de travail et de vie difficiles, une montée du chômage, une multiplication des grèves, une fronde agricole particulièrement offensive, des manifestations de solidarité ouvriers-étudiants-paysans, une exploitation particulièrement forte des femmes et des immigré-e-s, un débordement des syndicats et des partis de gauche et une « insubordination ouvrière » croissante ; Une discussion des « sujets » de mai-juin 1968 : des étudiants, des ouvriers et des ouvrières (souvent jeunes), des employé-e-s, des lycéen-ne-s, des fonctionnaires, des intellectuel-le-s et des artistes, et de leurs rencontres, de leurs solidarités et de leurs (auto)critiques ; Une discussion des causes (sociales, culturelles, économiques) de mai-juin 1968 : prémisses d’une crise du capitalisme, accélération des cadences, refus des étudiant-e-s de devenir des cadres du capitalisme, révolte des jeunes… ; Une histoire des grèves de mai-juin 1968, de son caractère massif et national, et des modalités de mises en grèves, d’organisation et de lutte. La deuxième partie de l&#8217;émission (30 minutes) comporte : Une description des réactions du pouvoir face aux événements de mai-juin 1968, entre crise existentielle de Pompidou et de De Gaulle, tentative de division du mouvement étudiant et ouvrier, accords de Grenelle (« carotte ») et répression policière violente (« bâton »), dissolution des organisations d’extrême-gauche, alliance avec l’extrême-droite (amnistie des anciens de l’OAS et manifestation du 30 mai), mobilisation des forces de l’ordre, de l’armée et des militants gaullistes, expulsion d’étrangers, conspirationnisme gaulliste, propagande gouvernementale, « élections piège à cons » de juin 1968… le tout bénéficiant d’une complaisance du PCF et de la CGT. La troisième partie de l’émission (30 minutes) comporte : Une relecture de mai-juin 1968 comme une révolte existentielle et politique, avec ses affects joyeux (liée à une prise de parole, une interruption de l’ordinaire, une densification de l’expérience, une libération des chaînes capitalistes), ses mémoires vivantes (de la commune de Paris, du Front populaire, de la Résistance), ses angoisses (de manquer une opportunité révolutionnaire, que cette temporalité extra-ordinaire s’arrête, de faire l’objet d’une récupération), son imaginaire (ses rêves d’un futur radicalement nouveau, d’une société sans classes et sans argent, d’une abolition de la division sociale du travail, d’une société autogérée non-marchande ou au moins avec un contrôle ouvrier des entreprises) et sa méconnue lucidité (la conscience du caractère récupérable de ses mots d’ordre d’ « autogestion » et d’ « autonomie des universités ») ; Une présentation de la place des femmes et du féminisme au cours de mai-juin 1968 et son sillage ; Une critique du sexisme de mai-juin 1968, et en particulier des staliniens, des gauchistes et des situationnistes ; Une discussion du reflux de mai-juin 1968 et de ses causes (attitude contre-révolutionnaire des partis et des syndicats de gauche), de la réaction gaullienne et patronale, et de la décennie contestataire lui succédant ; Une analyse des transformations personnelles et des mutations anthropologiques nées de mai-juin 1968. Liens Émissions évoquées ou en lien Contre-histoire des grèves de 1936 et du Front populaire Une histoire des luttes féministes des années 1968 – entretien avec Christine Delphy Histoire de l’agriculture capitaliste en France De la misère en milieu étudiant. La critique situationniste du capitalisme et son dépassement émancipateur Entre Macron et Mélenchon, les classes moyennes salariées La Société du Spectacle, une introduction Raoul Vaneigem, une critique émancipatrice du capitalisme La révolution qui vient. De l’imaginaire du Grand Soir à la grève générale de 1906 Histoire des femmes et de leurs luttes au cours des années 1968 &#8211; avec Michelle Zancarini-Fournel La gauche national-étatiste au pouvoir en France. Une histoire critique (1944-1947 et 1981-1983) Brochure évoquée Contre le mythe autogestionnaire Film évoqué La reprise du travail aux usines Wonder]]></description>
		
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		<title>La guerre sociale en France. Les luttes des classes populaires à la « Belle Époque » (1905-1914)</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 13:11:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une histoire des luttes des classes populaires en France à la « Belle Époque » à partir de Le Temps des révoltes. Une histoire en cartes postales des luttes sociales à la « Belle Époque » (L’Échappée, 2015) et de Le goût de l’émeute. Manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la « Belle Époque » (L’Échappée, 2012) – avec l’auteure, Anne Steiner, maître de conférences à l’Université Paris 10 Nanterre, également auteure sur ce sujet de Les En-Dehors. Anarchistes individualistes et illégalistes à la Belle Époque (L’Échappée, 2008) et de Rirette l’insoumise (Mille Sources, 2013). Avec un rappel du contexte politique, social et syndical de l’époque; une histoire&#8230; de la grève des mineurs de Nord de mars-mai 1906 suite à la catastrophe de Courrières (1 099 morts). de la grève de 1905 des ouvriers producteurs de porcelaine de Limoges. des grèves des travailleurs des carrières de Draveil et de Villeneuve-Saint-Georges (région parisienne) de 1908 et de leur répression féroce (de pair avec celle du syndicalisme révolutionnaire). de la révolte des vignerons de Champagne et du Midi. de la grève et de l’émeute des ébénistes parisiens. de l’émeute en réaction à l’exécution du pédagogue anarchiste Francisco Ferrer. Avec une conclusion au sujet de l’horizon émancipateur des luttes des classes populaires en France à la « Belle Époque », celui d’une grève générale menée par un syndicat révolutionnaire en vue d’une sortie du capitalisme [1 heure 10 minutes]. Avec, plus généralement, une histoire des modalités de lutte de cette époque : blocage du processus de production, sabotage, chasse aux non-grévistes, attaque des contremaîtres, pillages des armureries, incendie des voitures de patrons, affrontements violents avec des policiers et surtout des détachements massifs de l’armée française (jusqu’à 33 000 soldats) qui font des dizaines de morts et des centaines de blessés et de mutilés, obsèques politiques, soupes populaires, caisses de solidarité, envoi des enfants dans des familles ouvrières d’un autre endroit, autoproduction collective de biens alimentaires, cuisine collective avec une réparation relativement égalitaire des tâches du point de vue du genre, dépassement partiel des clivages nationaux, aspirations plus ou moins fortes au communisme libertaire, saccage des maisons de patrons, destruction d’effigies des patrons, attaque de bâtiments publics, destruction des moyens de production et des produits, manifestations massives avec attaque de commerces non-solidaires des grévistes, attaque d’ambassades, dépavement des rues, sabotage des conduites de gaz… Et une histoire des motifs des luttes de cette époque : catastrophe provoquée par une négligence capitaliste, contremaître harceleur, exploitation forcenée sans jour de repos hebdomadaire, appauvrissement rural du fait d’une concentration capitaliste des moyens de production, concurrence extérieure trop forte, indignation internationale, etc. Liens Articles à ce sujet de l&#8217;invitée http://www.article11.info/?De-Firminy-a-Saint-Etienne-la http://www.article11.info/?1907-le-Premier-Mai-selon-Jacob http://www.article11.info/?Les-affranchies-de-Raon-l-Etape http://www.article11.info/?1910-Jules-Durand-charbonnier-et http://www.article11.info/?Biribi-ou-la-passion-d-Aernoult http://www.article11.info/?Anne-Steiner-Je-suis-convaincue http://www.article11.info/?Anne-Steiner-Pour-les-en-dehors-l http://www.article11.info/Anne-Steiner-La-periode-1905-1911 Émissions évoquées ou en lien La Révolution qui vient, de l&#8217;imaginaire du grand soir à la grève générale Une histoire du mouvement révolutionnaire 1881-1914 Football, mines de charbon: prestige capitaliste, résistances ouvrières, paternalisme et compensation spectaculaire de la crise Et l&#8217;anarchisme devint Espagnol (1868-1910) Contre histoire des grèves de 1936 et du Front Populaire Théorie critique du bolchevisme Histoire de l&#8217;agriculture capitaliste en France L&#8217;affaire Sacco-Vanzetti  ]]></description>
		
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		<title>Gilets jaunes</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jan 2019 21:54:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une analyse critique bienveillante du mouvement des gilets jaunes, au-delà d’un populisme acritique et d’un anti-fascisme réducteur – avec des membres d’Agitations autonomes, participant-e-s à ce mouvement. Avec une analyse des trajectoires du mouvement, d’un refus d’une hausse du prix du carburant à un blocage des ronds-points, des émeutes urbaines et des revendications variées ; de sa nature différente des mouvements sociaux traditionnels, puisqu’il s’agit principalement au départ d’une mobilisation des classes populaires péri-urbaines et rurales contre une nouvelle offensive fiscale dans une période de désengagement de « l’État-providence » ; du rapport au prix de l’essence, aux véhicules motorisés et aux déplacements des différentes classes ; du transfert des entrepreneurs aux ménages du poids des impôts ; de sa composition de classe (principalement des employé-e-s, des ouvrièr-e-s et des chômeurs, avec un faible interclassisme d’ailleurs déclinant au fil du temps, et moins important que celui des mouvements sociaux des syndicats, des étudiants et des fonctionnaires) ; de sa composition politique et de son idéologie populiste, citoyenniste et confuse, mais qui n’est guère spécifique à ce mouvement ; de sa « radicalisation » émeutière, d’où une condamnation politico-médiatique croissante ; de sa répression violente ; des transformations de l’espace, des transports et de l’habitat au cours des dernières décennies ; du rapport ambivalent des gilets jaunes à l’Etat, vu comme État bourgeois et en même temps comme potentielle solution sous une forme « participative » (avec, en arrière-fond, une nostalgie des « Trente Glorieuses ») ; de sa qualification comme « populisme par en bas » ou « démocratisme radical » ; de sa référence à la Révolution française (la Marseillaise, drapeaux français, volonté de rupture démocratique) mais pas au mouvement ouvrier ; des réactions du pouvoir ; du mouvement lycéen en parallèle ; et de la relative visibilisation des violences policières grâce au mouvement [1 heure] Liens Les analyses d’Agitations autonomes au sujet des gilets jaunes https://agitationautonome.com/2018/12/15/theses-sur-les-gilets-jaunes/ https://agitationautonome.com/2018/12/11/les-emeutes-des-ronds-points/ https://agitationautonome.com/2018/12/15/gilets-jaunes-discussion-entre-la-grece-et-la-france/ https://agitationautonome.com/2018/11/25/classes-dencadrement-et-proletaires-dans-le-mouvement-des-gilets-jaunes/ Autres analyses au sujet des gilets jaunes https://paris-luttes.info/+-mouvement-des-gilets-jaunes-+ https://carbureblog.com/2018/12/23/sur-le-fil-le-ric-la-gauche-et-les-gilets-jaunes/ https://carbureblog.com/2018/12/03/1er-decembre-2018-porter-plus-loin-le-desordre/ https://carbureblog.com/2018/11/27/gilets-jaunes-questions-pour-ceux-qui-cherchent-des-alliances/ https://dndf.org/?p=17332 https://dndf.org/?p=17341 https://grozeille.co/les-gilets-jaunes-et-lextreme-droite/ www.19h17.info/tag/analyse-gilets-jaunes/ https://lundi.am/gilets-jaunes Émissions évoquées ou en lien Vers une lutte anti-capitaliste généralisée, une analyse critique du mouvement étudiant et des cheminots Une analyse critique du mouvement sociale du printemps 2018 et sa défense du service public Une analyse critique du mouvement actuel et de ses perspectives (2016, loi Travail) Une analyse communisatrice du mouvement actuel (2016, loi Travail) Analyse critique du populisme Entre Macron et Mélenchon, les classes moyennes salariées Le maintien de l&#8217;ordre, une violence d&#8217;Etat militaro policière Une analyse critique des idées d&#8217;Etienne Chouard La gauche nationale étatiste au pouvoir en France. Une histoire critique (1944-1947, 1981-1983)]]></description>
		
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		<title>Histoire des femmes et de leurs luttes au cours des années 1968 &#8211; avec Michelle Zancarini-Fournel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 18:05:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les émissions]]></category>
		<category><![CDATA[1968]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Une émission d’histoire des femmes et de leurs luttes au cours des années 1968 – avec Michelle Zancarini-Fournel, historienne, professeure émérite d’histoire contemporaine à l’université de Lyon I, cofondatrice de la revue Clio. Femmes, Genre, Histoire, et auteure à ce sujet d’Histoire des femmes en France, XIXème-XXème siècles (PUR, 2005), de Le moment 68 : une histoire contestée (Le Seuil, 2008) et de Les luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours (La Découverte, 2016), et également co-directrice de 68. Une histoire collective (1962-1981) (La Découverte, 2018). Avec une brève présentation de Les luttes et les rêves et une explication du concept d’ « années 1968 » (1962-1981) ; avec une histoire des micro-insubordinations des femmes des années 1960 (utilisation de moyens contraceptifs – alors illégale – fournie par des plannings familiaux, et annonce d’une « guerre des sexes » par des femmes scientifiques) malgré le conservatisme du PCF et de l’Église catholique et un maintien de normes de genre contraignantes ; avec une histoire de l’essor des réflexions féministes au cours des années 1960 ; avec une critique féministe du « baby-boom » comme procréation forcée ; avec une genèse historique du MLF à partir de 1968, du FMA (« Féminin-Masculin-Avenir » devenu « Féminisme-Marxisme-Action » en 1969) et du sexisme des hommes gauchistes ; avec une évocation des grèves des femmes des années 68 pour des salaires égaux aux hommes et contre leurs conditions de travail (notamment en termes de harcèlement sexuel), et qui en même temps déstabilisent les rapports de genre (jusqu’à des volontés de non-mixité) ; avec une histoire du MLF (au prisme de ses connections transatlantiques) et du MLAC, jusqu’à leur éclatement respectif ; avec une histoire des féminismes provinciaux ; avec une histoire des tensions entre tendances du MLF et entre féministes hétérosexuelles et lesbiennes ; une mise en lumière des féministes racisées ; avec une discussion critique des thèses de Françoise Vergès dans Le ventre des femmes ; et enfin une conclusion au sujet des héritages et des ruptures des féminismes contemporains vis-à-vis de ceux des années 68 en termes de (non)mixité [1 heure 10 minutes]   Liens Émissions évoquées ou en lien Raoul Vaneigem, une critique émancipatrice du capitalisme Les luttes des femmes des années 1968 Pour un féminisme anti-colonialiste Pour une théorie matérialiste du racisme Pour un anarchisme pro-féministe Note de lecture évoquée Christine Delphy et Sylvie Chaperon, cinquantenaire du deuxième sexe Vidéo évoquée (« La reprise du travail aux usines Wonder ») https://www.youtube.com/watch?v=ht1RkTMY0h4  ]]></description>
		
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		<title>La gauche national-étatiste au pouvoir en France. Une histoire critique (1944-1947 et 1981-1983)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Oct 2018 10:15:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les émissions]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[réformisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Une histoire critique des expériences de gouvernement de gauche national-étatiste (PS-PCF) de 1944-1947 et de 1981-1983, autour de Quand la gauche essayait. Les leçons du pouvoir (1924, 1936, 1944, 1981) (Agone, 2018) de Serge Halimi (rédacteur en chef du Monde Diplomatique) – avec Sylvain de Zones Subversives. Avec une analyse critique de l’ouvrage de Serge Halimi, de sa volonté politique de tirer des leçons du passé pour un « bon » gouvernement de gauche national-étatiste en France au 21ème siècle (une illusion malheureusement toujours répandue), de son absence d’une théorie de l’État comme domination impersonnelle au service de lui-même et du capitalisme et comme domination de classe, de sa non-caractérisation des « acquis sociaux » comme résultats de compromis de classe et non comme réussite des « bons » gouvernements de gauche, de sa relativisation des contraintes impersonnelles du capitalisme même avec un protectionnisme et un étatisme prononcés, de son absence d’analyse critique de classe des politiciens de gauche national-étatiste et des classes moyennes. Avec une critique de l’expérience de 1944-1947 (« la Libération »), son absence de potentialités révolutionnaires, son caractère de compromis de classe et de sauvegarde du capitalisme sous l’égide de la SFIO, de De Gaulle et du PCF (qui demande au prolétariat de se sacrifier et ne pas faire grève au nom du productivisme capitaliste et de quelques réformes), sa relance et sa modernisation dirigiste, étatiste et technocratique du capitalisme français aux dépens des classes populaires, son étatisation des mutuelles ouvrières (« Sécurité sociale »), sa répression sanglante des mouvements de décolonisation (Algérie 1945, Indochine 1946-1954, Madagascar 1947). Avec une critique de l’expérience de 1981-1983 (début du septennat de Mitterrand), de ses causes (surenchère gauchiste de Mitterrand face au PCF et Michel Rocard, défaite et récupération du cycle de luttes des années 1968), de ses modalités (relance keynésienne, nationalisations, gouvernement PS-PCF, union sacrée des directions syndicales et neutralisation des contestations), de son échec prévisible du fait de la crise structurelle du capitalisme et de la concurrence mondiale, les conséquences de cet échec (politiques d’austérité, démobilisation générale face aux politiques néolibérales, discréditation des idées de transformation sociale, apologie de l’entreprise et du Marché, hausse des taux de profit), et son islamophobie anti-travailleurs racisés de l’automobile. Avec, enfin, un appel à ne pas se lancer dans un nouveau 1944 ou 1981 avec une France insoumise au pouvoir, avec son lot de désastres prévisibles (neutralisation des luttes sociales, désespoir lié à l’échec des réformes, montée de l’extrême-droite, comme après 1981-1983), mais plutôt à des mouvements anticapitalistes auto-organisés révolutionnaires : il faut tirer une leçon du passé de la gauche national-étatiste au pouvoir, mais pas celle de Serge Halimi [1 heure 10 minutes] Liens Émissions évoquées ou en rapport Vers une lutte généralisée. Une analyse critique du mouvement étudiant et des cheminots Mélenchon président, une expérience de pensée ironique Analyse critique des médias capitalistes et alter-capitalistes Analyse critique du mouvement de 2016 Du socialisme au populisme : une critique des idéologies politiques des intellectuels de gauche Analyse critique du populisme De la misère en milieu étudiant : la critique situationniste du capitalisme Contre histoire des grèves de 1936 et du Front Populaire Football, mines de charbon : paternalisme et compensation spectaculaire de la crise Histoire de l&#8217;agriculture capitaliste en France Entre Macron et Mélenchon, les classes moyennes salariées Articles évoqués ou en rapport https://agitationautonome.com/2018/06/21/la-mondialisation-et-le-proletariat-partie-1-restructuration-du-capitalisme/ https://agitationautonome.com/2018/06/24/mondialisation-et-proletariat-partie-2-comment-la-dette-et-la-loi-garantissent-les-bas-salaires/ Théorie communiste au sujet du caractère raciste du compromis issu des années 1944-1947 « Ce qui a conduit à la situation actuelle est la crise du modèle d’accumulation précédent (dit « fordiste ») et la restructuration qui s’en est suivie avec la désintégration du mouvement ouvrier et de l’identité ouvrière. […] Avec beaucoup de difficultés dues à l’histoire sociale et économique du pays, l’État-providence en France reposait sur une détermination du salaire régulée et centralisée par les conventions collectives et les accords nationaux […]. La contrepartie de cette politique de distribution arrachée à la classe capitaliste, avec la négociation centralisée des salaires et un taux d’emploi élevé était, du point de vue du capital, la paix sociale, la mobilité des travailleurs, le contrôle total sur les investissements aussi bien que sur l’organisation et la rationalisation du procès de production. Cette contrepartie c’était aussi l’appel massif à une main-d’œuvre immigrée pour les emplois les plus durs et les plus mal payés ce qui longtemps créa un effet de cliquet à la baisse et à la déqualification pour les « natifs ». […] Durant toute cette période, les salaires réels augmentèrent de façon régulière pour une grande partie de la classe ouvrière, le taux de chômage était très faible (0,6% en 1964) : les femmes et les immigrés jouant un rôle de cliquet à la baisse pour la partie « centrale » de la classe. […] Déjà comme le décrivait crûment Robert Linhart dans L’Etabli (chez Citroën) la répartition des emplois d’OS dans l’industrie était raciste : « Il y a six catégories d’ouvriers non qualifiés. De bas en haut : trois catégories de manœuvres (M1, M2, M3) ; trois catégories d’ouvriers spécialisés (OS1, OS2, OS3). Quant à la répartition, elle se fait d’une façon toute simple : elle est raciste. Les Noirs sont M1, tout en bas de l’échelle. Les Arabes sont M2 ou M3. Les Espagnols, le Portugais et les autres immigrés européens sont en général OS1 ; Les Français sont d’office OS2. » »  Discours de Thorez aux mineurs de charbon, à Waziers (Pas-de-Calais), 22 juillet 1945 « Produire, faire du charbon, c’est aujourd’hui la forme la plus élevée de votre devoir de classe, du devoir des Français. Hier, notre arme était le sabotage, l’action armée contre l’ennemi ; aujourd’hui, l’arme, c’est la production pour faire échec aux plans de la réaction. […] Les paresseux ne seront jamais de bons communistes, de bons révolutionnaires, jamais, jamais. »]]></description>
		
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		<title>L’autre Résistance. Les résistances au travail en France sous l’Occupation (1940-1944)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 13:43:33 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
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					<description><![CDATA[Une autre histoire de la Résistance, non pas celle des partisans mais des prolétaires parisiens qui résistaient au fascisme en résistant au travail – avec Michael Seidman, auteur à ce sujet de Transatlantic Antifascisms: From the Spanish Civil War to the end of World War II (Cambridge University Press, 2017) et d’Ouvriers contre le travail. Barcelone et Paris pendant les Fronts populaires (Senonevero, 2010). Avec une présentation du contexte répressif des résistances au travail en France sous l’Occupation allemande (menace d’arrestation ou de déportation) ; des différentes formes de résistance (grèves perlées, vols, absentésime) dans un contexte de « fascisation » du travail (allongement des journées de travail, moindres salaires, disciplinarisation accrue, interdiction des syndicats indépendants, service du travail obligatoire [STO] en Allemagne) et de difficultés croissantes (sous-alimentation) ; d’une montée des résistances au travail comme réaction à cette fascisation, comme manifestation d’une défiance croissante vis-à-vis de Vichy et de l’Allemagne nazie (et un soutien croissant aux Alliés) et comme entrée en Résistance « antifasciste » ; et de l’apogée de cette résistance en 1944 lorsqu’elle opère un sabotage massif des transports parisiens, montrant qu’une résistance au travail massive peut devenir politique et même révolutionnaire [30 minutes] Liens Les résistances au travail dans Barcelone en guerre et en révolution Histoire de l&#8217;agriculture capitaliste en France Une histoire des résistances au travail et de l&#8217;anti-travail]]></description>
		
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		<title>Histoire de l’agriculture capitaliste en France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jan 2018 17:19:06 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[L’agriculture capitaliste en France a été en bonne partie, historiquement, une agriculture « paysanne » familiale. La majorité des agriculteurs français ont certes été des victimes du processus d’intégration de l’agriculture au capitalisme des années 1880 à nos jours, mais cela n’empêche pas leur rôle de base électorale et de défenseurs (en 1848, en 1871 et en 1914) de la bourgeoisie française, leur accompagnement parfois enthousiaste de l’intégration de l’agriculture française au capitalisme (au cours des années 1950-1960) et l’exploitation de leurs femmes et de leurs enfants. Si une minorité d’agriculteurs s’est opposée à l’intégration toujours supérieure de l’agriculture française au capitalisme, de la révolte des vignerons de 1907 aux Paysans-travailleurs et leurs héritiers de la Confédération paysanne (avec même une critique du patriarcat agricole dans Les Paysans dans la lutte de classes de Bernard Lambert), elle n’est pas allée jusqu’au bout de la critique de l’agriculture capitaliste, c’est-à-dire de son caractère capitaliste même. Pour toutes ces raisons, on ne peut en rester à une critique de l’agro-business industriel, chimique, transgénique, néolibéral et de ses ravages, et faire une histoire de l’agriculture française comme l’éternelle résistance des paysans au capitalisme et à sa modernisation destructrice : il fallait donc faire une histoire complète (économique, sociale, politique) de l’agriculture capitaliste en France depuis son émergence au 18ème siècle, sans idéalisation de l’agriculture « paysanne » familiale, et invitant ses fractions critiques à aller jusqu’au bout de leur critique « anti-capitaliste » : jusqu’à une remise en cause du capitalisme lui-même – avec William de la critique de la valeur, excellent connaisseur des questions agricoles et de leur histoire. Avec une introduction de critique, d’une part, d’une histoire du « progrès » agricole et du « retard français », et, d’autre part, d’une histoire opposant une agriculture « paysanne » idéaliste et un agro-business considéré comme seul type d’agriculture capitaliste. Avec également un rappel de l’histoire de l’émergence de l’agriculture capitaliste en Angleterre aux 17ème-18ème siècles, avec une disparition précoce de la paysannerie anglaise qui contraste avec son maintien (relatif) en France jusqu’au 20ème siècle. Avec enfin une présentation des caractéristiques spécifiques de l’agriculture capitaliste en France au 19ème siècle : maintien des structures agraires d’Ancien Régime (forte auto-subsistance, faible intégration au Marché national), persistance de la paysannerie et de l’agriculture familiale, paysannerie comme base sociale de l’ordre bourgeois [Introduction, 20 minutes]. Avec une démonstration du caractère non-capitaliste de l’agriculture d’Ancien Régime (paysanne ou rentière-féodale), une histoire de la tentative ratée (1763-1789) de transformer celle-ci comme en Angleterre (avec de grandes propriétés, un triptyque propriétaire capitaliste – fermier capitaliste – ouvriers agricoles, une production quasi-exclusivement commerciale, un Marché agricole national, une abolition des droits d’usage), une histoire de l’intégration lente de l’agriculture française au capitaliste de 1789 jusqu’en 1880 (date de création du Ministère de l’agriculture), et enfin une histoire du rôle politique de la paysannerie durant cette période (d’abord classe révolutionnaire anti-féodale, puis base sociale de la bourgeoise française) [1ère partie, 50 minutes]. Avec une histoire de la lente modernisation de l’agriculture française des années 1880 aux années 1950, de la Grande Dépression de 1873-1896 (baisse des prix agricoles suite à une forte concurrence internationale entraînant un exode rural et une ruine des propriétaires rentiers, dynamique contrecarrée par un protectionnisme agricole) à la modernisation (régulation étatique des prix, tractorisation, chimisation, standardisation génétique des semences) de la 3ème République (crédit), du Front populaire, du régime de Vichy, de l’Occupation et de la 4ème République (1936-1958), malgré une permanence du « paysan » comme sujet mythique [2ème partie, 50 minutes]. Avec une histoire de la modernisation accélérée, violente et impitoyable de l’agriculture française des années 1960 aux années 1980, sous pression de l’État français, du Marché européen et du Marché mondial, avec une politique de concentration des terres (SAFER, indemnité viagère de départ, pas d’aides et de crédit pour des exploitations jugées non-rentables), une industrialisation de l’élevage, une exportation massive de marchandises agricoles et une diminution de moitié de la population agricole (élimination des moins rentables), mais avec un maintien du patriarcat agricole (demi-part des femmes au sein des GAEC, écrasante majorité de chefs d’exploitation, statut inférieur des femmes d’exploitants, double ou triple journée des femmes d’agriculteurs) et de « l’État-providence » agricole (Politique agricole commune, ses aides et sa régulation des prix), avant le « tournant néolibéral » des années 1980 (hausse des taux d&#8217;intérêts, faillite de nombreuses fermes, crise de la PAC, quotas laitiers, gel des terres céréalières) [3ème partie, 40 minutes]. Avec une conclusion rapide des grandes évolutions de l’agriculture capitaliste en France de 1992 (PAC transformée, néolibéralisation, aide directe aux producteurs en fonction des surfaces ou du nombre de bêtes et du type de production, agriculture familiale sous perfusion, montée des inégalités et de l&#8217;agro-business, ) à nos jours, puisqu&#8217;une majorité des grands enjeux de l’agriculture contemporaine (OGM, agriculture biologique, mort des sols, mort des abeilles, offensive de l’agro-business, biocarburants, etc.) seront traités dans une autre émission [Conclusion, 20 minutes]. Liens Autres émissions L’émergence du capitalisme anglais Le patriarcat agricole Articles http://www.palim-psao.fr/article-video-presentation-du-livre-la-grande-devalorisation-d-e-lohoff-et-n-trenkle-mres-lille-2-123911042.html]]></description>
		
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		<title>Contre-histoire des grèves de 1936 et du Front populaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 May 2017 17:18:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Alors qu’une offensive historique du capital est en préparation, une histoire des grèves de mai-juin 1936 et une critique du Front populaire – avec Charles Jacquier, historien, ancien responsable de collection (« Mémoires sociales ») aux éditions Agone, éditeur de Front populaire, révolution manquée de Daniel Guérin aux éditions Agone en 2013, de Grèves et joie pure de Simone Weil aux éditions Libertalia en 2016 et de Tout est possible ! Les gauchistes français (1929-1945) de Jean Rabaut aux éditions Libertalia en Mai-Juin 2017. Avec une histoire du changement de stratégie stalinienne (d’une négligence du danger fasciste à un « antifascisme » d’alliance aux partis bourgeois) de 1934 suite à son échec complet en Allemagne (accession au pouvoir du nazisme), aboutissant au Front populaire et à une réunification du syndicalisme français [1ère partie, 40 minutes]. &#160; Avec une histoire des grèves de Mai-Juin 1936 et des stratégies des minorités révolutionnaires (Trotsky, Pivert, Guérin du côté « maximaliste », Monatte, Weil, Ridel du côté « minimaliste »), une critique du Front populaire, une présentation-discussion de Grèves et joie pure de Simone Weil et une lecture d’extraits de cet ouvrage [2ème partie, 1 heure]. Avec, enfin, une histoire de l’offensive du capital de l’été 1936 aux défaites de 1938, aboutissant au désarmement du prolétariat face au conflit mondial [3ème partie, 20 minutes]. Liens Les ouvrages http://agone.org/memoiressociales/frontpopulairerevolutionmanquee/ http://editionslibertalia.com/catalogue/a-boulets-rouges/simone-weil-greves-et-joie-pure Recensions critiques http://www.zones-subversives.com/2013/11/daniel-guérin-et-le-front-populaire.html Critiques du Front populaire http://senonevero.communisation.net/IMG/pdf/ouvriersContreTravail.pdf https://www.infokiosques.net/lire.php?id_article=95 Autres émissions Histoire du syndicalisme révolutionnaire (1895-1914) 08 ans après une histoire de la révolution espagnole Le fascisme https://vosstanie.blogspot.fr/2015/09/emission-du-26-septembre-2015-radio.html]]></description>
		
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