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	<title>Belle Epoque &#8211; Sortir du capitalisme</title>
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	<description>Pour une critique émancipatrice du capitalisme</description>
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	<title>Belle Epoque &#8211; Sortir du capitalisme</title>
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		<title>Le temps des émeutes et des manifestations sauvages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2020 14:39:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En ces temps de mouvement social, un voyage au cœur des manifestations et des violences de rue à Paris au début du 20ème siècle à partir de Le goût de l’émeute. Manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la « Belle Époque » (L’Échappée, 2012) – avec l’auteure, Anne Steiner, maître de conférences à l’Université Paris 10 Nanterre, également auteure sur ce sujet de Le Temps des révoltes. Une histoire en cartes postales des luttes sociales à la « Belle Époque » (L’Échappée, 2015) et de Les En-Dehors. Anarchistes individualistes et illégalistes à la Belle Époque (L’Échappée, 2020). L’émission (50 minutes) comporte : Une définition de l’émeute, spontanée, imprévisible et violente, et de la manifestation, prévue, ritualisée et pacifique ; Une histoire du régime juridique des manifestations, complètement interdites (et donc brutalement réprimées) jusqu’en 1909, et peu encadrées légalement jusqu’en 1935 ; Une description des émeutes de 1909-1910 suite respectivement à l’annonce de l’exécution du pédagogue libertaire Francisco Ferrer en Espagne et à l’assassinat par un policier d’un ouvrier parisien ; Une généalogie de la distinction médiatique entre « manifestants » et « casseurs », recoupant celle du marxisme entre « prolétaires » et « lumpenprolétaires » ; Une discussion de « l’économie morale » des émeutes et des liens entre émeutiers et manifestants (souvent solidaires de ceux-ci, et ne considérant pas qu’il y ait d’incompatibilité entre manifestation et émeute) ; Un constat du retour de l’émeute et des manifestations sauvages au cours des dernières années face à l’échec du modèle du « mouvement social » et de ses manifestations massives encadrées, notamment en décembre 2018 avec l’émeute des gilets jaunes aux Champs-Élysées ; Une analyse du changement de l’économie morale des gilets jaunes, d’une subversion des règles de déclaration de manifestation en préfecture (mais accompagnée de discours pro-police) à une acceptation des techniques des « black blocks » ; Une discussion des similitudes et des différences entre les situations des manifestant-e-s parisien-ne-s de 1909-10 et ceux et celles d’aujourd’hui : degré de politisation, de répression judiciaire, etc. ; Une description des affaires Liabeuf et Durand et de leurs condamnations à mort respectives ; Une analyse des transformations de la répression judiciaire de la Belle époque à nos jours ; Une critique de la disqualification des mouvements contestataires comme réactionnaires sous Clémenceau et sous Macron. Liens Émissions évoquées ou en lien La révolution qui vient. De l’imaginaire du « Grand Soir » à la grève générale de 1906 La guerre sociale en France. Les luttes des classes populaires à la « Belle Époque » (1905-1914)]]></description>
		
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		<title>La guerre sociale en France. Les luttes des classes populaires à la « Belle Époque » (1905-1914)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 13:11:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une histoire des luttes des classes populaires en France à la « Belle Époque » à partir de Le Temps des révoltes. Une histoire en cartes postales des luttes sociales à la « Belle Époque » (L’Échappée, 2015) et de Le goût de l’émeute. Manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la « Belle Époque » (L’Échappée, 2012) – avec l’auteure, Anne Steiner, maître de conférences à l’Université Paris 10 Nanterre, également auteure sur ce sujet de Les En-Dehors. Anarchistes individualistes et illégalistes à la Belle Époque (L’Échappée, 2008) et de Rirette l’insoumise (Mille Sources, 2013). Avec un rappel du contexte politique, social et syndical de l’époque; une histoire&#8230; de la grève des mineurs de Nord de mars-mai 1906 suite à la catastrophe de Courrières (1 099 morts). de la grève de 1905 des ouvriers producteurs de porcelaine de Limoges. des grèves des travailleurs des carrières de Draveil et de Villeneuve-Saint-Georges (région parisienne) de 1908 et de leur répression féroce (de pair avec celle du syndicalisme révolutionnaire). de la révolte des vignerons de Champagne et du Midi. de la grève et de l’émeute des ébénistes parisiens. de l’émeute en réaction à l’exécution du pédagogue anarchiste Francisco Ferrer. Avec une conclusion au sujet de l’horizon émancipateur des luttes des classes populaires en France à la « Belle Époque », celui d’une grève générale menée par un syndicat révolutionnaire en vue d’une sortie du capitalisme [1 heure 10 minutes]. Avec, plus généralement, une histoire des modalités de lutte de cette époque : blocage du processus de production, sabotage, chasse aux non-grévistes, attaque des contremaîtres, pillages des armureries, incendie des voitures de patrons, affrontements violents avec des policiers et surtout des détachements massifs de l’armée française (jusqu’à 33 000 soldats) qui font des dizaines de morts et des centaines de blessés et de mutilés, obsèques politiques, soupes populaires, caisses de solidarité, envoi des enfants dans des familles ouvrières d’un autre endroit, autoproduction collective de biens alimentaires, cuisine collective avec une réparation relativement égalitaire des tâches du point de vue du genre, dépassement partiel des clivages nationaux, aspirations plus ou moins fortes au communisme libertaire, saccage des maisons de patrons, destruction d’effigies des patrons, attaque de bâtiments publics, destruction des moyens de production et des produits, manifestations massives avec attaque de commerces non-solidaires des grévistes, attaque d’ambassades, dépavement des rues, sabotage des conduites de gaz… Et une histoire des motifs des luttes de cette époque : catastrophe provoquée par une négligence capitaliste, contremaître harceleur, exploitation forcenée sans jour de repos hebdomadaire, appauvrissement rural du fait d’une concentration capitaliste des moyens de production, concurrence extérieure trop forte, indignation internationale, etc. Liens Articles à ce sujet de l&#8217;invitée http://www.article11.info/?De-Firminy-a-Saint-Etienne-la http://www.article11.info/?1907-le-Premier-Mai-selon-Jacob http://www.article11.info/?Les-affranchies-de-Raon-l-Etape http://www.article11.info/?1910-Jules-Durand-charbonnier-et http://www.article11.info/?Biribi-ou-la-passion-d-Aernoult http://www.article11.info/?Anne-Steiner-Je-suis-convaincue http://www.article11.info/?Anne-Steiner-Pour-les-en-dehors-l http://www.article11.info/Anne-Steiner-La-periode-1905-1911 Émissions évoquées ou en lien La Révolution qui vient, de l&#8217;imaginaire du grand soir à la grève générale Une histoire du mouvement révolutionnaire 1881-1914 Football, mines de charbon: prestige capitaliste, résistances ouvrières, paternalisme et compensation spectaculaire de la crise Et l&#8217;anarchisme devint Espagnol (1868-1910) Contre histoire des grèves de 1936 et du Front Populaire Théorie critique du bolchevisme Histoire de l&#8217;agriculture capitaliste en France L&#8217;affaire Sacco-Vanzetti  ]]></description>
		
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		<title>La révolution qui vient. De l’imaginaire du Grand Soir à la grève générale de 1906</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 11:20:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une émission au sujet du « Grand Soir » comme imaginaire politique révolutionnaire des années 1890-1900 et de la grève générale de 1906, autour de Le Grand Soir. Voyage dans l’imaginaire révolutionnaire et libertaire de la Belle Époque (Libertalia, 2017) – avec l’autrice, Aurélie Carrier. Avec une présentation du « Grand Soir » comme idée d’une destruction spontanée, violente et fulgurante du capitalisme, à rebours du réformisme progressiste des socialistes du milieu du 19ème siècle ; comme produit des luttes de classe et de la misère sociale ; comme héritage des moments révolutionnaires de 1792, de 1848 et de 1871 ; comme appropriation révolutionnaire de l’idée bourgeoise « fin-de-siècle » d’une décadence généralisée de sociétés occidentales au bord de l’effondrement, avec l’idée d’une régénération sociale suite à un effondrement du capitalisme ; comme millénarisme sécularisé anarchiste et comme romantisme révolutionnaire ; comme double dépassement du passé féodal et du passé bourgeois ; comme grève générale insurrectionnelle ; et comme mythe révolutionnaire mobilisateur et comme idéal pratique du syndicalisme révolutionnaire [1ère partie, 40 minutes] Avec une histoire des préparatifs du 1er mai 1906, conçue comme une journée de grève générale en vue d’une journée de travail de 8 heures ; avec un rappel de l’importance de la catastrophe de Courrières (1 099 morts) dans l’attitude de plus en plus combative des ouvriers et des ouvrières ; avec une description de l’effervescence et de l’attente quasi-millénariste de la grève générale du 1er mai 1906 ; avec une analyse du complotisme gouvernemental et de l’extrême-droite vis-à-vis des préparatifs du 1er mai 1906 ; avec un descriptif de l’ampleur du dispositif répressif déployé lors du 1er mai 1906 ; avec une analyse des conséquences de cette grève (mobilisation importante, mais échec des revendications et début du déclin du syndicalisme révolutionnaire) et ses suites (division du mouvement ouvrier entre une tendance bolchévique et une tendance réformiste, déclin de l’idée du « Grand Soir » malgré quelques résurgences circonstancielles) ; et avec une discussion de l’actualité de l’idée du « Grand Soir » [2ème partie, 40 minutes] Tous ces spoliés commencent à perdre patience et à s’acheminer vers la Révolution. Bientôt, peut-être, les ténèbres traversées de flammes du Grand Soir couvriront la terre. Puis viendra l’aube de joie et de fraternité. Et l’humanité nouvelle évoluera vers de splendides destins.  (Adolphe Retté, Le Libertaire, 1899). Liens L&#8217;éditeur http://www.editionslibertalia.com/ Émissions évoquées ou en lien Un siècle après l&#8217;affrontement inter-capitaliste, une histoire du mouvement révolutionnaire (1881-1914) Pour un anarchisme pro-féministe Du socialisme au populisme, une critique des idéologies politiques des intellectuels de gauche Théorie critique du bolchevisme Une analyse critique des idées d&#8217;Etienne Chouard Histoire de l&#8217;agriculture capitalise en France 80 ans après, une histoire de la révolution Espagnole Football, mines de charbon, prestige capitalise, résistances ouvrières, paternalisme et compensation spectaculaire de la crise Contre histoire des grèves de 1936 et du front populaire]]></description>
		
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		<title>Une histoire du mouvement révolutionnaire (1881-1914) – avec Guillaume Davranche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Jul 2016 16:21:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une émission de juillet 2016 d&#8217;histoire du mouvement révolutionnaire, libertaire et anti-guerre de 1881 jusqu’à 1914, avec Guillaume Davranche, auteur de Trop jeunes pour mourir. Ouvriers et révolutionnaire face à la guerre (1909-1914) aux éditions L’insomniaque/Libertalia (2014). La première partie de l’émission (1h15) est consacrée, après une introduction de critique du rôle de l’État français dans l’engrenage vers l’affrontement de 1914-1918, au mouvement révolutionnaire (et surtout aux libertaires/anarchistes) de 1881 jusqu’en 1909 (phase insurrectionnaliste 1880-1889, phase grève-généraliste 1889-1901, phase « héroïque » du syndicalisme révolutionnaire 1901-1909). La deuxième partie de l’émission (1h15) est consacrée à un résumé de certaines parties de Trop jeunes pour mourir, notamment celles consacrées aux mutations du courant anarchiste-communiste, au syndicalisme révolutionnaire, au mouvement de grève des cheminots de 1910, au mouvement anti-guerre, aux revirements de La Guerre Sociale, au Parti Socialiste et aux derniers jours d’avant-guerre. Liens Le livre Introduction (juillet 2016) Un siècle après Verdun, les mensonges de l’histoire officielle demeurent : celui d’un État français pacifique et « agressé », n’ayant pas cherché une guerre généralisée, et celui d’une France unanimement belliciste (« la fleur au fusil »). L’Etat français était pourtant un des principaux responsables de l’engrenage qui allait conduire à une guerre meurtrière (plus de 10 millions de morts en Europe, principalement des jeunes prolétaires) : d’abord parce qu’il s’était, pour répondre impératifs de croissance d’un capitalisme national étouffant dans ses frontières, à ses demandes de débouchés, de matières premières et de main-d’œuvre quasi-gratuite, lancé dans une aventure coloniale qui avait attisé des tensions inter-impérialistes avec l’Allemagne au sujet du Maroc en 1906 et en 1911 ; ensuite parce qu’il souhaitait, au travers d’une guerre avec l’Allemagne, reprendre l’Alsace-Lorraine, pour des raisons idéologico-politiques (« la Revanche ») et économiques (mines, industries, réserves de charbon et de fer), et qu’il avait noué un système d’alliance en conséquent (avec l’Angleterre, qui voyait dans l’Allemagne son principal rival commercial, industriel et maritime, et avec la Russie tsariste, qui avait des ambitions territoriales sur les Balkans, d’où allait partir l’affrontement), lequel système d’alliance allait l’entraîner mécaniquement dans une guerre qu’il avait de toute façon voulue (et préparée) ; enfin parce qu’au cours des dernières années, des derniers mois comme des derniers jours précédant l’entrée en guerre, l’Etat français avait multiplié les signes belliqueux : loi des trois ans de service militaire, renforcement de l’alliance avec la Russie, matraquage belliciste, répression des mouvements anti-guerre, aucune tentative d’empêcher l’engrenage au cours des derniers jours, fausses rumeurs visant à une déstabilisation du mouvement anti-guerre&#8230; L’Etat français voulait cette guerre, même s’il l’aurait souhaitée rapide, complètement victorieuse (il avait formulé des buts de guerre délirants après coup, comme l’annexion d’une partie de l’Allemagne, cf. L’or et le sang. Les buts de guerre économiques de la Première Guerre mondiale de George-Henri Soutou), avec peu de pertes, et il l’a eu longue, destructrice, meurtrière de millions de prolétaires ; mais qu’on se rassure, en-dehors de pertes territoriales initiales, l’économie française s’est bien portée, surtout l’industrie de l’armement et ses profits considérables (cf. Les profiteurs de guerre 1914-1918 de François Bouloc), faisant trimer des millions de prolétaires dans des conditions difficiles et envoyant mourir des millions d’autres. La République, l’État français, d’autre part, n’a pas eu, malgré un matraquage nationaliste-belliciste incessant, malgré une répression violente des oppositions à son bellicisme (déportation des déserteurs et des réfractaires, perquisitions-emprisonnement des opposants, répression des manifestations&#8230;), malgré l’intox’, une population unifiée derrière elle : jusqu’aux derniers jours, elle s’est heurtée à un important mouvement de contestation, composée de dizaines de milliers de prolétaires, de syndicalistes révolutionnaires et d’anarchistes-communistes, lequel seul peut-être loué pour ses tentatives d’empêcher une guerre meurtrière (contrairement au Parti socialiste et à certaines pontes du syndicalisme), et qui est pourtant complètement passé sous silence aujourd’hui.]]></description>
		
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