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	<title>antisémitisme &#8211; Sortir du capitalisme</title>
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	<description>Pour une critique émancipatrice du capitalisme</description>
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	<title>antisémitisme &#8211; Sortir du capitalisme</title>
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		<title>Contre Heidegger. Une critique matérialiste et antiraciste d’Être et temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 03:13:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[&#160; Un épisode d’analyse critique d’Être et temps (1927), l’opus magnum de Martin Heidegger, à partir de Critique matérialiste d’Être et temps de Martin Heidegger (L’Harmattan, 2025) – avec l’auteur Benoit Bohy-Bunel, professeur de philosophie et militant communiste libertaire, également auteur de Approche matérialiste de la Critique de la raison pure (L’Harmattan, 2022). L’épisode (1 heure 30 minutes) comporte : Un exposé des raisons qui ont poussé l’auteur à s’intéresser de plus près à Être et temps de Martin Heidegger : son passé nazi, l’antisémitisme des Cahiers noirs, et la publication des travaux de Peter Trawny, Emmanuel Faye et Donatella Di Cesare (1’) ; Une présentation de la philosophie de l’être et de l’étant chez Heidegger (7’) ; Une discussion sur le Dasein, les différences entre Heidegger, Michel Henry et Henri Bergson, et la critique adornienne de Heidegger (17’) ; Une critique de l’anti-humanisme, du nationalisme et de l’anthropocentrisme de Heidegger (24’) ; Une analyse critique du concept d’authenticité chez Heidegger, son sens profondément éco-nationaliste et raciste, et son héritage dans l’écologie réactionnaire et une partie de la critique de la technique (40’) ; Une contextualisation d’Être et temps, écrit dans une Allemagne en crise et marqué par un fort mouvement nationaliste völkisch (45’) ; Une critique du philhellénisme de Heidegger, caractéristique du nationalisme raciste völkisch (46’) ; Une défense de la méthode d’interprétation matérialiste d’Être et temps, qui en fait un manifeste situé pour une renaissance d’une grande Allemagne, forte spirituellement, d’où son ralliement ultérieur au nazisme, même s’il s’en détachera progressivement en raison du « matérialisme » (au sens de manque de spiritualité) technophile et industrialiste des Nazis une fois au pouvoir (51’) ; Une analyse de l’anticapitalisme tronqué de Heidegger, qui fait l’apologie de la petite production marchande des paysans, qu’il oppose au « parasitisme » des marchands, qu’il associe aux juifs (55’) ; Une critique du caractère antisémite de l’anti-humanisme et de l’anti-cosmopolitisme de Heidegger (1h05’) ; Une analyse de la prétention heideggerienne à identifier germanité et humanité comme impérialiste et raciste (1h10’) ; Une critique du caractère antisémite de la critique de la science moderne de Heidegger, qui s’inscrit dans la promotion d’une « science allemande » concrète et dans le rejet d’une « science juive » abstraite, incarnée notamment par Einstein, dans l’Allemagne des années 1920-1930 (1h12’) ; Une conclusion sur la nécessité de rejeter les anti-Lumières comme Heidegger et de dépasser les apories de l’universalisme abstrait et tendanciellement raciste, sexiste et bourgeois des Lumières, au profit d’un universalisme concret (1h16’) ; Une critique du caractère anti-ouvrier, raciste et sexiste de la philosophie de Heidegger (1h20’) ; Un rappel de l’importance d’analyser la pensée réactionnaire en temps de crise, que ce soit celle de Heidegger dans l’Allemagne des années 1920 ou celle de l’extrême-droite antisémite d’aujourd’hui, pour mieux la combattre (1h23’) ; Une critique des tentatives d’appropriation à gauche de la pensée de Heidegger (1h24’). Liens Nos autres émissions avec Benoit Bohy-Bunel Nietzsche, penseur rebelle ? Au-delà des Lumières capitalistes, contre l’extrême-droite anti-Lumières L’antisémitisme des philosophes allemands à l’extrême-droite néo-païenne actuelle Nos notes de lecture de critique de Heidegger Peter Trawny – Heidegger et l’antisémitisme Emmanuel Faye – Heidegger, l’introduction du nazisme dans la philosophie Emmanuel Faye – Arendt et Heidegger. Extermination nazie et destruction de la pensée Donatella Di Cesare – Heidegger, les juifs, la Shoah Nos émissions sur l’antisémitisme allemand völkisch et nazi Aux racines historiques de l’idéologie nazie Aux racines de l’extermination des juifs d’Europe Crédits Un jingle d’Armand Paris à partir d’une musique libre de droits de Vivaldi – The Four Seasons « Summer » – Presto – RV 315 de GregorQuendel (Pixabay). Un entretien de 2018 d’Armand Paris. Un montage minimal et une présentation d&#8217;Armand Paris.]]></description>
		
		
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		<title>Penser l’articulation entre la lutte contre l’antisémitisme et la lutte contre le colonialisme israélien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Dec 2024 00:53:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dans un contexte de montée de l’antisémitisme en France, de guerre coloniale à Gaza, et plus récemment de polémique sur le caractère antisémite des violences à Amsterdam en novembre 2024, un épisode qui vise à poser les jalons d’une articulation entre la lutte contre l’antisémitisme et la lutte contre le colonialisme israélien – avec Armand Paris de l’équipe de Sortir du capitalisme. L’épisode (1 heure 20 minutes) comporte : Une présentation du projet de cette émission : penser l’articulation entre montée de l’antisémitisme et violence coloniale en Palestine, d’une part, et entre lutte contre l’antisémitisme et lutte contre le colonialisme israélien, d’autre part [1min47sec] Une critique des réactions à gauche face à la montée de l’antisémitisme dans un contexte de guerre coloniale à Gaza : d’un côté, celles et ceux qui se focalisent sur l’instrumentalisation croissante par les Etats occidentaux et Israël de cette montée de l’antisémitisme pour justifier les crimes du colonialisme israélien et la répression du mouvement pro-palestinien, au prix d’une minimisation ou d’une négation de la montée de l’antisémitisme en France ; d’un autre côté, celles et ceux qui vont se focaliser sur la montée de l’antisémitisme, mais en niant ou minimisant au passage le caractère intrinsèquement colonial de l’Etat d’Israël en tant qu’Etat refuge des Juifs face à l’antisémitisme mondial, participant ainsi malgré elles et eux à l’agenda idéologique dominant qui fait de l’Etat d’Israël un Etat qui n’est pas intrinsèquement colonial et du mouvement pro-palestinien ou antisioniste un mouvement tendanciellement antisémite [3min25sec] Une présentation des questions auxquels nous répondons dans cette émission : Comment expliquer la montée de l’antisémitisme à chaque épisode sanglant du colonialisme israélien ? Comment expliquer la dimension antisémite d’une partie des critiques de l’Etat d’Israël ? Peut-on lutter simultanément contre l’antisémitisme et contre les crimes du colonialisme israélien, et si oui, comment ? [8min23sec] Une critique des impasses des polémiques à gauche sur l’antisémitisme depuis le 7 octobre [14min23sec] Thèse n°1 : la montée de l’antisémitisme concomitante aux crimes coloniaux israéliens ne peut s’expliquer que par l’existence au préalable d’un antisémitisme plus ou moins fort dans la population [15min58sec] Thèse n°2 : l’antisémitisme est la personnalisation racialisante non seulement du capital financier et mondialisé [Stoff], mais aussi du colonialisme « sioniste » et de l’impérialisme « américano-sioniste », consistant à incarner le colonialisme israélien dans un groupe racialisé, les Juifs du monde entier [21min40sec] Thèse n°3 : un des moteurs du ressentiment antisémite en France est la racialisation « bienveillante » (comme on parle de « sexisme bienveillant ») des juifs de France comme « minorité modèle » qui serait bien intégrée, laïque et travailleuse, et a contrario des « minorités repoussoirs », notamment les populations musulmanes et romani [23min] Thèse n°4 : cette racialisation « bienveillante » n’exclue pas une poursuite de la racialisation péjorative des Juifs comme communautaristes ou réactionnaires, à l’extrême-droite comme parfois à gauche [27min36sec] Thèse n°5 : l’antisémitisme actuel en France est une combinaison du complotisme antisémite assimilant les Juifs à un pouvoir mondial et du ressentiment à l’égard des Juifs de France comme « minorité modèle » associée à Israël et qui serait « favorisée » par l’Etat, notamment en termes de politique mémorielle – d’où un négationnisme de la Shoah – et d’alignement géopolitique avec l’Etat d’Israël [29min20sec] Thèse n°6 : l’antisémitisme actuel est notamment un produit du discours des Etats occidentaux identifiant leurs communautés juives nationales à Israël, favorisant l’équation antisémite entre Juifs et crimes coloniaux israéliens [29min58sec] Un retour sur l’antisémitisme de Soral et Dieudonné [34min09sec] Thèse n°7 : l’essouflement des luttes pro-palestiennes dans les années 2000 a été un terreau favorable à une appropriation croissante de « l’antisionisme » par des antisémites d’extrême-droite comme Dieudonné et Soral, même s’il y a toujours eu une frange antisémite se réclamant de l’antisionisme [37min14sec] Thèse n°8 : il y a une urgence morale, politique et stratégique à faire plus de formations contre l’antisémitisme dans les mouvements pro-palestiniens et contre le colonialisme israélien dans les mouvements de lutte contre l’antisémitisme, et ce en articulant les deux problématiques sans les rabattre l’une sur l’autre, de manière à lutter contre les impasses de chaque mouvement et contre leur suspicion respectivement à l’égard de la lutte contre l’antisémitisme et à l’égard de la lutte pro-palestinienne [42min56sec] Thèse n°9 : lutter contre l’antisémitisme implique de ne pas exceptionnaliser « négativement » l’Etat d’Israël comme Etat super-impérialiste tout-puissant et maléfique, ni de l’exceptionnaliser « positivement » comme Etat refuge intrinsèquement émancipateur, mais d’en faire un Etat colonial de peuplement parmi d’autres, avec ses spécificités mais aussi ses caractéristiques communes avec d’autres colonisations de peuplement [52min02sec] Thèse n°10 : il faut arrêter de séparer la lutte contre l’antisémitisme de la lutte antiraciste, et réciproquement, il faut combattre la montée réelle de l’antisémitisme y compris dans nos rangs [57min23sec] Thèse n°11 : on ne pourra rallier le mouvement pro-palestinien à la lutte radicale contre l’antisémitisme qu’en étant radicalement anticolonialistes, et on ne pourra réconcilier une partie des Juifs de France avec la gauche qu’en étant radicalement contre l’antisémitisme [1h20sec] Thèse n°12 : il y a de l’antisémitisme à gauche, et même de gauche lorsqu’il se cache derrière un discours anticolonialiste de gauche, et il faut le combattre en tant que tel [1h08min51sec] Thèse n°13 : au-delà de savoir si Mélenchon est antisémite, il est clair que certains de ses discours peuvent nourrir un imaginaire antisémite, une interprétation antisémite du monde, et c’est une faute morale et politique grave [1h12min50sec] Une discussion sur l’articulation entre populisme et antisémitisme [1h13min46sec] Une conclusion sur l’articulation entre lutte contre l’antisémitisme et lutte contre le colonialisme israélien [1h20min45sec] Liens Nos émissions sur l’antisémitisme Repenser l’antisémitisme pour mieux le combattre L’antisémitisme des philosophes allemands à l’extrême-droite néo-païenne actuelle Aux racines historiques de l’idéologie nazie Aux racines de l’extermination des juifs d’Europe La destruction des juifs d’Europe (1933-1945) Nos émissions sur le colonialisme israélien Colonisation de peuplement : aux racines du « conflit israélo-palestinien » Le nettoyage ethnique de la Palestine, 1948 : moment fondateur de l’Etat colonial d’Israël Israël-Palestine : colonialisme, classes et capitalisme Crédits Un jingle d’Armand Paris à partir d’une musique libre de droits de Vivaldi – The Four Seasons « Summer » – Presto – RV 315 de GregorQuendel (Pixabay). Un entretien de Vincent Lebovici avec Armand Paris. Un montage et une présentation minimales d’Armand Paris.]]></description>
		
		
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		<title>Colonisation de peuplement : aux racines du « conflit israélo-palestinien »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jun 2024 18:30:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En commémoration de l&#8217;expulsion forcée d&#8217;environ 750 000 Palestinien-ne-s en 1947-1948 (la Nakba), un épisode en plusieurs parties qui va aux racines du « conflit israélo-palestinien », de l&#8217;Etat d&#8217;Israël et du massacre à Gaza : la colonisation de peuplement. La première partie (1 heure 10 minutes) comporte : Une critique des différentes approches dominantes du « conflit israélo-palestinien », y compris à l’extrême-gauche, vus uniquement au travers du prisme de l’antisémitisme, des résolutions de l’ONU, de l’anti-impérialisme… ; Une analyse critique de « l’exceptionnalité d’Israël » : en réalité, une colonisation de peuplement semblable à d’autres (effectuée par des persécutés fuyant leurs pays d’origine, avec l’appui de puissances impérialistes, et aux détriments des populations locales), malgré des spécificités irréfutables (une colonisation de peuplement tardive, avec une « métropole » seulement de 1917 à 1939, et effectuée par des persécutés fuyant l’antisémitisme européen) ; Une présentation du mouvement sioniste (avant 1948) et de l’Etat d’Israël (après 1948) comme colonisation de peuplement visant à l’expulsion forcée plutôt qu’à l’exploitation des populations autochtones, à l’instar des colonisations de peuplement blanches d’Amérique du Nord et de l’Australie, et par contraste avec l’Algérie française et l’Afrique du Sud de l’Apartheid, d’où une pérennité supérieure à ces dernières ; Une analyse des conséquences du colonialisme de peuplement sur les rapports de classe et les alliances de classe en Israël et en Palestine ; Une critique des positions antideutsch et sionistes de gauche ; Une discussion des liens entre antisémitisme, antisionisme et anticolonialisme ; Un appel à refuser l’exceptionnalisation de l’Etat d’Israël dans un sens antisémite (qui en fait un Etat omnipotent, dirigeant la politique étrangère des Etats-Unis, fomentant des guerres et des crises, et incarnant seul le colonialisme contemporain) ou prosioniste (qui en fait un simple Etat refuge des juifs, démocratique à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues, et fondamentalement différent des colonisations de peuplement historiques). La deuxième partie (50 minutes) comporte : Une rétrospective du jeu des grandes puissances vis-à-vis des minorités dans l&#8217;empire ottoman en déclin de la deuxième moitié du 19ème siècle ; Une histoire de l&#8217;émergence du sionisme comme produit de l&#8217;antisémitisme, du nationalisme et du colonialisme européens ; Une analyse du rôle de l&#8217;empire britannique de 1917 (déclaration Balfour) à 1939 (arrêt de l&#8217;immigration juive en Palestine) dans l&#8217;émergence d&#8217;un proto-Etat israélien et dans l&#8217;écrasement des oppositions palestiniennes au projet sioniste ; Une discussion des spécificités et des similarités du sionisme avec d&#8217;autres mouvements de colonisation de peuplement ; Une brève histoire de l&#8217;expulsion violente des Palestiniens en 1947-48, la Nakba. Liens Autres émissions à ce sujet Israël-Palestine : colonialisme, classes et capitalisme Pour aller plus loin Nur Masalha, Expulsion of the Palestinians. The Concept of « Transfer » in Zionist Political Thought, 1882-1948, Washington DC, Institute for Palestine Studies, 1992 ; Gershon Shafir, Land, Labor and the Origins of the Israeli-Palestinian Conflict, 1882-1914, Berkeley, University of California Press, 1996 ; Zachary Lockman, Comrades and Enemies. Arab and Jewish Workers in Palestine, 1906–1948, Berkeley, University of California Press, 1996 ; Ilan Pappe, La guerre de 1948 en Palestine : Aux origines du conflit israélo-arabe, Paris La Fabrique, 2000 ; Ilan Pappe, Une terre pour deux peuples : Histoire de la Palestine moderne, Paris, Fayard, 2004 ; Ilan Pappe, Les dix légendes structurantes d’Israël, Paris, Les Nuits rouges, 2022 ; Ilan Pappe, Le nettoyage ethnique de la Palestine, Paris, La fabrique, 2024. Extraits sonores de l&#8217;épisode]]></description>
		
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		<title>Repenser l&#8217;antisémitisme pour mieux le combattre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jun 2021 16:25:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les émissions]]></category>
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					<description><![CDATA[Une émission pour (re)penser et mieux combattre l&#8217;antisémitisme en France aujourd&#8217;hui &#8211; avec des membres du collectif stoff, auteur sur ce sujet d&#8217;un article dans leur revue. L’émission (1 heure) comporte : Une critique des théories réductionnistes à droite (« nouvelle judéophobie ») et à gauche de l&#8217;antisémitisme (comme n&#8217;étant qu&#8217;un phénomène mineur instrumentalisé à des fins racistes et colonialistes, comme simplement moralement ou stratégiquement mauvais, comme proto-critique du capitalisme et du colonialisme, ou comme n&#8217;étant qu&#8217;un anticapitalisme tronqué) ; Une critique de l&#8217;idée d&#8217;une « nouvelle judéophobie » ; (Pierre-André Taguieff) Une définition de l&#8217;antisémitisme comme forme spécifique de racialisation basée sur une représentation des juifs comme personnalisations des rapports de domination capitalistes, racialisation inscrite dans des rapports de classe et de genre ; Une analyse critique des motifs d&#8217;adhésion politiques, socio-économiques et cognitifs aux discours antisémites, notamment en termes de ressentiment vis-à-vis d&#8217;une supposée meilleur situation matérielle et symbolique des juifs vis-à-vis des Arabes, des Noirs et des Blancs ; Une explication du titre de l&#8217;article « Plus blancs que blancs ? » (l&#8217;antisémitisme contemporain faisant des juifs des sur-intégrés, des « surblancs », et non plus des étrangers) et une critique du réductionnisme et du schématisme de Houria Bouteldja ; Un rappel du caractère complexe et pluriel des processus de racialisation, qui ne peuvent être réduits aux formes (post)coloniales et post-esclavage de racialisation, ou à un anticapitalisme tronqué ; Un appel à une analyse matérialiste de l&#8217;antisémitisme non pas basé sur des catégories économiques abstraites (valeur d&#8217;échange / valeur d&#8217;usage) mais sur des réalités socio-économiques et psychiques (elles-mêmes socialement conditionnées) ; Une analyse critique du concept de « racisme d&#8217;Etat » et de ses limites théoriques et politiques ; Une critique des limites de l&#8217;analyse de l&#8217;antisémitisme de Werner Bonefeld ; Un appel à un dépassement de la concurrence des anti-racismes à un niveau théorique et politique ; Une proposition d&#8217;analyse des mécanismes d&#8217;adhésion à l&#8217;antisémitisme et à l&#8217;islamophobie ; Une discussion du texte de Baldwin « Les Noirs sont antisémites parce qu&#8217;ils sont anti-Blancs » Une définition de la lutte contre l&#8217;antisémitisme comme une lutte dans la lutte, qu&#8217;elle prenne une forme antifasciste ou d&#8217;auto-défense antiraciste ; Une analyse de l&#8217;antisémitisme comme limite aux luttes et comme forme contre-révolutionnaire des luttes des classes et des luttes antiracistes. Une conclusion en forme d&#8217;appel à une pluralité d&#8217;analyses et de luttes antiracistes. Liens Articles évoqués ou en lien Formes perverties d&#8217;anti-capitalisme et éléments de l&#8217;antisémitisme Les Noirs sont antisémites parce qu’ils sont antiblancs La revue Le site Pour commander un exemplaire]]></description>
		
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		<title>Par-delà conspirationnisme et anti-conspirationnisme conservateur. Une analyse matérialiste critique des conspirationnismes à l&#8217;ère du coronavirus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Nov 2020 16:40:35 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[covid19]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’occasion du débat enflammé autour du documentaire Hold-Up, une analyse matérialiste critique des conspirationnismes et de leurs différentes variantes, qui s’attaque prioritairement aux conspirationnismes dirigés contre des minorités raciales plutôt qu’à ceux fondés sur un anticapitalisme tronqué, qui s’en prend non pas seulement au conspirationnisme antisémite des racisés mais aussi aux conspirationnismes des blancs, des bourgeois et des États, et qui critique l’anti-conspirationnisme conservateur et son refus d’analyse des conspirationnismes comme des contestations politiques et des théories critiques, tout en se gardant bien d’en faire des vecteurs de politisation émancipateurs ou des théories éclairantes – Avec Leuh Ki, bon connaisseur de ces questions, et membre du collectif Agitations. L’émission (1 heure) comporte : Une opposition entre une analyse matérialiste et une analyse conspirationniste de l’histoire, la première raisonnant en termes de rapports de domination et de compétition structurels ou de processus impersonnels, l’autre en termes de machination ourdie par une minorité secrète et malveillante, notamment à travers l’exemple du coronavirus et du documentaire Hold-Up ; Une distinction entre conspirationnisme, théorie totale d’explication de l’histoire comme produit d’une même conspiration déclinée en une multitude de complots, et théorie du complot, théorie spécifique d’explication d’un phénomène social, politique, économique ou géopolitique en termes de complot ; Une critique de l’anti-conspirationnisme conservateur, psychologisant et teinté de mépris de classe (et raciste) de Conspiracy Watch et de Pierre-André Taguieff ; Une critique de l’anti-conspirationnisme confusionniste de l’Institut Jean Jaurès, qui place sur un même plan l’adhésion à une théorie du complot antisémite et à une théorie du complot anti-multinationales ; Une analyse matérialiste de l’adhésion aux théories conspirationnistes, basée sur une politisation des indignations individuelles, une volonté d’identifier des figures responsables de leur malheur et une recherche d’analyses alternatives aux médias dominants, même si elles aboutissent toujours à une impasse théorique et politique ; Une distinction entre théories conspirationnistes explicitement racistes ou antisémites et théories conspirationnistes anti-dominants, même si ces dernières peuvent toujours basculer sur un mode antisémite, islamophobe ou encore sinophobe ; Un rappel qu’une analyse matérialiste considère qu’il existe bien des agissements secrets des dominants au sein des entreprises et des États, que ceux-ci cherchent bien à accroître leurs profits et leur puissance et ne se contentent pas d’une reproduction « automate » de l’ordre existant, mais que ceux-ci ne forment pas pour autant des conspirateurs puisqu’ils n’agissent pas principalement au sein de sociétés secrètes mais tout simplement au sein des gouvernements, protégés par le « secret d’Etat », et des entreprises, protégés par le secret des affaires, s’inscrivant donc dans l’ordinaire des rapports de domination et non dans une excroissance machiavélique ; Une analyse critique des racines du conspirationnisme majoritaire, celui des dominants (blancs et/ou de classe moyenne ou dominante) et des États (créateurs de théories du complot contre-révolutionnaires et de théories conspirationnistes comme Les Protocoles des Sages de Sions) ; Une tentative d’analyse matérialiste des conditions de production et d’adhésion aux théories conspirationnistes, notamment antisémites ; Un appel à un dépassement d’une posture purement anti-conspirationniste, et à une analyse honnête des raisons du succès des théories conspirationnistes, plus simples et moins auto-critiques que des théories matérialistes, et plus compatibles avec une préservation de l’ordre existant et des privilèges qu’on en retire en tant qu’homme, que blanc, que non-juif ou que de classe moyenne ou bourgeoise ; Une conclusion en forme d’avertissement aux conspirationnistes prétendant s’attaquer au « système » et en réalité défendant leurs privilèges aux dépens de minorités raciales, contribuant ainsi à un affaiblissement des luttes anticapitalistes. Liens Émissions évoquées ou en lien Une analyse critique des théories de Francis Cousin Une analyse critique des idées d’Étienne Chouard L’argent-dette, ses critiques, sa crise, sa valeur, sa création, son histoire L&#8217;antisémitisme de l&#8217;extrême-droite néo-païenne L&#8217;anticapitalisme tronqué, altercapitalisme confusionniste Entre Macron et Mélenchon, les classes moyennes salariées Thèse évoquée Le conspirationnisme dans la culture politique et populaire aux États-Unis. Une approche sociopolitique des théories du complot Articles évoqués ou en lien Complotisme, le symptôme d&#8217;une dépossession Le complotisme de l&#8217;anticomplotisme Conspirationnisme : la paille et la poutre Le non-sujet de l&#8217;antisémitisme à gauche « Hold-Up » : une analyse politique du complotisme]]></description>
		
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		<title>Une analyse critique des théories de Francis Cousin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2020 11:25:47 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[antisémitisme]]></category>
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		<category><![CDATA[racisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Une analyse critique « radicale et définitive » des théories de Francis Cousin – avec Benoit, professeur de philosophie, théoricien critique et membre de l’Union Communiste Libertaire (UCL). La première partie (50 minutes) comporte : Une démonstration du caractère essentialiste, identitaire, raciste, patriarcal et paranoïaque de ses théories ; Une critique de sa fétichisation de la classe ouvrière blanche masculine, de sa trans-historisation des structures de base du capitalisme et de sa téléologie hégéliano-marxiste mêlée de conspirationnisme ; Une mise en lumière de son inspiration théorique volkisch, et une critique de son primitivisme qui en découle ; Une critique de son instrumentalisation déformante de l’œuvre de Marx et de Debord, et de l’exploitation de leurs limites théoriques et politiques à des fins réactionnaires ; Une analyse critique de ses références théoriques sous-jacentes, notamment Heidegger et Nietzsche, de leur utilisation implicite en vue de convertir des théories matérialistes révolutionnaires en théories idéalistes d’extrême-droite. La deuxième partie (1 heure 10 minutes) comporte : Une critique de son obsession anti-immigration, basée sur une compréhension tronquée de l’idée marxienne d’armée de réserve, une adhésion à l’idée paranoïaque de Grand Remplacement et un mépris de classe et de race vis-à-vis des « lumprolétaires » racisés ; Une analyse critique de son conspirationnisme raciste et patriarcal qui fait de l’avortement et de l’immigration un complot du grand capital dans un but d’affaiblissement du prolétariat masculin blanc « radical ». La troisième partie (50 minutes) comporte : Une mise en lumière de son racisme islamophobe et de son antisémitisme, en lien avec sa valorisation du christianisme primitif ; Une démonstration de son anticapitalisme tronqué et de son antisémitisme structurel faisant des Juifs des personnifications des structures capitalistes. Une critique de son concept binaire et incomplet de fétichisme, qui se base sur une opposition essentialiste de « l’artificiel » et du « naturel ». Liens Émissions évoquées ou en lien Une analyse critique des idées d’Étienne Chouard L&#8217;antisémitisme de l&#8217;extrême-droite néo-païenne L&#8217;émergence du capitalisme, en Angleterre Aux racines historiques de l’idéologie nazie Pour une critique émancipatrice du Spectacle Pour une théorie matérialiste du racisme Au-delà des Lumières capitalistes, contre l’extrême-droite anti-Lumières Articles évoqués ou en lien Rouges-bruns [dossier] Nicolas Bonanni &#8211; L&#8217;amour à trois. Alain Soral, Eric Zemmour, Alain de Benoist]]></description>
		
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		<title>Aux racines historiques de l’idéologie nazie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2020 13:48:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une analyse des racines idéologiques du nazisme à partir de Les racines intellectuelles du Troisième Reich. La crise de l’idéologie allemande (Seuil, 2006) et de Les racines intellectuelles de Mein Kampf (Revue d’Histoire de la Shoah, n°208, mars 2018) – avec Paul de la critique de la valeur, bon connaisseur de ces questions.   La première partie (50 minutes) comporte : Une présentation rapide des débats historiographiques au sujet de « l’exceptionnalité » ou non de l’antisémitisme allemand ; Une comparaison des lois de nationalité en France et en Allemagne ; Une définition de l’idéologie volkisch, terreau de l’idéologie nazie ; Une description des modes de diffusion de cette idéologie, entre littérature et cercles étudiants, et de son contexte, l’absence d’unification de l’Allemagne puis sa modernisation rapide ; Une discussion autour des racines historiques, religieuses, politiques et socio-économiques de l’anti-judaïsme et de l’antisémitisme allemand ; Une analyse des transformations historiques de l’idéologie volkisch et de son rapport au capitalisme, aux idéologies modernes, aux juifs et au nazisme ; Une histoire du passage du mouvement volkisch d’un mouvement d’idéologues à un parti politique de masse durant l’entre-deux-guerres, le DNVP (Parti de la patrie allemande). La deuxième partie (30 minutes) comporte : Une discussion du messianisme apocalyptique et de l’antisémitisme « rédempteur » du nazisme, et de l’importance d’une analyse approfondie de l’idéologie nazie pour comprendre l’extermination des juifs d’Europe ; Une analyse de l’influence de l’idéologue raciste Houston Chamberlain sur Hitler ; Une discussion des théories raciales d’Hitler dans Mein Kampf des autres idéologues nazis et leur rapport aux idéologies scientifiques de l’époque (hygiénisme, darwinisme, biologisme), aux métaphores biologiques et médicales, aux juifs, à la religion chrétienne, au bolchévisme, aux Protocoles des Sages de Sion, à Henry Ford et au capitalisme. Liens Émissions évoquées ou en lien Aux racines de l’extermination des juifs d’Europe La destruction des juifs d’Europe (1933-1945) La crise de la masculinité. Autopsie d’un mythe tenace – avec Francis Dupuis-Déri L&#8217;émergence du capitalisme, en Angleterre Articles The Antisemitic Revival in France in the 1930s Préface de Maxime Rodinson à La conception matérialiste de la question juive Antisémitisme et national-socialisme Vidéos Johann Chapoutot : La « révolution culturelle » nazie Abdellali Hajjat : Les frontières de l&#8217;identité nationale]]></description>
		
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		<title>Aux racines de l’extermination des juifs d’Europe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Sep 2019 12:00:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une émission autour des racines de l’extermination des juifs d’Europe, de son caractère prévu de longue date ou fruit des circonstances, de ses causes lointaines (notamment l’antisémitisme) et immédiates, de sa spécificité et de sa comparaison avec d’autres crimes de masse – avec Paul et Johannes, bons connaisseurs de ce sujet. La première partie de l’émission (50 minutes) comporte : Une présentation des enjeux contemporains de ces problématiques (l’antisémitisme, la concurrence des mémoires) ; Une histoire de l’Allemagne de l’Ouest et de sa non-dénazification ; Une présentation critique des thèses de Nolte, faisant du nazisme une simple (légitime ?) réaction au bolchévisme ; Une présentation des thèses intentionnalistes (importance de l’idéologie, intention précoce d’extermination des juifs, centralité de Hitler) et fonctionnalistes (radicalisation du fait des difficultés concrètes, concurrence des bureaucraties, moindre importance de Hitler, absence de plan d’extermination) et de leurs limites (personnification excessive du côté intentionnaliste, minoration du rôle de l’antisémitisme du côté fonctionnaliste) ; Une discussion des thèses de Christopher Browning au sujet des motivations d’acteurs « ordinaires » de l’Holocauste (des réservistes du 101ème bataillon de police) et une critique de l’idée qu’il s’agissait d’ordres indiscutables (pas de sanctions en cas de non-participation aux tueries mobiles) ; Une discussion des thèses de Goldhagen au sujet des Allemands comme « bourreaux volontaires » ; Une analyse du discours conspirationniste et apocalyptique des nazis (faisant des juifs des fauteurs de guerre et de conspirateurs œuvrant pour une destruction de l’Allemagne) ; Une discussion du moment de décision de l’extermination des juifs d’Europe ; Une présentation des thèses de Friedlander (accordant un rôle central à l’antisémitisme « rédempteur », notamment hitlérien, d’inspiration volkisch et chrétienne) ; Une discussion des explications de l’extermination en termes de Sonderweg (par une trajectoire historique allemande spécifique), de fascisme, d’utilité économique et de totalitarisme ; Une critique du négationnisme (tendanciel ou même avéré) des approches marxistes réductionnistes économicistes de la destruction des juifs d’Europe. La deuxième partie de l’émission (50 minutes) comporte : Une présentation de l’analyse de George Mosse au sujet de l’antisémitisme allemand et de ses racines historiques (modernisation rapide et ses ravages identifiés aux juifs, nationalisme exacerbé par une conception raciale du peuple et une unification tardive, réaction à l’émancipation des juifs et à leur ascension sociale) ; Une analyse de l’antisémitisme nazi comme fusion des antisémitismes : antisémitisme racial et eugéniste, antisémitisme conspirationniste, antisémitisme contre-révolutionnaire, antisémitisme nationaliste romantique anti-moderne, antisémitisme apocalyptique, antisémitisme chrétien, antisémitisme « anti-impérialiste », antisémitisme conservateur ; Une analyse de l’antisémitisme nazi comme produit de l’antisémitisme structurel, c’est-à-dire d’une personnification tendancielle (en absence de compréhension du caractère impersonnel et dynamique du capitalisme) faisant des juifs ceux qui se cachent derrière des processus structurels (crises, modernisation rapide, luttes de classe, financiarisation, mondialisation, urbanisation) du capitalisme – et qu’on ne parvient pas à expliquer de manière structurelle –, à partir d’une critique tronqué du capitalisme (basée sur une opposition fallacieuse des dimensions « concrètes » et « abstraites » du capitalisme) ; Un rappel de l’industrialisme et du techno-prophétisme des nazis (Herf) ; Une comparaison analytique (et non morale) de l’antisémitisme avec d’autres formes de racismes ; Un appel à un dépassement de la concurrence des mémoires, et à analyser chaque crime de masse (esclavage, génocides, épurations ethniques) spécifiquement et en-dehors de toute hiérarchie morale ; Une définition du génocide comme issu d’une volonté étatique d’extermination totale d’un peuple donné ; Une comparaison avec d’autres génocides (celui des Rroms, des Herrero, des Arménien et des Tutsis) et d’autres crimes de masse (programme T4, pogroms anti-juifs, esclavage, colonisation). Liens L&#8217;émission associée La destruction des juifs d’Europe (1933-1945) Autres émissions Fascisme, capitalisme et classe ouvrière Au-delà des Lumières capitalistes, contre l&#8217;extrême-droite anti-Lumières L&#8217;antisémitisme d&#8217;extrême-droite Notes de lecture Peter Trawny &#8211; Heidegger et l&#8217;antisémitisme Articles évoqués ou en lien Revue d’histoire de la Shoah Antisémitisme et national-socialisme Déchets parmi les déchets. Les Roms et  » nous  » » (Roswitha Scholz) Documentaires Jusqu&#8217;au dernier : la destruction des juifs d&#8217;Europe La langue ne ment pas]]></description>
		
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		<title>La destruction des juifs d’Europe (1933-1945)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Aug 2019 14:58:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À l&#8217;occasion des 80 ans du déclenchement d&#8217;un conflit mondial qui permit au nazisme d&#8217;exterminer deux tiers des juifs d&#8217;Europe, une émission d’histoire du processus de destruction des juifs d’Europe, à partir de l’ouvrage du même nom de Raoul Hilberg (Gallimard, 2006) – avec Paul et Johannes, bons connaisseurs de ce sujet. La première partie de l’émission (50 minutes) comporte : Un rappel de l’importance d’une émission d’histoire du processus de destruction des juifs d’Europe face au négationnisme, à un certain marxiste complètement réductionniste et à un refoulement libéral du caractère capitaliste du nazisme ; Une présentation du livre de Raoul Hilberg, de son contexte de parution et des étapes qu’il identifie (définition-discrimination, expropriation-dépossession, concentration-déportation, destruction-extermination) ; Un bref rappel des antécédents historiques, des pogroms aux législations anti-juives et des extorsions aux expulsions, expliquant une partie des réactions juives face à un processus de destruction secret dans son ultime phase ; Une caractérisation de l’antisémitisme nazi comme bureaucratique et non spontané, intégral et non assimilationniste (pas d’exceptions) ; Une discussion du rôle du parti, des ministères, des capitalistes et de l’armée dans la destruction des juifs d’Europe ; Un résumé du processus de définition juridique des juifs en Allemagne ; Une présentation du processus de spoliation en Allemagne. La deuxième partie de l’émission (1 heure 10 minutes) comporte : Une présentation de l’emballement du processus de déportation des juifs de Pologne entre 1939 et 1941, aboutissant à la création des ghettos (quartiers exigus et fermés où des centaines de milliers de juifs seront entassés et mourront massivement des conditions de vie atroces) ; Une discussion autour des conseils juifs, des stratégies de survie, des résistances et des stéréotypes autour de l’attitude soi-disant passive des juifs ; Une analyse du rôle du déclenchement et de l’échec de l’opération Barbarossa (attaque de l’URSS en juin 1941) dans le basculement dans une logique génocidaire : guerre totale au « judéo-bolchévisme », assimilation des juifs aux commissaires politiques et aux partisans, logique de colonisation de peuplement d’un « espace vital » et de déportation des populations de l’Est, impossibilité de déportation des juifs au-delà de l’Oural du fait de l’échec de l’offensive allemande ; Une discussion du moment de basculement dans une logique génocidaire : extermination des juifs soviétiques à partir du déclenchement de l’opération Barbarossa (juin 1941) ou un peu avant, extermination des juifs d’Europe à partir de l’échec de l’opération Barbarossa (novembre-décembre 1941) ou un peu avant ; Une description et une analyse des tueries mobiles (un million de morts en 1941) ; Une analyse de l’industrialisation du processus génocidaire : gazage et création des camps d’extermination (à partir de décembre 1941), conférence de Wansee (janvier 1942), extermination industrielle (1942-1945) ; Une discussion des preuves de l’existence des chambres à gaz et des fours crématoires, du négationnisme nazi (démantèlement des camps d’extermination, déterrage et crémation des victimes des tueries mobiles, langage codé), de l’attitude des Allemands et des Alliés face au génocide, et du nombre de morts ; Une analyse de l’extension européenne du processus génocidaire, fonction de l’attitude des pays satellisés, fantoches et alliés, et de l’extension des territoires sous contrôle direct de l’Allemagne : le cas des Pays-Bas, de l’Italie, de la France, de la Roumanie, la Serbie, la Grèce, la Croatie, la Hongrie. Liens Autres émissions Fascisme, capitalisme et classe ouvrière Au-delà des Lumières capitalistes, contre l&#8217;extrême-droite anti-Lumières L&#8217;antisémitisme d&#8217;extrême-droite Documentaires Jusqu&#8217;au dernier : la destruction des juifs d&#8217;Europe La langue ne ment pas]]></description>
		
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		<title>Donatella Di Cesare &#8211; Heidegger, les juifs, la Shoah</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 May 2017 17:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Notes de lecture]]></category>
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					<description><![CDATA[Donatella Di Cesare, Heidegger, les juifs, la Shoah. Les Cahiers noirs, Paris, Seuil, 2016 Di Cesare, après le choc de la parution des Cahiers noirs de Heidegger, en 2014, dans lesquels on retrouve des propos ouvertement antisémites, se propose de revenir sur ces écrits, et en particulier sur la période de 1931 à 1948, où l&#8217;on retrouve de nombreuses « analyses » relatives au judaïsme sous la plume du théoricien national-socialiste. Entre politique et philosophie Doit-on séparer l&#8217;engagement politique d&#8217;un philosophe de sa philosophie ?, questionne l&#8217;auteure.  Heidegger s&#8217;est en effet inscrit le 1er mai 1933 au NSDAP, après avoir accepté la charge de recteur le 21 avril de la même année. Un simple accident, disent certains. Mais après certaines révélations des Cahiers noirs, il semble que l&#8217;antisémitisme de Heidegger, et son implication dans un projet meurtrier, soit plus structurel que ce qu&#8217;on avait pu penser d&#8217;abord. Il se pourrait que l&#8217;antisémitisme de Heidegger s&#8217;insère plus généralement dans la question de l&#8217;oubli de l&#8217;être qu&#8217;il pose dans toute son œuvre. Et cela serait devenu très explicite avec les Cahiers noirs. En effet, le déracinement dit « juif », chez Heidegger, s&#8217;opposerait à la quête d&#8217;un « sol » ontologique à partir duquel la question de l&#8217;être se laisserait poser à nouveaux frais. Di Cesare voudrait poser ces problèmes à la fois philosophiques et politiques, et même existentiels, en définissant une voie moyenne : contre les éloges excessifs d&#8217;un Fédier, qu&#8217;elle considère comme autant de dénis, et contre l&#8217;expulsion hors de la philosophie de Heidegger, d&#8217;un Faye, qu&#8217;elle juge antiphilosophique, elle voudrait définir la question des Cahiers noirs dans un cadre réellement analytique, jamais complaisant, mais qui saura poser plus largement les questions de l&#8217;antisémitisme dans la philosophie moderne et du développement au XXème siècle d&#8217;une logique meurtrière non indépendante de cet antisémitisme. Philosophie et haine des juifs Di Cesare revient donc en détails sur l&#8217;antisémitisme dans la philosophie moderne. Luther n’était pas initialement antisémite, mais développa une haine anti-juive après qu&#8217;il échoua à convertir les juifs de son époque à la Réforme. Il accusa les juifs d&#8217;être des menteurs impies, et préconise le port d&#8217;un signe distinctif, et l&#8217;incendie des synagogues. Les « justifications » théologiques et métaphysiques de son antisémitisme, a posteriori, ne viennent que tenter de rendre « rationnelle » une haine viscérale d&#8217;abord suscitée par un échec politique contingent, voire par une vexation personnelle très relative. De même que les antisémites qui le suivront ne tenteront que de théoriser a posteriori ce qui est d&#8217;abord affect passif et vengeur arbitraire. Herder [fondateur des « anti-Lumières » selon l’historien Zeev Sternell] définira de façon coupable le « peuple juif » comme peuple nomade incapable de développer un amour pour la patrie. Fichte oppose au même peuple juif la nation allemande, « enracinée », et s&#8217;oppose à l&#8217;obtention par les juifs de droits civils stricts. Il préconise ironiquement, et abjectement, qu&#8217;on trouve leur terre promise, et qu&#8217;on les y envoie tous. Il envisage aussi qu&#8217;on les « dé-judaïse », en leur mettant des idées « non-juives » dans la tête. Kant assimile « le » Juif à l&#8217;hétéronomie, à l&#8217;impureté des préceptes pratiques non-déterminés par la loi morale, au pur littéralisme, en somme, à ce qui n&#8217;est pas libre mais, dépourvu d’intériorité, soumis à l&#8217;extériorité contingente d&#8217;une loi simplement écrite. Là où le protestantisme et sa piété seraient du côté de l&#8217;autonomie de la loi morale, de la liberté et de l&#8217;intériorité pure. Pour Hegel, le salut vient des juifs, mais le salut est refusé aux juifs. « Le » Juif avec Hegel porte la promesse mais ne comprend pas son sens. C&#8217;est le christianisme qui peut produire l&#8217;Aufhebung [dépassement, en allemand], ce qui suppose aussi que le judaïsme doit être supprimé, en même temps que sa promesse serait ici « conservée », dans un tel mouvement dialectique. Le souffle que l&#8217;Esprit hégélien doit insuffler à la Lettre de la Loi suppose que le dit « peuple » de la Loi devrait finir par s&#8217;évanouir par l&#8217;effet d&#8217;un tel souffle. Dans des cas extrêmes, cela peut signifier que le mouvement politique et historique qui voudrait s&#8217;engager dans une telle Aufhebung voudrait tout à la fois « abolir » les juifs en chair et en os, qui seraient devenus « anachroniques » après l&#8217;Aufhebung. On ne pense pas ici simplement à une simple « conversion » massive, déjà très violente, mais certains ont pu aussi songer à une extermination pure et simple. Arendt, dans le chapitre 2 de La crise de la culture, souligne ainsi le fait que toute idéologie moderne fondée sur une conception téléologique, hégélienne, de l&#8217;histoire, n&#8217;écarte aucun moyen pour produire l&#8217;Aufhebung, et s&#8217;engage bien vite dans la terreur totalitaire, où tous les moyens semblent devenus permis, dans la mesure où tout semble devenu « possible ». Nietzsche accuse, dans la Généalogie de la morale, les juifs d&#8217;avoir distillé au sein de l&#8217;humanité quelque « esprit de vengeance » sournois, propre à une caste sacerdotale ayant pour projet l&#8217;inversion de toutes les valeurs. Nietzsche critique le christianisme, mais en tant qu&#8217;il serait le judaïsme universalisé, et transmuté, de telle sorte que le projet « juif » d&#8217;une colonisation des affects aurait gagné en puissance. Le « nihilisme » juif primitif aurait accompli sa vocation dans le christianisme plus tardif, lequel ne serait qu&#8217;une façon de jeter une couronne de fleurs sur la haine juive primitive. L&#8217;anti-christianisme de Nietzsche est un anti-judaïsme « métaphysique », qui ressemblerait presque à un conspirationnisme « métaphysique ». Avec tous ces philosophes, « le » Juif reste l&#8217;inversant, le sournois, le fourbe, le menteur. La « paix perpétuelle », « Aufhebung », « surhumanité », etc., qu&#8217;ils visent a de toute façon exclu toute judéité « mensongère », ce qui, à la suite de Luther, peut devenir un projet d&#8217;abolition, voire d&#8217;extermination, des juifs en chair et en os, au sein de projets politiques totalitaires déterminés. La question de l&#8217;être et la question juive L&#8217;Allemagne pour Heidegger doit prendre en charge le destin de l&#8217;être. De même, il devient très visible, avec les Cahiers noirs, que ce qui s&#8217;oppose à ce destin métaphysique du peuple allemand est la rationalité vide, l’esprit de calcul caractérisant le judaïsme. La question de l&#8217;être est ici renvoyée à la question juive par Heidegger. L&#8217;axe gréco-allemand, plus largement l’axe européen, enveloppe selon Heidegger l&#8217;humanité concernée par la question de l&#8217;être, c&#8217;est-à-dire l&#8217;humanité tout court pour Heidegger, et ce qui s&#8217;oppose à cette humanité sera pour Heidegger la rationalité calculatrice, intrinsèquement juive, non-humaine, dépourvue de monde et de « sol ». L&#8217;accélération, le déracinement, le tourbillonnement « dévalant », l&#8217;équivoque, la curiosité, le bavardage, tous ces modes de la « déchéance » que Heidegger décrit dans Être et temps lorsqu&#8217;il décrit la « quotidienneté moyenne » du Dasein, seraient des modes intrinsèquement diffusés par cet esprit instrumental « juif », comme on le comprend en lisant ces Cahiers noirs. « Le » Juif ne serait pas simplement la personne juive pour Heidegger, mais aussi une disposition interne à tout européen, disposition moyenne qui découlerait d&#8217;une « pernicieuse » colonisation « judaïque ». Le conspirationnisme « métaphysique » d&#8217;un Nietzsche se précise ici, ainsi que les alliances politiques avec des projets meurtriers d&#8217;extermination, comme on le sait aujourd&#8217;hui. Mais le pire est à venir : s&#8217;opposant finalement à Hitler, Heidegger, après son engagement temporaire au NSDAP, croit reconnaître dans l’« hitlérisme » un tel « esprit calculant » « juif » à l&#8217;œuvre. La machination du camp de concentration industriel évoque pour lui la machination instrumentale « juive », si bien qu&#8217;il tente de décrire une auto-extermination juive de façon absolument abjecte et insensée. Au sein de ce processus, c&#8217;est le « peuple allemand » qui serait finalement le grand vaincu : l&#8217;esprit de calcul, « juif » ainsi donc, aurait eu raison de ce peuple pour qui « il en va en son être de cet être », jusque dans l&#8217;extermination elle-même des personnes juives en chair et en os. La « pureté » kantienne, l&#8217;Aufhebung hégélienne, la noblesse nietzschéenne, auraient finalement accompli un destin, par l&#8217;extermination, qui aurait aussi été la perte de ce destin. Tous les clivages et toutes les idéologies antisémites insensées de la modernité se rassemblent dans les dernières remarques de Heidegger à propos de l&#8217;extermination des juifs, et à propos de ce qu&#8217;il juge être une « défaite allemande ». Conclusion  Cet ouvrage important de Di Cesare cible donc avec précision le passif antisémite de la philosophie moderne, jusqu&#8217;à sa nazification désastreuse et odieuse dans la « philosophie » de Heidegger. Il ne cible hélas peut-être pas suffisamment les causes sociales et économiques d&#8217;un tel antisémitisme meurtrier. Comme l&#8217;explique Postone, en effet, l&#8217;antisémitisme est aussi et surtout, au sein de la modernité capitaliste, une façon pour les capitalismes nationaux de personnifier une catégorie abstraite qui menacerait les « économies réelles ». Le capital financier, « errant et déraciné », renverrait au « juif » calculateur et sans ancrage, pour ces économies nationales subissant des crises systémiques. On remarque d&#8217;ailleurs qu&#8217;un antisémitisme structurel resurgit lors de chaque crise du capitalisme, si bien que le passif antisémite de la vieille Europe n&#8217;est peut-être pas simplement derrière nous, mais bien aussi, hélas, devant nous, si nous ne ciblons pas avec précision de telles causes socio-économiques, pour mieux les prévenir. Benoît]]></description>
		
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