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	<title>anarchisme &#8211; Sortir du capitalisme</title>
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	<description>Pour une critique émancipatrice du capitalisme</description>
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	<title>anarchisme &#8211; Sortir du capitalisme</title>
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		<title>Politique, démocratie, parti, stratégie et révolution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Nov 2023 18:44:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Marx était-il un anarchiste, un précurseur du léninisme, ou ni l'un ni l'autre ? Qu'est-ce que la « dictature du prolétariat » ? La politique doit-elle être affaire de parti, de conquête du pouvoir d'état et de dictature révolutionnaire, d’intervention politique d’une « avant-garde » ? Que faire au 21ème siècle, à l’ère du capitalisme néolibéral et globalisé ?]]></description>
		
		
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		<title>L’anarcho-syndicalisme espagnol entre syndicalisme industrialiste et communisme libertaire (1910-1936)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2020 14:32:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une histoire de l’anarcho-syndicalisme en Espagne et de ses débats autour du communisme libertaire de la fondation de la CNT en 1910 à la révolution de 1936 à partir de Les chemins du communisme libertaire. L’anarcho-syndicalisme travaillé par ses prétentions anticapitalistes (Divergences, 2018) de Myrtille des Giménologues – avec Myrtille et Vincent des Giménologues, notamment auteurs sur ce sujet des deux autres tomes de Les chemins du communisme libertaire (Divergences, 2017 et 2019). La première partie (50 minutes) comporte : Une brève histoire de l’anarchisme espagnol et des luttes des classes populaires espagnoles de 1868 à 1910 ; Une histoire de la création de la CNT en 1910 dans un contexte d’apogée du syndicalisme révolutionnaire ; Une comparaison de l’évolution de l’anarcho-syndicalisme espagnol et du syndicalisme révolutionnaire français au cours des années 1910-1920 ; Une histoire de la guerre sociale en Espagne entre 1917 et 1923 : grève générale des loyers, émeutes alimentaires, « auto-réductions », terrorisme patronal et auto-défense armée ; Une analyse des rapports des anarchistes espagnols à la révolution russe et à la dictature de Primo de Rivera ; Un résumé des débats au sein de l’anarchisme espagnol des années 1920 au sujet du travail, de l’industrie, du capitalisme, du communisme libertaire, du contrôle ouvrier et du syndicalisme ; Une histoire de la renaissance de la CNT après la chute de la dictature de Primo de Riveira (1930) ; Une analyse de la double nature de la CNT, entre syndicat revendicatif et contre-société à finalité communiste libertaire et à facettes multiples (bibliothèques libertaires, aide aux sans emploi et aux migrant-e-s, groupes de femmes, de naturistes et de végétariens, journaux anarchistes, revendication d’un « droit à la ville »). La deuxième partie (40 minutes) comporte : Une histoire des débats entre syndicalistes « industrialistes » et communistes libertaires entre 1931 et 1936, notamment à l’aune de la scission de 1931, de l’échec des insurrections de 1932-33, des conséquences de la crise mondiale de 1929 et du revirement spectaculaire du théoricien anarchiste Santillan ; Une description du programme communiste libertaire d’Isaac Puente de 1933, et son influence sur la motion au sujet du communisme libertaire et son triomphe lors du Congrès de Saragosse de 1936 ; Une conclusion au sujet du dédoublement de l’anarchisme espagnol à partir de juillet 1936, entre communistes libertaires et bureaucrates syndicaux industrialistes. Liens Émissions évoquées ou en lien Une histoire de la révolution espagnole (1936-1939) Et l&#8217;anarchisme devint espagnol (1868-1910) Les résistances au travail dans Barcelone en guerre et en révolution (1936-1939) La guerre sociale en France. Les luttes des classes populaires à la « Belle Époque » (1905-1914) La révolution qui vient. De l’imaginaire du Grand Soir à la grève générale de 1906 Une histoire du mouvement révolutionnaire (1881-1914) – avec Guillaume Davranche L’ambivalence des villes modernes : entre aliénation et émancipation]]></description>
		
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		<title>Le temps des émeutes et des manifestations sauvages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2020 14:39:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En ces temps de mouvement social, un voyage au cœur des manifestations et des violences de rue à Paris au début du 20ème siècle à partir de Le goût de l’émeute. Manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la « Belle Époque » (L’Échappée, 2012) – avec l’auteure, Anne Steiner, maître de conférences à l’Université Paris 10 Nanterre, également auteure sur ce sujet de Le Temps des révoltes. Une histoire en cartes postales des luttes sociales à la « Belle Époque » (L’Échappée, 2015) et de Les En-Dehors. Anarchistes individualistes et illégalistes à la Belle Époque (L’Échappée, 2020). L’émission (50 minutes) comporte : Une définition de l’émeute, spontanée, imprévisible et violente, et de la manifestation, prévue, ritualisée et pacifique ; Une histoire du régime juridique des manifestations, complètement interdites (et donc brutalement réprimées) jusqu’en 1909, et peu encadrées légalement jusqu’en 1935 ; Une description des émeutes de 1909-1910 suite respectivement à l’annonce de l’exécution du pédagogue libertaire Francisco Ferrer en Espagne et à l’assassinat par un policier d’un ouvrier parisien ; Une généalogie de la distinction médiatique entre « manifestants » et « casseurs », recoupant celle du marxisme entre « prolétaires » et « lumpenprolétaires » ; Une discussion de « l’économie morale » des émeutes et des liens entre émeutiers et manifestants (souvent solidaires de ceux-ci, et ne considérant pas qu’il y ait d’incompatibilité entre manifestation et émeute) ; Un constat du retour de l’émeute et des manifestations sauvages au cours des dernières années face à l’échec du modèle du « mouvement social » et de ses manifestations massives encadrées, notamment en décembre 2018 avec l’émeute des gilets jaunes aux Champs-Élysées ; Une analyse du changement de l’économie morale des gilets jaunes, d’une subversion des règles de déclaration de manifestation en préfecture (mais accompagnée de discours pro-police) à une acceptation des techniques des « black blocks » ; Une discussion des similitudes et des différences entre les situations des manifestant-e-s parisien-ne-s de 1909-10 et ceux et celles d’aujourd’hui : degré de politisation, de répression judiciaire, etc. ; Une description des affaires Liabeuf et Durand et de leurs condamnations à mort respectives ; Une analyse des transformations de la répression judiciaire de la Belle époque à nos jours ; Une critique de la disqualification des mouvements contestataires comme réactionnaires sous Clémenceau et sous Macron. Liens Émissions évoquées ou en lien La révolution qui vient. De l’imaginaire du « Grand Soir » à la grève générale de 1906 La guerre sociale en France. Les luttes des classes populaires à la « Belle Époque » (1905-1914)]]></description>
		
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		<title>Pour un anarchisme (pro)féministe &#8211; avec Francis-Dupuis Déri</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Nov 2018 16:35:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une émission d’analyse critique des pratiques et des théories sexistes au sein des milieux anarchistes, et ce dans l’optique d’un anarchisme (pro)féministe – avec Francis Dupuis-Déri, professeur de sciences politiques à l’Université du Québec – Montréal (UQAM), proche des milieux libertaires, auteur sur ce sujet de plusieurs articles, et plus généralement de plusieurs ouvrages autour de l’anarchisme et de l’anti-féminisme. Avec une critique de l’anarcho-sexisme contemporain comme contradiction (apparente) avec l’idéal anti-autoritaire, comme produit d’une socialisation sexiste des hommes anarchistes, d’un idéal viriliste de l’anarchiste comme guerrier machiste, d’une négation idéologique de son positionnement de dominant au sein des rapports de genre, d’un anti-féministe lutte-de-classiste, d’une volonté masculine d’imposer une absence de critiques internes au nom de « l’unité » anarchiste (qu’ils sapent en réalité avec leur comportement sexiste) et d’une camaraderie virile même en cas d’agression sur une autre camarade ; avec un appel à une déconstruction individuelle et collective des hommes en tant que dominants au sein des rapports de genre, et à cesser d’utiliser des arguments anti-féministes identiques à ceux de l’extrême-droite et des staliniens ; et une évocation des tendances pro-féministes dans l’anarchisme francophone contemporain [1ère partie, 50 minutes] Avec une analyse critique de l’anarcho-sexisme de Proudhon, promoteur d’un socialisme misogyne et polémiste anti-féministe, et son héritage au sein du mouvement ouvrier (exclusion des femmes des syndicats d’artisans, lutte pour une interdiction du travail industriel des femmes, anarchisme patriarcal) ; une brève histoire des débuts de l’anarcha-féminisme, celui d’Emma Goldman, de Victorine de Cleyre et de He-Yin Zhen ; et une discussion autour du pro-féminisme des hommes, ses limites (pro-féminisme toxique) et ses possibilités (déconstruction – désempowerement) [2ème partie, 50 minutes] Liens Francis Dupuis-Déri https://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Dupuis-D%C3%A9ri https://professeurs.uqam.ca/professeur?c=dupuis-deri.francis L’article à l’origine de l’émission https://refractions.plusloin.org/IMG/pdf/2412_1_.pdf Articles de Francis Dupuis-Déri évoqués ou en lien http://redtac.org/possibles/files/2014/07/vol38_no1_s1p1_Deri.pdf https://www.erudit.org/fr/revues/rf/2008-v21-n1-rf2309/018314ar.pdf Autres émissions Pour une théorie matérialiste du racisme Les luttes des femmes des années 1968 80 ans après, une histoire de la révolution Espagnole Sortir du travail marchandise Notes de lecture évoquées ou en lien Colette Guillaumin. Sexe, race et pratique du pouvoir Christine Delphy. L&#8217;ennemi principal, l&#8217;économie politique du patriarcat Christine Delphy. L&#8217;ennemi principal, penser le genre Paola Tabet. La grande arnaque, sexualité des femmes et échange économico-sexuel Articles évoqués ou en lien https://infokiosques.net/spip.php?article532 https://infokiosques.net/spip.php?article239 http://www.etatdexception.net/peggy-mcintosh-quest-ce-que-le-privilege-blanc/ https://infokiosques.net/feminismes_genre https://journals.openedition.org/clio/13784 http://lmsi.net/La-non-mixite-une-necessite https://www.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2016-1-page-170.htm http://blog.ecologie-politique.eu/post/Un-profeminisme-toxique https://infokiosques.net/imprimersans2.php?id_article=98 http://lmsi.net/Nos-amis-et-nous https://journals.openedition.org/sociologies/5234 https://revolutionfeministe.wordpress.com/2017/03/03/leo-thiers-vidal-1970-2007-allie-masculin-du-feminisme/ Collectifs pro-féministes https://stop-masculinisme.org/ Vidéos https://ouvrirlavoixlefilm.fr/ Pierre-Joseph Proudhon, La pornocratie ou les femmes dans les temps modernes : « Mieux vaut une femme estropiée à la maison, qu&#8217;une coquette ingambe à la promenade. » Lettre de Joseph Déjacque à Proudhon : « Écrivain fouetteur de femmes, serf de l&#8217;homme absolu, […] anarchiste juste-milieu, libéral et non LIBERTAIRE, […] vous criez contre les hauts barons du capital, et vous voulez réédifier la haute baronnie du mâle sur la vassale femelle […] Ne vous dites pas anarchiste, ou soyez anarchiste jusqu&#8217;au bout. Parlez-nous, si vous voulez, de l&#8217;inconnu et du connu, de Dieu qui est le mal, de la Propriété qui est le vol. Mais quand vous nous parlerez de l&#8217;homme, n&#8217;en faites pas une divinité autocratique, car je vous répondrai : l&#8217;homme, c&#8217;est le mal ! […] Élevez la voix, au contraire, contre cette exploitation de la femme par l&#8217;homme. »]]></description>
		
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		<title>Histoire d&#8217;une anarchiste espagnole des années 1930 &#8211; avec Myrtille des Giménologues</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Oct 2017 12:01:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[&#160; L’histoire captivante de Lucia, militante anarchiste très active des années 1930, et de son compagnon José, militant anarchiste fusillé en 1941-42 – avec Myrtille des Giménologues, (co)auteure de Les Fils de la nuit. Souvenirs de la guerre d’Espagne (Libertalia, 2016), de A Zaragoza o al charco ! Aragon 1936-38. Souvenirs de protagonistes libertaires (L’insomniaque, 2016), de Et l’anarchisme devint espagnol (1868-1910) (Divergences, 2017) [tome I de Les chemins du communisme libertaire en Espagne (1868-1937)] et du chapitre « Lucia et José » dans Jordi Gonzalbo, Itinéraires Barcelone-Perpignan. Chroniques non misérabilistes d’un jeune libertaire en exil (Atelier de création libertaire, 2013). Liens Itinéraires http://gimenologues.org/spip.php?article487 Les autres émissions avec Myrtille des Giménologues 80 ans après, une histoire de la révolution Espagnole Et l&#8217;anarchisme devint Espagnol, 1868-1910]]></description>
		
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		<title>L’affaire Sacco-Vanzetti – avec Ronald Creagh</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Aug 2017 15:23:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[90 ans après l’exécution de Sacco et de Vanzetti, anarchistes injustement accusés de crimes, une histoire de l’anarchisme italien aux États-Unis, de la machination judiciaire contre Sacco et Vanzetti et de la campagne mondiale de soutien de ceux-ci – avec Ronald Creagh, historien libertaire, professeur de civilisation américaine à l’Université de Montpellier &#8211; Paul Valéry, membre du comité de rédaction de Réfractions, et auteur sur ce sujet de Sacco et Vanzetti (La Découverte, 1984, avec une réédition aux Éditions de Paris, 2004). Une histoire de l’immigration italienne aux États-Unis, de Sacco et de Rosina (sa femme), de l’anarchisme italo-étasunien depuis 1886 (« l’attentat de Haymarket », ayant donné naissance au 1er Mai) et notamment de sa composante anti-syndicaliste, et de la répression policière anti-anarchiste des années 1900-1910 [1ère partie, 20 minutes]. Une histoire de l’affaire Sacco-Vanzetti, leur arrestation et leurs procès truqués de 1920, l’acharnement judiciaire, l’incroyable campagne mondiale de défense et de soutien aux accusés – de la grande bourgeoisie « libérale-humanitaire » aux anarchistes ! –, les tentatives de récupération staliniennes, l’exécution finale de 1927, et enfin les tentatives des conservateurs étasuniens d’effacer cette histoire [2ème partie, 20 minutes]. Liens Le site de Ronald Creagh http://raforum.info/spip.php?rubrique10 L’affaire Sacco-Vanzetti http://www.socialisme-libertaire.fr/2015/12/l-affaire-sacco-et-vanzetti.html http://www.alternativelibertaire.org/?1920-Sacco-et-Vanzetti-martyrs-de http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2017/08/18/sacco-et-vanzetti-et-l-amerique-s-en-prit-a-ses-migrants_5173870_4497186.html La mobilisation https://paris-luttes.info/7-aout-1927-immense-manifestation Chansons https://www.youtube.com/watch?v=7oday_Fc-Gc https://www.youtube.com/watch?v=gYzitEwkeYE https://www.youtube.com/watch?v=s-1Gi8ocgmc https://www.youtube.com/watch?v=ttmVdwGtPPo Le film https://www.youtube.com/watch?v=RDUMTIsIXn0 &#160; &#160; &#160; &#160;]]></description>
		
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		<title>Voline &#8211; La révolution russe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jul 2017 15:12:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Notes de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[anarchisme]]></category>
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					<description><![CDATA[ Voline, La révolution russe, Paris, Libertalia, 2017 À l’occasion du centenaire de 1917, c’est-à-dire de la révolution russe, Libertalia a judicieusement réédité deux textes de Voline[1], protagoniste central des événements, et notamment une synthèse de son grand ouvrage La révolution inconnue[2] (Entremonde, trois volumes, 2009-2010), paru comme article dans L’Encyclopédie anarchiste de Sébastien Faure. Ce texte constitue l’essentiel de l’ouvrage, et nous nous concentrerons donc sur celui-ci, d’autant plus qu’il ne nous semble pas nécessaire, pour faire une critique radicale du bolchévisme, de parler de « fascisme rouge », malgré des proximités évidentes sur certains points (pouvoir total de l’État-parti, dictature d’une minorité au nom du peuple, pseudo-anticapitalisme), des accointances historiques (traité de Rapallo en 1922, ambiguïtés du KPD vis-à-vis du nazisme jusqu’en 1933[3], traité germano-soviétique de 1939) et une même répression des révolutionnaires. Le texte principal du livre est donc un article de L’Encyclopédie anarchiste de Sébastien Faure, ensuite repris dans un ouvrage collectif de 1934 intitulé La Véritable Révolution sociale. Voline a écrit d’autres articles dans cette Encyclopédie (antiÉtatisme, antisémitisme, autorité, lutte de classe, matérialiste historique, nihilisme, pogrome, soviet, synthèse anarchiste…), notamment un sur l’État où il écrit magistralement : « L’État est une forme passagère de la société humaine, destinée à disparaître tôt ou tard. […] L’État étant un instrument d’exploitation, il ne peut jamais, en aucun cas, […] devenir instrument de libération […]. L’État ne pourra jamais disparaître par la voie d’une évolution. […] Il faut lutter à fond, immédiatement, contre l’État, en même temps que contre le capitalisme. Car ce sont les deux têtes du même monstre, qui doivent être abattues toutes les deux simultanément. En n’en abattant qu’une seule, le monstre reste vivant, et l’autre tête renaît inévitablement […]. La lutte contre le capital et l’État est une lutte simultanée, lutte unique, qui doit être menée sans relâche, jusqu’à la démolition simultanée et complète de ces deux institutions jumelles » (cité dans Voline 2017, pp. 11-12). Il s’agit pour lui d’une véritable « leçon de l’histoire », celle de la (contre)révolution bolchévique, dont l’unique intérêt résiderait justement en ce qu’elle a démontré de manière éclatante qu’une révolution sociale doit se faire contre l’État. Comme l’indique Charles Jacquier, ce texte est une « première ébauche de La Révolution inconnue », mais « plus accessible par sa taille et plus pédagogique dans son propos », d’où l’intérêt de ce texte par rapport à La Révolution inconnue : on peut dire qu’il s’agit d’une bonne introduction à la révolution russe, à conseiller aux novices et aux lecteurs du dimanche, notamment en raison de son caractère littéraire, rhétorique, avec un rythme et un souffle et des intuitions fondamentales au sujet de la révolution russe et du bolchévisme. En revanche, d’un point de vue historique comme théorique, on pourra déplorer un manque de théorisation et de rigueur dans l’analyse et des erreurs factuelles (là-dessus, on préférera Alexandre Skirda et ses nombreux ouvrages) : il s’agit d’un témoignage important accompagné de sources de seconde main, non d’un ouvrage d’historien et/ou de théoricien. C’est cela qui en fait tout l’intérêt littéraire, d&#8217;ailleurs. Néanmoins, une qualité historique de l’ouvrage est de faire une histoire de longue durée de la révolution russe, depuis 1825, même si cette date est un peu arbitraire (c’est une tentative de coup d’État par des officiers « progressistes »), et témoigne d’un dédain vis-à-vis des classes populaires et de leur action jusqu’à 1905. Nous nous concentrerons surtout dans notre note de lecture sur ce qui précède 1917, étant donné que nous abordons déjà dans d’autres notes de lecture l’histoire de la révolution russe de 1917. La révolution russe. Histoire critique et vécue La Russie du début du XIXème siècle La Russie tsariste du début du 19ème siècle nous est décrite comme une monarchie absolue s’appuyant sur une aristocratie foncière et une puissante Église exploitant de concert plus de 100 millions de paysans mystifiés. Ainsi, « la terre n’appartenait pas aux producteurs directs : les paysans ; elle était la propriété soit de l’État, soit de gros propriétaires fonciers, les « pomestchiks ». Les paysans, obligatoirement attachés à la terre et à la personne du propriétaire, étaient les serfs de celui-ci. Les plus gros agrariens possédaient de vrais fiefs hérités de leurs aïeux qui, eux-mêmes, les reçurent du souverain, premier propriétaire, en reconnaissance des services rendus […]. Le « seigneur » avait le droit de vie et de mort sur ses serfs. Non seulement il les faisait travailler en esclaves, mais il pouvait les vendre, punir, martyriser (et même tuer, presque sans inconvénient pour lui). Ce servage, cet esclavage de 100 millions d’hommes [et de femmes], formait le fondement économique de « l’État ». […] En haut, les maîtres absolus : le tsar, toute sa parenté, sa cour, la haute bureaucratie, la caste militaire, le haut clergé, la noblesse foncière ou autre, etc. En bas, les esclaves : paysans-serfs de la campagne et de la campagne et le bas peuple des villes, n’ayant […] aucun droit, aucune liberté. Entre les deux, quelques couches intermédiaires (marchands, fonctionnaires, employés, artisans, etc.) […] insignifiantes » (p. 23). Contre cet ordre inégalitaire, « les paysans se révoltaient de plus en plus fréquemment […]. À part les nombreuses révoltes locales […], les masses paysannes esquissèrent même, au XVIIème siècle (révolte de Razine)[4] et au XVIIIème siècle (révolte de Pougatchev), deux mouvements révolutionnaires qui, tout en ayant échoué, causèrent de forts ennuis au gouvernement tsariste et faillirent ébranler tout le système. Il faut dire, cependant, que ces deux mouvements […] furent dirigés surtout contre l’ennemi immédiat : la noblesse foncière, l’aristocratie urbaine et les administrations vénales » (pp. 24-25), et non contre le tsarisme lui-même. La tentative de coup de force d’une minorité d’officiers en décembre 1825 avait au contraire comme objectif une fin de l’absolutisme et du servage, mais il échoua, « et le nouvel empereur Nicolas I, apeuré, poussa à l’extrême le régime despotique, bureaucratique et policier de l’État russe » (p. 27). Voline développe dans cette partie un certain culte des avant-gardes et une forte défiance vis-à-vis des masses, et cette opposition est sans doute exagérée. En revanche, il est exact que « les mouvements paysans se dirigeaient toujours contre leurs oppresseurs immédiats : les propriétaires (« pomestchiks »), les nobles, les fonctionnaires, la police. L’idée de chercher le fond du mal plus loin, dans le régime tsariste lui-même personnifié par le tsar, l’idée de voir en ce dernier l’ennemi principal, le grand protecteur des nobles et des privilégiés, premier noble et privilégié lui-même, ne venait jamais à l’esprit des paysans. Au contraire, ils considéraient le tsar comme une sorte d’idole, d’être supérieur placé au-dessus des simples mortels […]. Ils étaient inébranlablement convaincus que le tsar ne leur voulait – à eux, ses « enfants » – que du bien, mais que les couches intermédiaires privilégiée, intéressées à conserver leurs droits et avantages, s’interposaient entre le monarque et son peuple, afin d’empêcher le premier de connaître exactement les misères du second, afin – surtout – de les empêcher tous les deux de venir l’un à l’autre. Ils étaient persuadés que si le peuple et le tsar parvenaient à s’aboucher directement, ce dernier, momentanément trompé par les privilégiés, se pencherait sur les misères des paysans, les libérerait et leur donnerait la terre. Aussi, tout en se révoltant parfois […] contre leurs maîtres immédiats les plus cruels, les paysans attendaient, avec espoir et résignation, le jour où le mur dressé entre eux et le tsar serait tombé et la justice sociale rétablie par ce dernier » (pp. 27-28). On retrouve une situation analogue en France jusqu’à la Révolution française. Les années 1825-1860 Les années 1825-1860 marquent un « renforcement progressif du régime absolutiste, de l’État bureaucratique et policier, sous Nicolas I (1825-1855) », un « mécontentement grandissant des masses paysannes » et un « essor assez rapide et considérable de l’industrie » (p. 29), et surtout la pénétration d’idées « progressistes » au sein de la jeunesse éduquée de classe moyenne, que ce soit par l’étude du monde occidental ou par une littérature russe « humaniste » en plein essor, qui pouvait mener ceux-ci jusqu’au nihilisme (volonté de destruction de l’ordre social, même s’il n’y avait pas forcément de projet de société derrière). Mais « le gouvernement de Nicolas 1, réactionnaire à outrance, se refusait à tenir compte des réalités et de l’effervescence des esprits. Au contraire, il lança un défi à la société. En effet, c’est à cette époque que furent créés la police politique, le corps spécial de gendarmerie, etc., afin de mater le mouvement. Les persécutions politiques prirent libre cours ; la censure sévissait. (Rappelons-nous qu’à cette époque, le jeune Dostoïevski faillit être exécuté – et alla au bagne – pour avoir adhéré au groupe d’études sociales, absolument inoffensif, de Petrachevski […]) […] Sur ces entrefaites, la Russie fut entraînée dans la guerre de Crimée. Les péripéties de cette guerre ont démontré avec évidence la faillite du régime. […] Nicolas I mourut en 1855, parfaitement conscient de cette faillite, mais impuissant à y faire face » (pp. 30-31). Les années 1860-1881 « Ce fut son fils et successeur, l’empereur Alexandre II, qui dû faire face à la situation. Le mécontentement général, la pression des couches intellectuelles […], la peur d’un soulèvement des masses paysannes et, enfin, les désavantages économiques du régime du servage, l’obligèrent, malgré une résistance acharnée des milieux réactionnaires, à prendre résolument la voie des réformes. Il se décida à mettre fin au régime purement bureaucratique et à l’arbitraire absolu des pouvoirs administratifs. Il entreprit une modification sérieuse de tout le système judiciaire. À partir de l’année 1860, les réformes se succédèrent d’une façon ininterrompue. Les plus importantes furent l’abolition totale du servage (1861) et la création […] des unités d’auto-administration locale » (p. 32). Mais « tout en étant importantes au regard de la situation de la veille, les réformes d’Alexandre II restèrent néanmoins bien timides et très incomplètes […]. En effet, la presse sera muselée comme auparavant ; aucune liberté civique ne fut octroyée ; la classe ouvrière naissante n’avait aucun droit civil ; la noblesse et la bourgeoisie restèrent les classes nettement dominantes ; et, surtout, l’absolutisme politique resta intact » (pp. 32-33). Mais surtout, le servage avait été aboli comme l’esclavage aux États-Unis quelques années plus tard, de manière incomplète : « Les paysans obtinrent leur liberté individuelle, mais ils durent la payer cher. Ils reçurent des lots de terrain tout à fait insuffisants. De plus, ils furent astreints à payer, pendant plusieurs dizaines d’années, en plus des contributions d’État, une forte redevance aux anciens seigneurs pour les terres aliénées. (Il est à noter que les 100 millions de paysans reçurent en tout à peu près le tiers du sol. L’autre tiers fut gardé par l’État. Et un tiers environ resta entre les mains des propriétaires fonciers. Une telle proportion condamnait la masse paysanne à une existence de famine et la maintenait, au fond, à la merci des « pomestchiks ») » (p. 33). De telles conditions expliquent l’ampleur de la révolution paysanne de 1917. En réaction à ce maintien de l’absolutisme, des groupes clandestins de jeunes éduqués des classes moyennes se formèrent, avec comme « tâche de porter la lumière aux masses travailleuses » : ce fut le « populisme »[5] russe. Mais « le mouvement aboutit à une catastrophe. Presque tous les propagandistes furent repérés par la police, arrêtés et envoyés en prison, en exil ou au bagne. Le résultat pratique de l’entreprise fut nul » (p. 35). Pour cette raison, l’assassinat du tsar fut programmé, dans l’optique de dévoiler l’ampleur de la supercherie des réformes et même de montrer le caractère fragile du tsarisme, en vue peut-être d’une insurrection généralisée contre celui-ci : « Le groupement prit le nom de Narodnaïa Volia (« Volonté du peuple »). Après une minutieuse préparation, il exécuta son projet : le 1 mars 1881, le tsar Alexandre II fut assassiné » (p. 36). Mais « le geste resta incompris. Les paysans […] accusèrent [la noblesse] d’avoir assassiné le tsar pour venger l’abolition du servage. Le tsar fut assassiné. Non pas la légende. […] D’autre part, la cour ne manifesta pas tant de désarroi. Le jeune héritier Alexandre (fils aîné de l’empereur assassiné) prit immédiatement le pouvoir. Les chefs du parti Narodnaïa Volia furent exécutés. Des mesures de répression très sévères réduisirent le parti entier à une impuissance complète. Le nouvel empereur, Alexandre III, vivement impressionné par l’attentat, reprit le chemin de la réaction violente....]]></description>
		
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		<title>Et l’anarchisme devint espagnol (1868-1910) – avec Myrtille des Giménologues</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jun 2017 13:18:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une histoire de l’anarchisme, du communisme libertaire et des luttes des classes populaires d’Espagne, autour de Les chemins du communisme libertaire en Espagne (1868-1937). Et l’anarchisme devint espagnol (1868-1910) (éditions Divergences, 2017) – avec l’auteure, Myrtille des Giménologues. Une histoire des résistances populaires (grèves, émeutes, sabotages, insurrections, rétorsions) au capitalisme naissant et à la violence de l’État (la Guardia civil, ses meurtres et ses tortures) et des classes dominantes en Espagne au 19ème siècle, avec une mention de la grève générale de 1855, de la répression républicaine du soulèvement d’Alcoy de 1873 et de la clandestinité de 1874-1881, étapes d’une véritable guerre des classes entre une partie anti-capitaliste, anti-étatiste, anti-politique et anti-cléricale des classes populaires et des classes dominantes (monarchie, grands propriétaires, Église, armée, patrons) se refusant à toute réforme. de la rencontre d’une partie des classes populaires d’Espagne avec l’anarchisme (artisans ou ouvriers catalans allant progressivement vers un syndicalisme anarchiste, ouvriers agricoles d’Andalousie s’organisant comme groupes d’affinités clandestins « intransigeants »), de la fondation de la FRE (Fédération régionale espagnole, section de l’Internationale anti-autoritaire) et de la « propagande par le fait » comme réponse à la violence de l’État et des classes dominantes. de l’Internationale anti-autoritaire (scission de l’Internationale de 1872), de l’élaboration du communisme libertaire (« de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins », sans répartition « collectiviste » des produits de l’activité productive en fonction du temps de travail) comme projet révolutionnaire par des exilés de la Commune de Paris (Reclus, Kropotkine) et d’autres (Malatesta, Cafiero, etc.) et de l’adoption progressive de ce projet au sein des fédérations anarchistes du monde entier. des luttes de quartiers de Barcelone, de la répression de l’anarchisme au cours des années 1890-1900, du soulèvement populaire de Barcelone de 1909 (et sa répression féroce) et enfin de la fondation de la CNT (centrale syndicale « anarchiste ») en 1910. On retrouvera davantage d’éléments d’histoire de l’anarchisme, du communisme libertaire et des luttes des classes populaires d’Espagne dans Et l’anarchisme devint espagnol (éditions Divergences, 2017). Liens Au sujet de l’ouvrage https://lundi.am/Les-chemins-du-communisme-libertaire-en-Espagne1868-1937 https://lundi.am/Syndicats-et-Communes Le site des Giménologues http://gimenologues.org/ Anciennes émissions au sujet de l’Espagne révolutionnaire 80 ans après, une histoire de la révolution Espagnole Les révolutionnaires parisiens, acteurs, soutiens et critique de l&#8217;Espagne révolutionnaire Articles divers http://gimenologues.org/spip.php?article462 http://senonevero.communisation.net/1/article/ouvriers-contre-le-travail http://gimenologues.org/spip.php?article656 http://gimenologues.org/spip.php?article654 Extrait de l&#8217;ouvrage « Il sera question dans cet ouvrage, et dans le volume qui suivra, d’évoquer les élans, les audaces et les autolimitations du mouvement anarchiste espagnol d’avant 1939. Quant à ces dernières, on ne se cantonnera pas à l’explication par la trahison et à la critique ad hominem de certains cadres de la CNT-FAI. Sans éluder leurs responsabilités, il s’agira surtout de discerner ce qui est imputable aux limites intrinsèques du mouvement, et ce qui relève des égarements d’une époque. Comme celui des autres organisations ouvrières, l’anticapitalisme du mouvement anarchiste fut traversé et modifié par l’évolution du capitalisme lui-même, ses crises et ses avancées ; et l’analyse des circonstances de son échec peut nous aider à mieux saisir combien les catégories « travail », « argent », « marchandise », « valeur » expriment la façon dont notre monde capitaliste est structuré, et comment les rapports sociaux qu’il a engendrés s’avancent comme des faits de nature. Ultime avatar de ce processus, dans l’état de décomposition et de passivité avancées de notre époque, c’est à l’idée que le capitalisme se perpétuerait indéfiniment que nous sommes aujourd’hui le plus souvent confrontés, y compris chez ceux qui s’en disent les ennemis. Ce système représente même, pour certains, le dernier rempart contre la barbarie qu’il a lui-même engendrée : c’est lui ou le chaos. Alors il n’est pas mauvais de revisiter ces temps où le capitalisme fut un peu plus perçu pour ce qu’il était, et qu’il est toujours : un moment de l’histoire où l’énergie humaine est posée comme la première des marchandises. « Qui dépend d’un salaire, quelle que soit sa forme, ne peut se considérer comme un homme libre. […] Ni gouvernement, ni salaire ! […] Il ne s’agit déjà plus de travailler plus ou moins d’heures, et encore moins de recourir à des manifestations pompeuses et rachitiques, mais d’une lutte sans merci où la classe ouvrière a jusqu’à aujourd’hui porté la charge la plus lourde. Maintenant qu’elle est engagée, on ne peut échapper à ce dilemme : ou nous nous résignons, et nous succombons à la servitude volontaire, ou nous nous rebellons un bon coup contre tant d’outrages, d’injustices et d’ignominies, afin de montrer aux exploiteurs et aux gouvernants que nous ne sommes pas un troupeau de moutons prêts à être tondus » (Extrait d’un folleto anarcho-communiste diffusé à Barcelone, le premier mai 1892). ».]]></description>
		
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		<title>L’anthropologie critique et ses usages contestataires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Dec 2016 22:09:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une introduction aux enjeux politiques de l’anthropologie critique, suivie d’une analyse critique des anthropologues « anarchistes » (Pierre Clastres, David Graeber, James C. Scott) et d’une présentation des théories anthropologiques permettant de penser un rapport post-capitaliste au monde « naturel » &#8211; avec Damien Ricard, anthropologue, militant libertaire. Une émission d’anthropologie critique, avec une introduction aux enjeux politiques de l’anthropologie critique (30 minutes), une première partie consacrée à une analyse critique des anthropologues « anarchistes » (Pierre Clastres, David Graeber, James C. Scott) (40  minutes) et une deuxième partie consacrée à des théories anthropologiques (Bruno Latour, Philippe Descola, Tim Ingold, Viveros de Castro) permettant de penser un rapport post-capitaliste au monde naturel (« naturalisme critique ») (40 minutes).  Liens Note de lecture de référence Philippe Descola, L’écologie des autres. L’anthropologie et la question de la nature Emissions citées Murray Bookchin, pour une écologie sociale et radicale Jérôme Baschet, Adieux au capitalisme Audio Descola Ingold Clastres Articles Ingold Critique de l’anthropologie économique Critique de Dette. 5000 ans d’histoire de Graeber Livre (avec des réserves) Nous n’avons jamais été modernes de Bruno Latour]]></description>
		
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		<title>Murray Bookchin, pour une écologie libertaire anti-capitaliste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Armand Paris]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Oct 2016 16:05:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une présentation (critique) de septembre 2016 des thèses de Murray Bookchin en faveur d’une écologie « sociale » libertaire, anti-capitaliste, anti-réactionnaire, avec une analyse critique de l’altercapitalisme écolo-citoyenniste (Podemos, écolo-démocratisme, décroissance) – avec Floréal Romero, auteur de  Murray Bookchin, pour une écologie sociale et radicale (Le passager clandestin, 2014). L’émission est une présentation critique des thèses de Murray Bookchin en faveur d’une écologie « sociale » libertaire, anti-capitaliste, anti-réactionnaire, ses forces (écologie considérant qu’il y a des racines sociales aux problèmes environnementaux, critique du capitalisme et de l’Etat, techno-critique sans être réactionnaire, écologie anti-réactionnaires) et ses faiblesses (une critique insuffisante du capitalisme, un « municipalisme libertaire » potentiellement récupérable par des logiques politiciennes et sans danger du point de vue de l’État s&#8217;il n&#8217;est pas un minimum antagonique avec celui-ci), avec une analyse critique de l’altercapitalisme écolo-citoyenniste (Podemos, écolo-démocratisme, décroissance) et ses pratiques (permaculture, jardins partagés, villes en transition), et des références au communisme libertaire espagnol, au développement historique du capitalisme et aux thèses « écologistes » de Marx (1h30) &#8211; avec Floréal Romero, auteur de Murray Bookchin, pour une écologie sociale et radicale (Le passager clandestin, 2014) Liens Écologie sociale www.ecologiesociale.ch/ Critique de la valeur Sortir de l’économie Droit dans le mur André Gorz Quand André Gorz découvrit la critique de la valeur Révolution espagnole Une histoire de la Révolution espagnole (1936-1939) avec les Giménologues]]></description>
		
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