Présentation

Nous sommes nombreux et nombreuses aujourd'hui à nous accorder sur l'urgence sociale et écologique de sortir du capitalisme. Oui, mais qu'est-ce qu'on entend par capitalisme ?

Comment penser les rapports d'exploitation et de domination qui lui sont indissociables, c'est-à-dire les rapports entre classes sociales ?

Comment penser les structures de domination qui lui sont associées, comme l'Etat, ou les rapports de domination avec lesquels il co-évolue, comme le racisme et le sexisme ?

Sortir du capitalisme, oui, mais comment, et avec quel horizon ?

Que penser de l'histoire des gouvernements de gauche s'étant revendiqué anti-capitalistes et qui, du PS de François Mitterrand à Syriza en Grèce, ont été des gouvernements au service du capital, ou qui, comme au Venezuela, ont constitué une nouvelle classe dominante ?

Que penser des révolutions du passé qui ont mal tourné, comme la révolution russe de 1917, ou de celles qui ont échoué, comme la révolution espagnole de 1936 ?

Que penser des partis, des organisations, des syndicats et des mouvements qui se proclament aujourd'hui anti-capitalistes, mais aussi des luttes et des mouvements sociaux comme les gilets jaunes ?

Comment pouvons-nous sortir du capitalisme de manière émancipatrice ?

Et enfin, sortir du capitalisme, mais avec quel type de société à l'horizon ?

 

Voilà des problèmes sur lesquels nous tenterons avec nos invité-e-s de vous donner du grain à moudre, sur lesquels on mettra notre grain de sel en espérant être un grain de sable dans la machine, chaque mois sur Spectre.

 

Sortir du capitalisme est un podcast et un site internet développant depuis janvier 2016 une critique émancipatrice du capitalisme et des dominations associées, c’est-à-dire :

 

- Du capitalisme comme système impersonnel caractérisé par une contrainte quasi-généralisée au travail-marchandise et par une dépendance complète vis-à-vis du Marché et de l'argent, entraînant une soumission des individu·e·s aux lois d'airain du capital et à ses crises ;

- De l’État comme structure autoritaire, bureaucratique, hiérarchique, paternaliste, spoliatrice et violente nous dépossédant de notre autonomie collective, nous violentant et nous exploitant ;

- De la société de classes comme structure d'exploitation du prolétariat et de domination bourgeoise bénéficiant également partiellement aux classes moyennes salariées ;

- Du racisme comme système d'oppression, de discrimination et de surexploitation des racisé·e·s ;

- Du (néo)colonialisme et de l'impérialisme comme structures d'exploitation et de domination géo-politiques ;

- Du patriarcat comme système d'oppression, d'exploitation et de subordination d'une classe de genre, celle des femmes, par et au profit d'une autre classe de genre, celle des hommes cis (bien qu'eux-mêmes auto-mutilés) ;

- Du cis-sexisme comme sous-système patriarcal d'oppression, d'exclusion et d'infériorisation des personnes trans, intersexes, queers et/ou non-binaires ;

- De l'hétéro-sexisme comme sous-système patriarcal d'oppression, d'exclusion et d'infériorisation des personnes LGBTQI+ ;

- Du validisme comme structure d'oppression, d'exclusion et de déshumanisation des personnes neurodiverses (subissant la psychophobie) ou/et "handicapées" ou/et âgées ;

- De la domination adulte comme structure d'appropriation, de subordination et d'infantilisation paternaliste des mineur·e·s ;

- Du spécisme comme domination, appropriation, exploitation et dévalorisation des êtres sensibles non-humains par des êtres humains ;

- Du complexe techno-industriel comme destructeur des milieux et du climat. 

 

C'est également un podcast et un site internet d’histoire critique du capitalisme et des mouvements émancipateurs, d'analyse critique de mouvements et de théorisations pseudo-émancipatrices, et enfin de réflexion autour d’un dépassement libertaire du capitalisme et de toute forme de domination sociale. 

 

Sortir du patriarcapitalisme, un podcast de critique du patriarcat, du sexisme et des oppressions liées au(x) genre(s) et aux sexualités, et ce dans une perspective intersectionnelle, anticapitaliste et antiraciste, est un projet associé à celui de Sortir du capitalisme depuis janvier 2019.

 

L'équipe permanente de Sortir du capitalisme est composé de plusieurs personnes : Armand Paris, son fondateur, principal animateur et monteur, et Sylvan et Vincent, membres du collectif en charge du podcast depuis mai 2020. Thomas F. et Bastien sont nos deux webmaster historiques, Jean-Claude s'occupe depuis 2016 de notre diffusion sur Radio Libertaire, et Johannes de celle sur Radio Zinzine. Guillaume Deloison, vidéaste libertaire, s'occupe avec Armand Paris de notre chaîne YouTube. Sylvan s'occupe de notre compte Mastodon et Twitter. Rim s'occupait de notre compte PeerTube et Internet Archive. Vincent s'occupe en tandem avec Armand Paris du montage des émissions. Nous partageons collectivement nos émissions au sein du réseau mutu et d'autres sites militants d'infos locales, notamment sur paris-luttes.info, iaata.info et ricochets.cc. D'autres personnes (Elo, Ernest Sanchez, Laura G., Laura M.) ont co-animé des émissions et/ou rédigé des notes de lecture.

 

L'équipe permanente de Sortir du patriarcapitalisme est composé de deux personnes : Armand Paris, l'animateur de Sortir du capitalisme, et Sofia, bonne connaisseuse des questions féministes. Vous pouvez suivre Sortir du patriarcapitalisme sur Facebook, Deezer, Spotify et Apple Podcasts.

 

Outre sur Internet Archive, PeerTube, Mastodon, Youtube, Apple Podcasts, Deezer, Spotify, Facebook et Twitter, vous pouvez suivre Sortir du capitalisme et Sortir du patriarcapitalisme via notre newsletter et nos flux RSS et Atom.

 

Vous pouvez nous contacter en envoyant un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (ou, pour Sortir du patriarcapitalisme, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) ou au moyen des messageries des plateformes sur lesquelles nous sommes présent·e·s. N'hésitez pas si vous voulez partager ou diffuser nos émissions, sur vos blogs, sites d'informations ou radios locales militantes, etc.

 

Nos principes fondateurs de 2016 :

 

Nous sommes résolument libertaires, en ce que nous luttons et/ou nous solidarisons avec toute lutte visant à une amélioration immédiate des conditions d'existence et/ou à un dépassement de toute forme de domination sociale. Loin d'être des "révolutionnaristes" coupés de ces luttes, critiquant celles-ci comme "réformistes", nous pensons que ces formes de luttes portent en germe, comme leur ultime conséquence, une sortie du capitalisme et de toute forme de domination sociale. Notre critique du réformisme est dirigée uniquement contre des partis et des organisations empêchant que ces luttes aillent jusqu'au bout en remettant en cause l'ordre existant.

Nous sommes résolument libertaires, en ce que nous sommes radicalement antifascistes et que nous luttons contre l’ensemble des idéologies et des mouvements confusionnistes, néo-fascistes, post-fascistes, « rouges-bruns », nationalistes, racistes, traditionalistes, identitaires, islamistes, réactionnaires, etc.

Nous sommes résolument libertaires, en ce que nous critiquons sans ménagement l’ensemble des mouvements et des idéologies marxistes-léninistes, anticapitalisme tronqué promoteur d’un « capitalisme d’État » (Lénine) militaro-dictatorial, massacreur des libertaires russes, des marins de Cronstadt, de l’Ukraine libertaire, des communes d'Aragon de 1936-38 et des libertaires espagnols, et de dizaines de millions de gens en URSS, en Chine, et ailleurs.

Nous sommes résolument libertaires, en ce que nous critiquons sans ménagement l'ensemble des mouvements et des idéologies social-démocrates, réformistes, national-étatistes "degôche", en ce qu'iels sont des vendeur·se·s d'illusions promouvant un impossible capitalisme "humain" et qu'iels nous ont toujours trahi·e·s.

Nous sommes résolument libertaires, en ce que nous visons l’abolition de l'activité contrainte, du salariat, du travail-marchandise, au profit d'une activité libre, commune, créatrice, non-marchande.

Nous sommes résolument libertaires, en ce que nous visons à une société libérée de l'État et à une fédération mondiale de communes libres.

Nous sommes résolument libertaires, en ce que nous appelons à une abolition du patriarcat (dont l'hétérocissexisme) et du racisme (qu'on considère comme semi-indépendants du capitalisme, d'où l'impérieuse nécessité de luttes spécifiques contre eux) comme systèmes d'exploitation et de domination, et des autres formes de domination et d'oppression sociale comme le validisme, la domination adulte et le spécisme.

Nous sommes résolument libertaires, en ce que nous nous revendiquons particulièrement de l’Aragon libertaire de 1936-1937, de l’Autonomie italienne des années 1970 et de la Commune de Paris de 1871.

Nous sommes résolument libertaires, enfin, en ce que nous approuvons sans restriction cette affirmation de Robert Kurz (dans sa Critique de la démocratie balistique, p. 42) : « Le but ne peut qu’être une société de conseils et d’autogestion, conçue au-delà de la masculinité et de la féminité, au-delà de la forme-marchandise et de la forme-argent, au-delà du marché et de l’État ».