Pensée Radicale

Sortir du capitalisme

La critique radicale du capitalisme et son dépassement libertaire

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Critique radicale du projet de loi-travail et du travail capitaliste (en crise) – avec Jean-Luc Debry - 08-03-2016

Une émission de critique radicale du projet de loi de réforme du code du travail, et de l’organisation néocapitaliste du travail, ses servitudes et ses souffrances particulières, et son idéologie managériale ; de critique radicale du travail capitaliste comme servitude et comme souffrance constitutives du capitalisme, comme aliénation et comme exploitation ; de présentation synthétique des dynamiques de crise du capitalisme, et ses effets en termes de chômage technologique et de précarisation-ubérisation-intensification du travail, et ses conséquences en termes de stratégie de lutte contre l’actuelle projet de loi de réforme du code du travail - avec Jean-Luc Debry (auteur de Départ volontaire, Editions Noir et Rouge, 2014) - 08-03-2016.


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Introduction de l’émission

Notre émission sera donc consacrée au travail, au cœur de l’actualité avec l’appel à une grève générale et une mobilisation demain contre le projet de réforme. Le projet propose, petit florilège de rappel – Une facilitation supplémentaire des licenciements en cas de transfert d’entreprise. Par simple accord on peut passer de 44h à 46h de travail maximum. Les 11 heures de repos obligatoires par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées. Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine. Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail. Augmentation du nombre de semaines consécutives où l'on peut travailler 44h (ou 46h). Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques. Après un accord, un salarié qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié. Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour.

Et cela, alors même que l’aggravement continuel de la crise structurelle du capitalisme, sa financiarisation et sa gestion en faveur des actionnaires et du patronat, entraîne depuis plus de 40 ans une accélération, une intensification, une complexification, une précarisation continue du travail, avec d’un côté une masse croissante de chômeurs brisés par une société du travail sans travail, et de l’autre une organisation néocapitaliste du travail continuellement restructurée au gré des fusions, des acquisitions, des plans de licenciements et des délocalisations, exerçant une pression énorme sur ses salariés (jusqu’au harcèlement), organisant une guerre de tous contre tous au sein même de l’entreprise, exposant ses salariés à toute sorte de risques,  et démultipliant ainsi haine interindividuelle, isolement, humiliations, stress, troubles musculo-squelettiques, accidents de travail, licenciements brutaux, dépression (et donc prise d’antidépresseurs), burn-out, suicides. Le travail est d’ores et déjà une souffrance intolérable, comme l’a montré Christophe Dejours dans Souffrance en France et, à sa façon, notre invité dans Départ volontaire.

 

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